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Tome XIV. FERM - FORL.
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personne à la rigueur n’en est exempt,qu’antant tjne le gouvernement qui ré-glé l’emploi des hommes, en dispensepour le bien de Péta t. Dans ces vues, ilne réduit pas à la (impie condition desoldat ceux qui, par leurs richesses oupar leurs protestions , peuvent être plusutiles à la société. Par cette raison l’étatAu fermier poursuit être distingué de ce-lui du métayer, si ces deux états étoientbien connus.

Ceux qui font assez riches pour em-brasser l'état de fermier , ont par leursfacultés la Facilité de choisird’autres pro-fessons ; ainsi le gouvernement ne peutles déterminer que par une protectiondécidée , à se livrer à l’agriculture («).

Jetons les yeux fur un objet qui n’eftpas moins important que la culture desgrains, je veux dire fur le profit des bes-tiaux dans l’état actuel de ('agricultureen France.

Les 30 millions d’arpens traités par lapetite culture , peuvent former 375: mil-le domaines, de chacun 80 arpens en cul-ture. En supposant 12 bœufs par domai-ne, il y a 4 millions 500000 bœufs em-ployés à la culture de ces domaines : lapetite culture occupe donc pour le labourtics terres 4 ou 5 millions de bœufs. On

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met un bœuf an travail à trois ou quatreans ; il y en a qui ne les y laissent quej trois, quatre, cinq on six ans ; mais la■ plupart les y retiennent pendant sept,j huit ou neuf aus. Dans ce cas, on ne lesvend à ceux qui les mettent à l’engraispour la boucherie , que quand ils ontdouze ou treize ans ; alors ils font moinsbons, tk on les vend moins cher qu’iis nevaioient avant que de les mettre au la-bour. Ces bœufs occupent pendant long-temps des pâturages dont on ne retireaucun profit ; au lieu que si on ne faifoitusage dc ces pâturages que pour éleversimplement des bœufs jufqu’au temps oùils feraient cu étatd’étre mis à l’engraispour la boucherie , ces bœufs foroientrenouvelles tous les cinq ou six ans.

Par la grande culture les chevaux lais-sent les pâturages libres; ils se procurenteux-mémes leur nourriture fans préjudi-cier au profit du laboureur, qui tire en-core un plus grand produit de ienr tra-vail que de celui des bœufsjainlì par cet-te culture on mettroit à profit les pâtura-ges qui fervent en pure perte à nourrir 4ou 5 millions de bœufs que la petite cul-ture retient au labour , & qui occupent,pris tous ensemble,au moins pendant sixans , les pâturages qui pourroient ser-

(o) La petite quantité d’enfans Ae fermiers que la milice enieve , est un fort petitcbjet; mais ceux qu’elle détermine à abandonner la profession de leurs pores, méri-tent une plus grande attention par rapport à l’agricnlture qui fait la vraie force del’état. 11 y a actuellement, selon M.Dupré de Saint-Maur, environ les sept huitièmesdu royaume cultivés avec les bœufs ; ainsi il n’y a qu'un huitième des terres culti-vées par des fermiers , dont le nombre ne va pas à trente mille , ce qui ne peut pasFournir mille miliciens fils de fermiers. Cette petite quantité est zéro dans nos ar-mées : mais quatre mille qui font effrayés & qui abandonnent les campagnes chiquefois qu’on tire la milice, sontun grand objet pour ía culture des terres. Nous ne par-ierons ici que des laboureurs qui cultivent avec des chevaux, car (selon Fauteur decet article) les autres n’en méritent pas le nom. Or il y a environ six ou sept mil-lions d'arpens de terre cultivée par des chevaux, ce qui peut être l’emploi de trenteMille charrues , à 120 arpens par chacune. Une grande partie des fermiers ont deuxcharrues ; beaucoup en ont trois. Ainsi le nombre des fermiers qui cultivent par deschevaux , ne va guere qu’à trente mille; fur-tout si on ne les confond pas avee lespropriétaires nobles & privilégiés qui exercent la même culture. La moitié de cesfermiers a'orA pas des enfans en âge de tirer à la milice ; car ce ne peut être qu’aprèsdix-huit ou vingt ans de leur mariage qu’ils peuvent avoir un enfant à cet âge, &il y a autant de femelles que de mâles. Ainsi il uc peut pas y avoir dix mille bis defermiers en état de tirer à la milice : une partie s’cnfuit dans les villes: ceux quirestent exposés au fort, tirent avcc les autres paysans ; il n’y en a donc pas mille,peut-être pas cinq cens, qui échoient à la milice. Quand le nombre des fa mienBngmcnteroit autant qu’il est possible, l’état devroit encore les protéger pour le sou-tien dc '.'agriculture, & en faveur des contributions considérables qu’d en mireroit.ilote des Editeurs,