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faux brillant. Telle renaîtra de nos joursla belle & noble architecture ; nous lareverrons sortir des mains d’un modernequi manquait à la gloire de la nation : lechoix éclairé de M. le marquis de Mari-gny a su le mettre à sa place. C’est-Iàlevrai coup de maître dans l’ordomiateur.Le talent une Fois placé , les beautés del’art pour éclorre en foule n’ont besoinque du tems.
La terrasse en saillie qui portait.letemple, était décorée en face d’nnear-chitecture qui formoit trois arcades &deux pilastres en avant corps dans lesangles : on voyait aussi dans chacun desdeux côtés, une arcade accompagnée deses pilastres. Toute cette décoration étaitformée par des refends & boisages rusti-ques, & elle étoit parfaitement d’accordavec le temple. Tous les membres de^architecture étaient destinés par deslampions; & l’intérieur des arcades , àla hauteur de l’imposte.étoient préparéespour donner dans le temps une libre issueà des cascades, des nappes , des torrensde feu, qui firent un effet aussi agréableque surprenant.
Sur la terrasse du temple s’élevoit unattique porté par des colonnes intérieu-res , ct orné de panneaux chargés de bas-reliefs : des vases ornés de sculptureétnient posés au haut de baltique , à l’à-jilomb des colonnes.
Les corps solides des escaliers étoientornés d'arebitecture & de bas-reliefs, deniches, de statues, £fc.
Aux deux côtés de cet édifice ^éle-vaient , le long des parapets du pont-neuf, trente - six pyramides, dont dix-hnit de quarante pies de haut, & dix-huit de vingt-six , qui íé joignaient parde grandes consoles , & qui portaient desvases fur leur sommet. Cette décoration,préparée particulièrement pourl’illumi-nation, accompagnait le bâtiment dumilieu ; elle étoit du dessin de feu M.Gabriel, premier architecte du roi : lapremiere étoit du chevalier Servamloni.
Décoration de la riviere, illumination, &C.
Dans le milieu du canal que forme laSeine , & vis-à-vis du balcon préparépour leurs majestés , s’élevoit un templetransparent, composé de huit portiquesen arcades & pilastres, avec des figuresrelatives au sujet de lífêtt, U formoit
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ull Talion à huit pans, iln milieu desquelss’élevoit une colonne transparente quiavait îe double de la hauteur du porti-que , & qu i étoit terminée par un globeaussi transparent, semé de fleurs de lis& de tours.Tous les châssis de ce temple,qui semblait consacre' à Apollon , étoientpeints, & présentaient anx yeux milledivers ornemens; il paraissait construitfur des rochers , entre lesquels onavait pratiqué des escaliers qui y con-duisaient.
Ce sallan disposé en gradins , & desti-né pour la musique , étoit rempli d’untrès-grand nombre des plus habiles sym-phonistes. Le concert commença d’unemaniéré vive & bruyante , au momentque le roi parut fur son balcon ; i! se fitentendre tant que dura la site, St ne futinterrompu que par les acclamations réi-térées du peuple.
Entre le temple & le pont neuf étoientquatre grands bateaux en monstres ma-rins; il y en avoit quatre autres dans lamême position entre le temple & le pont-royal, & tout-à-coup on jouit du spec-tacle de divers combats des uns contreles autres. Ces monstres vomissaient deleurs gueules & de leurs narines , desfeux étincelans d’un volume prodigieux& de diverses couleurs : les tins traçaienten l’air des figures singulières, les autrestombant comme épuisés dans les eaux, yreprenaient une nouvelle force, & y for-maient des pyramides, & des gerbes defeu , des soleils, Uc.
Une joute commença la fête. 11 y avoitdeux troupes de jouteurs, l’une à la droi-te , & l’autreà la gauche du temple.Cha-cune étoit composée de vingt joûteurs &de trente-six rameurs. Les maîtres de lajoute étoient dans des bateaux particu-liers. Tous les jotìteurs étoient habillésde blanc uniformément, &à!alégere;leurs vêfemens, leurs bonnets & leursjarretières étoient ornés de touffes derubans de différentes couleurs, avee desécharpes de taffetas, fjV. Us joutèrentavec beaucoup d’adreffe, de force & derésolution. & avec un zele & une ardeuradmirables. La ville récompensa les deuxjouteurs victorieux par un prix de la va-leur de vingt pistoles chacun , & d’unemédaille.
A la premiere obscurité de la nuit onvit paraître ruimnúudim; elle embel-