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pendant quelques heures fans donner au-cune chaleur à l’endroit où ils font, ontrouvera par l’application du thermomè-tre à ces corps, qu'ils font tous devenuségalement chauds.
On observe que dans les maisons à plu-sieurs étages, l’étage supérieur est le pluschaud pendant le jour, & le plus froidpendant la nuit; parce que le/caquiapénétré l’étage supérieur pendant le jour,descend pendant la nuit aux étages infé-rieurs.
Les observations du thermomètre que,.AL Cossignya Faites dans fou voyage auxIndes orientales , nous apprennent quela chaleur n’avoit pas été plus grande en•ucun endroit pendant ce voyage , quecelle qui fut observée en même temps àFarts. M. Musschenbroek paroîtportéàconclure de-là , que la chaleur de l'étéest à peu près égale dans tous les pays ;on expliqueroit même ce phénomène encas de besoin , par la plus longue ou laplus courte durée des jours qui compen-se le plus ou le moins d’obliquité desrayons du soleil. Sur quoi v. Chaleur.Mais malheureusement te fait n’est pasvtai, & il est certain qu’il y a des pays,tel que le Sénégal & plusieurs autres, oùil fait beaucoup plus chaud en été quedans nos climats. V. les Mém. de l'acai.de 1739.
Un même corps échauffé, appliqué fur«n corps dur & dense , se refroidit beau-coup plus vîte qu’appliqué fur un corpsmou & poreux, quoique le corps dur pa-roisse devenir moins chaud que le corpsmou ; il en est de même d’un corps chaudappliqué à des fluides de différente den-sité.
La main appliquée fur de la laine aussichaude que dvt métal, trouve le métalplus froid , parce qu’eíle le touche en unplus grand nombre de points. P-Froid,Dégel N Glace.
Si on frotte des corps durs & secs lesans contre les autres, ils s’échauffent &s’enflamment. Le seul frottement met lebois en feu ; e’est pour cela que des fo-rêts entieres se consument lorsque lesbranches des arbres font agitées par unvent violent.Le frottement produit quel-quefois non-seulement de la chaleur ,mais de la lumière. V. ElectricitéîS’Feu Électrique. Lorsque l’on battm caillou en plein air avec va fusil d’a-
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cier, il en fort des étincelles brillantes Stéclatantes,qui ne font autre chose,aumoinsen grande partie, que des globules de mé-tal fondu, puisque l’aimant les attire.Mais si l’on bat le caillou dans le vuide ,les mêmes globules sortent sans faire d’é-tincelles, parce que l’huile qui est dansl’air ne prend pas flamme dans le vuide.Sur la nature des étincelles tirées de l’a-cier par la pierre à fusil, on peut voir unMém. Ac M. de Réaunuir , dans le vol. del'acai. de Vann. 1736.
On n’observe pas en général , que lSfrottement des fluides contre les corpssolides, produise dans ces derniers du feu tou même de la chaleur. On prétend ce-pendant qu’un boulet de canon devientchaud en traversant l’air. Si ce sait est;vrai, il me paroît difficile de l’attribuer àd’autres causes qu’au frottement qn’é-prouve le boulet en traversant l’air. Esteffet, cette chaleur ne pourroit guere ve-nir, ni de la poudre qui s’enflamme & sédissipe trop vîte,ni du frottement du bou-let contre les parois de la piece , qui n’eftpas aster longue pour cet effet, & que leboulet parcourt bailleurs en trop peu detems,ni des bonds que fait le bouletavantson repos , qui par leur rapidité & leurpeu de durée, ne paroiffent guere propresà produire cet effet.
Les corps élastiques paroiffent les pluspropres à contenir ou à rassembler 1 e/è«;c'est en partie pour cela que l’acier trem-pé est meilleur que le fer souple pourFaire sortir d’un caillou des étincelles jc’est auffi pour cette raison que les ani-maux les plus chauds font ceux dont lesvaisseaux ont beaucoup de solidité & d’é-lasticité.
Gomme on ne peut guere douter ni queles corps ne contiennent du feu,ni qu’ilsne l’attirent, il y a apparence que lesçorpsqu’on échauffe en les frottant, de-viennent chauds, tînt par le mouvementque ce frottement excite dans les partiesdu feu qu’ils contiennent, que par unnouveau feu qu’ils attirent dans leurspores à l’aidedu frottement. Si on enduitde quelque liqueur les corps que l’oaFrotte , ils ne deviendront presque paschauds,parce que l’on détruit par-là Tas-périté de leurs surfaces,& par conséquentla vivacité du frottement.
Les corps blancs s’échauffent le plus'difficilement , & les corps noirs le plusL 4