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Tome XIV. FERM - FORL.
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tous les intervalles des arbres, de tor-chères de feuillée portant des pots à feu.L’avenue de Paris, qui se»joint, à celle-cidans le même alignement faisant ensem-ble une étendue de près d’nne lieue,étoit décorée de la même maniéré.

Premiere journée. Après que fa ma-jesté se fut reposée un peu de temps,elle parut fur le balcon qui donne furl’ïvant-cour du château.

Cette avant-eour est très-vaste , tousles appartemens bas étoient autant decuisines, offices & salles à manger : ainsipour la dérober à la vue, L à trois toisesde distance, on avoit élevé deux am-phithéâtres longs de seize toises fur vingtpiés de hauteur, distribués par arcades,fur un plan à pan coupé & isolé. Lesgradins couverts de tapis, étoient placésdans l’intervaile des avant-corps; lesparois des amphithéâtres étoient revêtusdc feuillées , qui contournoient toutesles architectures des arcades , ornées defestons Si de guirlandes , & éclairées delustres, chargés de longs flambeaux deCire blanche. Les lumières arrangées in-génieusement fous différentes formes ,termînoient ces amphithéâtres.

An milieu de Pavant-cour on avoitélevé entre les deux amphithéâtres uneespece de terrasse fort vaste , qui devoitservir à plusieurs exercices, & on avoitménagé tout autour des espaces très-larges pour les passages des carrosses,quipouvoient y tourner par tout avec unegrande facilité. A six toises des quatreencognures, on avoit établi quatre' tour-niquets à courir la bagne, peints &décorés d’une maniéré uniforme.

Pour former une liaison agréableentre toutes ces parties, on avoit posédes guéridons de feuillées chargés delumières, qui conduifoient la vue d’unobjet à l’autre par des lignes droites &circulaires. Ces guéridons lumineuxétoient placés dans un tel ordre , qu’ilslaissoient toute la liberté du passage.

Quand le Roi fut fur son balcon, ayant» n près de fa personne une partie de sacour, le reste alla occuper les fenêtresdu eorps du château, qui, aulff-bienque les ailes, étoit illuminé avec unegrande quantité de lampions & de flam-beaux de cire blanche: ces lumièresrangées avec art furies différentes par-ties de l’architefture, produifoient di«

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verses formes agréables & mie variétéinfinie.

L'arvivée de fa majesté fnr son balcon,fut célébrée par l’harmonie bruyante detonte la symphonie , placée sur les am-phithéâtres, & composée des instru-mensles plus champêtres & les plus éclatans :car dans son orchestre, qui réunissoitun très - grand nombre de violons, dehaut-bois&de trompettes-marines, oncomptoitplusde quarante cors-de-chasse.Les tourniquets à courir la bague, oc-cupés par des dames supposées des cam-pagnes & des châteaux voisins, L pardes cavaliers du même ordre,divertirentd’abcrd le roi. Les danseurs de cordecommencerent ensuite leurs exercices,au son des violons & des haut-bois; dansles vuides de ce spectacle,les trompettes-marines & le cors-dc-chasse se joi-gnoient aux violons & aux haut-bois,& jouoient des airs de la plus noblegaieté. La joie régnoit souverainementdans toute l’assemb!ée, & les sauteurspendant ce temps l’entretenoient parleur souplesse & par les mouvemensvariés de !a plus surprenante agilité.

Après ce divertissement, le roi voulutvoir courir la bague de plus près ; alorsles tourniquets furent remplis de jeunesprinces & seigneurs , qui briguèrenti'emploi d’amisser sa majesté , parmi les-quels le duo de Chartres, le comte deClermont, le grand prieur & le princede Valdeik , le duc de Retz , le marquisd’Alincourt, le chevalier] de Pesé , fedistinguèrent.

Après avoir étc témoin de leur adresse,le roi remonta & fe mit an jeu. Dès quela partie du roi fut finie, les comédiensitaliens donnerent un impromptu co-mique , composé des plus plaisantesfeenes de leur théâtre , que Lelio avoitrassemblées, & qui réjouirent fort fàmajesté.

Tons les gens de goût font d’accordfur la beauté de l’ordonnance du parc &des jardins de Villers.Coterets : le par-terre, la grande allée du parc, & lesdeux qui font à droite & à gauche duchâteau,furent illuminées par une quan-tité prodigieuse de pots-à-feu. Tous lescompartimens, dessinés par les lumières,ne laissoient rien échapper de leurs agré-mens particuliers.

Sa majesté descendit pour voir rie pluj