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Tome XIV. FERM - FORL.
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îieiir' >Ie í’Atiglêterre , & le proátiit c?e$bestiaux est bien supérieur à celui desgrains. Cette abondance est due aux ri-chesses d n cultivateur. En Angleterre,Vétat de fermier est un état fort riche &fort estimé, un état singulièrement pro-tégé par le gouvernement. Le cultivateury fait valoir ses richesses à découvert ,fans craindre que son gain attire fa ruinepar des impositions arbitraires & indé-terminées.

Plus les laboureurs font riches, plusils augmerltent par leurs facultés Ic pro-duit des terres, L la puissance de la na-tion. Un fermier pauvre ne peut cultiverqn’au désavantage de l’état, pares qu’ilne peut obtenir par son travail les pro-ductions que la terre n’accordc qu’à unsculture opulente.

Cependant il faut convertir que dansun royaume fort étendu , les bonnes ter-res doivent être préférées pour la culturedu blé, parce que cette culture est fortdispendieuse ; plus les terres font ingra-tes, plus elles exigent de dépenses, &moins elles peuvent par leur propre va-ìenr dédommager le laboureur.

En supposant donc qu’on bornât enFrance la culture du blé aux bonnes ter-res, cette culture pôurroit se réduire àtrente millions d’arpens,dont dix seroientchaque année ensemencés en blé , dix enavoine, & dix en jachère.

Dix miHions d’arpens de bonnes ter-res bien cultivées ensemencées en blé,produíroieut, année commune, au mainssix septiefs par arpent, semence préle-vée ; ainsi les dix militons d’arpens don-ncroient soixante millions de se p tiers.

Cette quantité furpsOeroit dedix-lfujtWiillisns de íeptiers se produit de nos ré-coltes actuelles de blé. Ce surcroît ven-du à l’étranger dix-sept livres le feptierfeulement, à‘cause de ('abondance, lesdix - huit millions de sep tiers prothii-roient plus de trois cens millions ; &il resterait encore 20 ou 30 miHionsd’arpens de nos terres, non compris lesvignes, qui seroient employés à d’autiescultures.

ï.e surcroît de la récolte çn avoine &menus grains qui suivent le blé , seroitdans la même proportion ; il servi roi tavec îc produit Je la culture des terresmédiocres, à l’augmeniatio'n du prosit furles. bestiaux.

Ttm XIV. Parûf l-

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On pourroit même présumer qué soblé qu’on porteroit à l’étranger se verradroit environ vingt livres le feptier priscommun, le commerce d 11 blé étant li-bre; car depuis Charles IX, jní'qu’à !LEn du régné tfe Louis XlV , les priscommuns, formés par dixaines d’armées»ont varié depuis 20 jusqu'à 30 livres ddnotre monnoie d'aujourd’bui , c’est-à-dire environ depuis le tiers jusqu’à ìímoitié de la valeur du mare d’argenîuionnoyé ; la livre de blé qui produisune livre Je gros pain , valoit environ urefou, c’est- à-dire' deux faus de notre mou-lin y e actuelle.

En Angleterre le blé se vend environvingt-deux livres, prix commun ; mais,à cause de la liberté du commerce, i! n’ya point eu de variations excessives danïle prix des différentes années ; la nationn'estuie ni disettes ni non - valeurs. Cetterégularité dans ses prix des grains est ungrand avantage pour le soutien de l’agisocolture ; parce que le laboureur n'étanípoint obligé de garder ses grains, il peuttoujours par te produit annuel des récol-tes , faire les dépenses nécessaires pour laculture.

Ï1 est étotmant qù’eíi France Jans etïderniers temps le blé soit tombé si fortaú - dessous de son prix ordinaire, &qu’on y éprouve lí souvent les disettes;car depuis plus de Zc> ans le prix com-mun 1U1 blé n’a monté qn’à 17 liv. dansce cas te bas prix du blé est de onze ktreize livres. Alors les disettes arriventfacilement à la fuite d’un prix fi bas,dans un royaume où il y a tant Je eultsovateilrs pauvres ; car ils ne peuvent pasattendre les temps favorables potirvenr-dre leur grain; ils sont même obligés ,faute de débit, de faire consommer un'epartie de feu r blé par les bestiaux pouren tirer quelques profits. Ces mauvaissuccès les découragent ; fa culture & I3quantité do blé diminuent en mêmetemps , & la disette survient.

C’est un usage fort commun parmi leslaboureurs, quand le blé est à bas piix,de ne pa.s faire battre les gerbes entière-ment , asm qu’il reste beaucoup de grainsdans le fourrage q u'ils donneur aiixmoutons; par cette pratique ils les ed-tretienrient gras pendant f bi vêr & airprintemps, & ils tirent plus da profit de'la vents Je s» moutons que ds Lt waW*