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Tome XIV. FERM - FORL.
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près l'esset de cette magnifique illumi-nation. Tout <Tun coup ì’attention géné-rale Fut interrompue par le son des haut-bois & iles musettes ; les yeux se por-tèrent aussi tôt où les oreilles avertif-soient qu’il se présentoít un plaisir nou-veau. On apperçnt an fond du parterreà la clarté de cent flambeaux , portés pardes faunes & des satyres, une noce devillage, qui avançoit en dansants versla terrasse, fur laquelle le roi étoit ;Thevenmd marchoit à la tête de latroupe, portant un drapeau. La nocerustique étoit composée de danseurs &de danseuses de Topera. Dumoulin & laPrévôt représentoient le marie & la ma-riée. Ce petit ballet fut suivi du souperd n roi & de son coucher.

M. le régent, M. le duc de Chartres,& les grands officiers de feitrs maisons,tinrent les différentes tables nécessairesà la foule de grands seigneurs & d'offi-ciers qui formoient la cour de fa majesté;il V eut pendant tout son séjour quatretables de trente couverts, vingt-une devingt-cinq, douze de donzp, tontes ser-vies en même temps & avec la plus ex-quise délicatesse.

On calcula dans le temps, que l’onservoit à chaque repas , 5916 plats.

Seconde journée ; chose du sanglier. Lemardi 3 novembre , une triple salve deJ’artillerîe & des boites annonça le leverde fa majesté ; après la messe,elle descen-dit pour se rendre d l'amphithéatre nuiavoit été dressé dans le parc, où S. M.devoit prendre ie plaisir d’une chasse desanglier dans les toiles. Les princes dusang & les principaux officiers de S. M.le suivirent: Téquipage du roi pour lesanglier.commandé par lc Marquis d’Ec-quevilîy, qui e„ est capitaine, devoitfaire entrer plusieurs sangliers dans Ven-ceinte qn'on avoit formée près du jardinde Vorangerie.

Pour placer le roi & toute fa cour, onavoit construit trois galeries découvertesdans la partie intérieure de Tavenue, ftfur son alignement, à commencer depbïsla grille jnsqn'à la contre allée dupatvterre.La galerie du milieu préparée pourle roi avoit douze toises de longueur &

■ trois de largeur : on v montoit sept mar-ches par un escalier à double rampe quicor.duisoità un repos , d’où l’on montoitsept autres marches de front,qui condui- i

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soient snr le plancher. Cette galerie étoitornée de colonnes de verdure , dont lesentablement s’uniffoient atix branchesdes arbres de Tavenue, & formoient nuearchitecture rustique plus convenable àla site , que le marbre & les lambris do-rés. Cette union des entablemens & desarbres ressenibloit assez à un dais qui ser-vait de couronnement à la place du roi.Le plancher étoit couvert de tapis deTurquie ainsi que les balustrades ; un ta-pis de velours cramoisi, bordé de grand',Scrépines d’or , distinguait la place dc í.M. Tout le pourtour de cet édifice , &les rampes des escaliers, étoient revêtusde feuillées.

Aux deux côtés , ft à ncnfpiés de dis-tance de cette grande galerie. 011 en avoitconstruit deux autres plus étroites &moins élevées pour !e reste des specta-teurs, qui ne pouvoient pas tous avoirplace fur la galerie du roi.Ces deux gale-ries étoient décorée' d c Feuillages commela grande,ft tontesles trois étoient d’unecharpente très-solide, & dont Tassem-blage avoit été Fait avec des précautionsinfinies,pour prévenir les moindres dan-gers.

Dès que le roi futplacé, on lâcha Tunaprès Tantre cinq sangliers d.ms lestoiles. Cette chasse fut parfaitementbelle. Le comte de Saxe , le prince deVatdeik, & quelques autres seigneursFrançois y firent éclater leur adresse &leur intrépidité ; ils entrerent dans lestoiles armés feulement d’un couteau dechasse ft d’un énieu.

Le comte de Saxe sb distingua beau-coun dans cette chasse. Le roi avantblessé un sanglier d’un dard qu’il luilança, le comte de Saxa l’arracha d’unemain d u corps de ranimai . que fa bles-sure rendoit plus redoutable, tandis quede Tantre main il en arrêta le fureur &les efforts. Tl en poursuivit ensuite tutautre q»'!! irrita de cent Façons diffé-rentes: lorsqu’!! crut avoir poussé fa ragejnsqu’au dernier excès, r! feignit de Fuir;le sanglier courut snrloi, il se retournaft l’attendit; appyvé d’une main fur sonépieu , iltenoitde Vautre son couteau dechaste. Le sanglier furieux s’élance surlui ; dans le moment Tintrépídochasseurlui enfonce son couteau de chasse nu mi-lieu du front.l’arrête ainsi & le renverse.

Cette chasse, qui divertit beai^coup