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Tome XIV. FERM - FORL.
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nons. Mais le feu est-il une matière par-ticulière ? ou n’est-ce que la matière ilescorps mise en mouvement ? c'eíl sur quoiles philosophes font partagés. Les seho-lastiques regardent 1 1 feu comme un ilesquatre élémens ou principes des corps,en quoi ils ne font pas fort éloignés desprincipes de la chymie moderne. V. plustas Feu, Chymie.

Le feu , selon Ariiîote , rassemblp Sesparties homogènes, & sépare les hétéro-gènes , ce qui n’est pas vrai, du moins engénéral ; puisque si l’on fait fondre dansTin même vase, du suif, de la cire, de lapoix , de la résine, le tout s’incorpore en-semble.

Selon les cartésiens , le feu n'cîì autre«lioseque le mouvement excité dans lesparticules des corps par la matière dupremier élément dans laquelle ils nagent.f^oyezsQ ARTESIANISME U MATIERESUBTILE. Selon Newton, le/ènn’eltqu'un corps échauffé. Voyez Chaleur.Enfin selon un grand nombre de philoso-phes modernes , c’est une matière parti-culière. V. Chaleur & Insulte de cetarticle.

Comme le feu échappe à nos sens, &qu’il se rencontre dans tous les corps St.dans tous les lieux oìt il est paisible defaire des expériences, il est très-difficilede distinguer les vrais caractères qui luifont propres. M. Musschenhrock lui endonne deux , savoir la lumière & la ra-réfaction. Voyez Lumif.re U Raré-faction. Ce physicien prétend quepartout oh il y a lumière , même sanschaleur, il y a feu. II le prouve par la lu-mière de la lune, qui rassemblée au foyerd’tin verre ardent, éclaire beaucoup sansbriller. Mais il semble qu’on peut con-tester que cette lumière , en ce cas, soitdu feu. II n’est pas démontré que !a ma-iere qui produit la lumière, soit la mê-me que celle qu? produit la chaleur. Ilest vrai que la lumière de la lune est ré-fléchie de celle du soleil, & que la lumiè-re du soleil est accompagnée de chaleur.Mais , encore une fois , il Faudroit avoirprouvé incontestablement que la lumière& la chaleur du soleil sont absolumentproduites par le même principe & par lamême matière. D’ailleurs . supposonsmême qu’il n’y ait d’autre différence en-tre la lumière du soleil & celle de la lune,sinon que celle-ci n’échauffepasparce

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qti’elle est produite par un mouvementtrop ralenti ; ou pnnrroìtdire en ce cas,que la lumière de la lune ne seroit pointproprement du feu , puisqu’elie manque-roitdu mouvement nécessaire pour êtreun feu véritable.

De la raréfaciìon des corps par le feu.Tous les corps , si on en excepte un petitnombre dont nous parlerons plus bas, seraréfient ou se dilatent en tout sens par lemoyen du feu. Cette raréfaction continueanllì long-ternps que le feu reste appliquéà ces corps. Elle est d’autant plus grande,que le feu est plus ardent; cependantelle ne va pas à l’infini, L ne passe pasune certaine étendue déterminée. L estan moyen du pyrometre ( voyez ce mot) ,qu’on inclure la raréfaction des corps parle feu. La raréfaction d’un corps exposéiufeu se fait d’abord lentement , puiss’accélere julqu’à un certain maximumdécélération , au-delà duquel la raré-faction se fait encore, & continue tou-jours, mais moins vîte, jnfqu’àce que lecorps soit arrivé à fa plus grande dilata-tion. Le même feu qui raréfie diverscorps, ne les dilate ni en raison inversede leur pesanteur , ni en raison inversede leur force ou résistance à être divisés,ni en raison composée de ces deux - là ,mais suivant un autre rapport tout-à-faitinconnu.

L’étain (à lin même degré de feu) estcelui de tous les métaux qui se raréfiele plus vite ; ensuite le plomb, puisl’argent, le cuivre jaune, le rouge, &le fer.

Non-feulement le feu raréfie les mé-taux , mais il les fond ; les uns ont be-soin pour cela d’un degré de feu beau-coup plus grand que les autres. L’étain,d’abord froid comme la glace, ensuitefondu , fait raréfier au pyrometre un lin-got de fer, jusqu’à 109 degrés ; le plomb,dans les mêmes circonstances, fait raré-fier le même lingot de 217 degrés. Lesmétaux qui se fondent avant què d’êtrerougis , n’ont pas encore acquis leur plusgrand degré de chaleur dans l’instant dela fusion; ear après cet instant, ils con-tinuent à raréfier encore considérable-ment les métaux plus durs qu’on plongedans ces métaux fondus. Cela est aumoins vrai du plomb , comme M. Mus-sohenbroek s’en est assuré par des expé-riences , & il est porté à croire qu’il cn