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Tome XIV. FERM - FORL.
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rkì de même de l’or, de rargent,du cuivre& du fer. V. l’art. Fusion.

Lorsque le feu volatilise les parties ducorps, on dit que ces parties se réduisenten vapeurs , & on donne à cette actinn !enom d 'évaporation. V~ EVAPORATION,Fumée, joV.

Après que le/en a dissipé les particules■ les plus subtiles des corps,il ne refte plusque les plus groflìeres, qui par faction dufeu , ont cessé d’être adhérentes les unesaux autres. Z 7 . Cendres.

Dès que les corps cesse n t d’être échauf-fés ou entretenus dans la chaleur qu’ilsont acquise, ils se condensent, & se con-densent d'autant plus vite que le fluide,dans lequel ils nagent, contient moins deJ feu. C’est pour cela que les corps chaudsqui se refroidissent , se condensent plusvîte, toutes choies d’ailleurs égales, queceux qui font moins chauds, parce quele fluide où ces corps nagent, eft plusfroid par rapport aux premiers. Les corpsqui se raréfient le plus vîte par la présen-ce du feu , sont aussi ceux qui se conden-sent le plus vîte dès que 1 efeu cesse d’a-gir. Les fluides, ainsi que les solides , se-dilatent par le feu , & se condensent par4e froid.

Le fluide qui se dilate le plus & le pluspromptement,estrair;ensuite l’efprit-de-vin , l'huile de pétrole, celle de térében-thine, celle de navet, le vinaigre distillé,l’eau douce , l’eau salée , l’eau - forte ,i’huilede vitriol, l’esprit-de-nitre, le vif-argent. C’est sur la dilatation des fluidesparle feu , qu’est fondée la constructiondes thermomètres. Voy. Thermomè-tre.

II résulte de ces différens faits, que lescorps doivent se raréfier de plus en plusaux approches de l’été , & fe condenser àcelles de l’hiver; que les corps doivent fedilater davantage dans les pays pluschauds ( c’est pour cela que le penduled’unhorìoge fe dilate davantage fous l’é-quateur que près des pôles) ; qu’enfin lescorps dsiventse dilater le jour, & se con-denser la nuit.

Au reste il y a des corps solides que lefeu condense au lieu de les dilater, com-me les bois, les os , les membranes, lescordes à boyau, Uc.

- Un verre épais & vuide que Ton ap-proche subitement du feu, fe casse &éclate en pieces, parer que la facilite du

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verse H esse dilaté par I efeu, fait que lesparties extérieures sont (sabord violem-ment dilatées à rapproche du feu, tandisque les parties intérieures ne le sont pasencore , ce qui caisse la séparation de cesparties. Au contraire quand le verrS estmince, il ne sc casse pas,parce que la dila-tation so fait en même tems à s'intéritJur& à '.'extérieur.

De ïaugmentation du poids des corpspar le feu. Le feu eu s’introduisantdansles corps , augmente leur poids ; c'est ceqfte M. Mtiíschenbroek prouve , artte.95A-9S7 tests EJais de physique , par dif-férentes expériences ; on sent combienelles sont aisées à faire , puisqu’!! ne s’a-git que de peser un corps avant qu’il soitpénétré par le feu , & immédiatementaprès qu’il l’a été. Nous y renvoyonsdonc , & nous avci tirons feulement quequand même on trouveroitdaus certainscas un corps moins pesant après qtsol aété exposé au feu $ qn’après qu'il a étérefroidi, ou avant qu’il y fût exposé, ilne faudroit passe flatter d’en rien con-clure contre le principe général que nousavanqnns ici. Car les corps fe dilatentpar le feu ; ft par conséquent par les ioixde rhydraulhfique , ils doivent perdredans l’air une plus grande partie de leurpoids , que quand ils ne font pas dilatés.Si doue ce surplus qu’ils perdent de leurpoids est plus grand quele/èíí leur ajou-te. ils parnîtrout moins pesons,quoìqn'etieffet ils le soient davantage. Mais si onfait l’expérience dans le vuide , alorsl'augmentation du poids par le feu ferasensible.

Confétjuencesfur la matière du fiu.tiréetdes faits précédetis. M. Mnsschenbroekconclut de-làavecM.Lemery & plusieursantres {voyez Chaleur), que le/eneffcun corps particulier qui s’insinue dansles autres ; que ce corps eft pesant, qu’ilest impénétrable , puisqu’il est réfléchipar le miroir ardent ; que ses parties sonttrès-fubtiles ; par conséquent fort solides& fort poreuses ; qu’elles sont fort lisses& à ressort; qu’enfin elles'peuvent êtreou mues avec beaucoup de rapidité (mou-vement nécessaire pour produire la cha-leur), ou en repos dans les pores descorps , comme dans ceux de la chaux.Nous passons légèrement fur ces conclu-sions conjecturales.

11 n’y a, dit Boerhaave , aucune es-

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