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Tome XIV. FERM - FORL.
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pourvlt qn’oíi sache s’absterrir de le gàtel'parle mélange burlesque' da comique ?Sur c.e principe M. le duc d’Anmont fittravailler à un ouvrage , dont il n’y avoitpoint de modèle. Un combat continuelde l’art & de la nature en étoit l'arae, &le triomphe de la nature en fut le dénoue-ment.

On n'a point vu à la fois fur les théâ-tres de l’Europe un pareil assemblage demouvement & de machines, fi capablesde répandre une aimable illusion , ni desdécorations d’un dessin plus brillant,plusagréahle L plus susceptible d’expression.,les meilleurs chanteurs de l’opéra ; les Jacteurs de notre théâtre les plus sûrs deplaire ; tous ceux qui brilloient dans ladanse franchise , la feule que le génie aitânventée > & que le goût puisse adopter,forent entre-mêlés avec le choix dans lecours de ce superbe spectacle. Aussi vit-«5u Zulìsca amuser le roi, plaire à la cour,mériter les suffrages de tous les amateursdes arts , & captiver ceux de nos meil-leurs artistes.

Le zele de M. le due de Gefvres futéclairé , ardent, & soutenu , comme La-vait été celui de ses prédécesseurs ; ilJembloit que le roi ne se servît que de lamême main pour faire éclater aux yeuxde l’Europe son amour pour les arts, &fa magnificence.

Le second mariage de M. le dauphin«n 1747 ouvrit une carrière nouvelle à31 . le duc de Gefvres , & il la remplit dela maniéré la plus glorieuse. Les bats pa-lés & masqués donnés avec l’ordre leplus désirable , de brillantes illumina-tions , voy. Illumination; les feuxd’artifice , embellis par des dessins nou-veaux , voy. Feu d’artifice ; tout ce-la préparé fans embarras, fans confusion,conservant dans l’exécution cet air en-chanteur d’aisance , qui fait toujours lecharme de ccs pompeux amuseniens, nefurent pas lesféuls plaisirs qui animèrentle cours de ces fêtes Le théâtre d u manè-ge fournit encore à M. le duc de Gefvres«ies ressources dignes de son goût & decelui d’une cour éclairée.

Outre les chefs d’œuvre du théâtrefranqois, qu’on vit se succéder sur un au-tre théâtre moins vaste d’une maniéré ca-pable de rendre leurs beautés encore plusséduisantes , les opéra de la plus granderéputation firent revivre fur le théâtre

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dû manège l’ancîenne gloire de Quinault.créateur de ce beau genre, & de Lulli,qui lui prêta tous ces embelìissemens no-bles & simples qui annoncent le génie &la supériorité qu’il avoit acquise fur tousles musiciens de son teins.

M. le duc de Gefvres fit plus tilvoii-lut montrer combien il defiroit d'encou-rager les beaux arts modernes, & il fitreprésenter deux grands ballets nou-veaux, relatifs à la fête auguste qu’on cé-lébrois, avec toute la dépense, l’habileté,& le goût dont ces deux ouvrages étoientsusceptibles. L’année galante fit l’ouver-tore des fêtes & du théâtre ; les fêtes del’hymen & de l’amour furent choisiespour en faire la clôture.

Ainsi ce théâtre, superbe édifice dugoût de M. le maréchal de Richelieu ,étoit devenu l’oh jet des efforts L du zéléde nos divers talons ; on y jouit tour-à-tourdes charmes variés du beau chantfranqois, de la pompe de fou opéra, detoutes les grâces de la danse , dp feu , deLharmonieuxaccord de fes symphonies,des prodiges des machines , de Limita-tion habile de la nature dans toutes lesdécorations.

On ne s’en tint point aux ouvrageschoisis pour annoncer par de nobles allé-gories les fêtes qu’on vonloit célébrer ;on prit tous ceux qu’on crut capables devarier les plaisirs. M. le maréchal de Ri-chelieu avoit fait succédera la princessede Navarre, le temple de la Globe, & Ju-piter vainqueur des Titans, spectacle ma-gnifique , digne cn tout de fauteur ingé-nieux & modeste (M. de Bonneval, pou?lors intendant des menus-plaisirs du roi'),qui avoit eu la plus grande part à l’exé-cution des belles idées de M. le maréchalde Richelieu. II est honorable pour lesgens d u moule , qu’il fe trouve quelque-fois parmi eux , des hommes aussi éclai-rés fur les arts.

On vit avec la satisfaction la plus viveZelindor , petit opéra dont les paroles &la musique ont été inspirées par les grâ-ces, & dont toutes les parties formentu u e fouie de jolis tableaux de la plusdouce volupté,

C’est-là que parut pour la premierefois Platée, ce composé extraordinaire dela plus noble & de la plus puissance mu-sique, assemblage nouveau en France degrandes images A de tableaux ridicules,.