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Tome XIV. FERM - FORL.
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f o FER.

áu blé. Ainsi il est facile de comprendre ,par cet usage, pourquoi !cs disettes sur-viennent forlqu’il arrive de mauvaisesannées.

On estime, année commune, que lesrécoltes produisent d n blé environ pourdeux mois plus que la consommationd’une année : mais í’eftimation d’ime an-née commune est établie fur les bonnes& Ses mauvaises récoltes , & on supposefa conservation des grains que produi-sent dt trop les bonnes récoltes. Cettesupposition étant fausse , il s'ensuit quele blé doit revenir fort cher quand il ar-rive ime mauvaise récolte , parce que lebas prix d u blé dans les années précé-dentes.a déterminé le cultivateur à rem-ployé! pour l'cngrais des bestiaux, & luia Fait négliger ia culture : suffi a -1 on re-marqué que les années abondantes , onle blé a été à bas prix, & qui font suiviesd’iuie mauvaise année, ne préservent pasde ia disette. Mais ia cherté du blé nedédommage pas alors le pauvre labou-reur , parce qn’ii en a peu à vendre dansles mauvaises années. Le prix communqu on forme des prix de plusieurs annéesn’estpas une réglé pour lui; i! ne parti-cipe point à cette compensation quin’cxiite que dans le calcul à son égard.

Pour mieux comprendre le dépérisse-ment indispensable de sagriciilture, parl’inégalité excessive des prix du blé, iluc Faut pas perdre de vue les dépensesqu’oxige ìa culture du blé.

Une charrue de quatre Forts chevauxcultive quarante arpens de blé, & qua-rante arpens de menus grains qui se sè-ment au mois de mars. <

Un fort cheval bien occupé au travail Jconsommera , étant nourri convenable-ment, quinze septievs d’avoine par an ;lc septier à dix livres, ies quinze sep-tiers valent 150 iiv. ainsi la dépense enavoine pour quatre chevaux est 600 Iiv.On ne compte point les fourra-ges, la récolte les fournit, &ils doivent être consommés àla forme pour fournir les fu-miers.

Les frais de charron.de bour-relier, de cordages, de toile,du maréchal, pour les focs , leferrage , les essieux de charret-te , les bandes des roues , £ífc. îjo

Un charretier pour uourri-

F E R

turc L gages, ci . . . . 300 1 ÍV.

Un valet manouvrier , ci - 200Ou ne compte pas les autresdomestiques occupés aux bci-tianx & à la bassc-cour, parceque leurs occupations ne con-cernent pas précifçment le la-bourage , & que leur dépensedoit ìé trouver fur les objetsde leur travail.

On donne aux chevaux dnfoin de pré , 011 du foin de prai-ries artificielles ; mais les ré-coltes que produit la culturedes grains Fournissent dn four-rage à d’autres bestiaux ; ccqui dédommage de la dépensede ces foins.

Le loyer des terres, pour larécolte des blés, est de deux an-nées ; l’arpent de terre étantaffermé huit livres, !e Fermagede deux années pour quarante

arpens est.640

La taille , gabelle, & autresimpositions montant à ia moi-tié du loyer, est ... . 320

Les Frais de moisson,4 iiv. &d’cngrangemens, 1 liv. 10 f.

Font 5 liv. lof. par arpent deblé ; c’est pour quarante arpens 220Pour le battage, quinze fouspar septier de blé; l’arpentproduisant six septiers , c’estpour quarante arpens . . . ISO"

Pour les intérêts dn fonds ,des dépenses d’achat de che-vaux , charrues , charrettes ,

& autres avances Foncières quipérissent, lesquelles, distrac-tion Faite de bestiaux , peuventêtre estimées 3000 liv. les in-

térêts font au moins . . . 300

Faux frais & petits accidens, sooTotal pour la culture de 40arpens,.3220 liv

C’estpar arpent de blé environ quatre-vingt Iiv. de dépense, & chaque arpentde blé peut être estimé porter iix septiers& demi, mesure de Paris : c’est 1111e ré-colte passable, eu égard à la diversité desterres bonnes & mauvaises d’une ferme ,aux accidens, aux années plus ou moinsavantageuses. De six septiers & demique rapporte un arpent de terre, il faut