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Tome XIV. FERM - FORL.
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périence psr laquelle tìn a prouvé' que lefeue ut change' (Vautres corps en véritablefeu , quoique ces corps fussent la nourri-ture mime à/r». Si donc le/e» n’cst pasen état de produire ou feu de quelqu’au-tre matière étrangère , il ne l'e trouveranon plus aucune matière qui puisse leproduire ; car il n’y a en effet que 1 1 feuqui ait la vertu de produire iiu/e«. Maistout) s feu est-ii donc d’nne foule & mêmematière, ou y en a-t-il de diverses sor-tes? nous l’ignorons. Si les écoulemcnsélectriques ne font que du feu, il y a, sc-Ion M. Musschenbroek , différentes for-tes dc feu.

Il est; difficile , selon quelques philoso-phes , de penser que le/m ne soit autrechose quedumouvement,puisque le mou-vement se perd en se communiquant, &que \tfeu s’augmente au contraire à me-sure qn’il se communique. Cette preuvene nous paroít pas fans répliqué ; car i°.Jo mouvement peut s'.uigmcnter par lacommunication , comme il arrive dans leehos des corps élastiques & dans les flui-des. s. 6 . II ne seróitpas moins difficile«Vexpliquer , en regardant le feu commetine matière particulière , comment unepetite portion de cette matière mise enjhouvement, communique son mouve-ment avec tant de force & de rapidité àun beaucoup plus grand nombre d’autresparties de la même matière.

Quelques physiciens ont pensé que lefeu était plus approchant de la nature del'esprit que de celle du corps ; ils ont niéque ce fùt une matière. Cette opinionsoutenue avec esprit dans une dissertationmoderne , est trop .erronée pour méritertl’être réfutée. D’autres ont cru que lanature fl u feu étoít de n’avoir point depesanteur; les expériences dont nousyenqns de -parler semblent prouver leContraire : & Bayie a , tomme l’on fait,écrit ub livre de ponierabilitate fiummœ.II est vrai, ( car pourquoi ne le pasavouer' 1 ') que ces expériences ne fontpas rigoureusement démonstratives. Carí’excès de pesanteur qu’acquierent lescorps calcinés, pourroit venir à la ri-gueur, non du/fw quiestentré dans leurspores, mais de quelque matière étrangè-re qu’ìi a entraînée & qui s’y est jointe ;Sliais comme on n'a point non plus depreuves de la jonction de cette matièreéuaii^c.-c au feu- , il est plus naturel de

FEU

croire que l’augmentation de poids v!e«td u feu même»

Au reste , il ft’est pas inutile d'observerque de grands physiciens font là - dessuspeu d’aecord entr’eux ; Lemerv & Hom»bert tiennent pour le poids,& Boerhaavele nie ; il prétend qu’ayantpesé une barrede fer embrasée , il ne l’a pas trouvéeplus pesante ; mais, comme on l’a déja in-sinué , cette barre en augmentant de vo-lume par le feu, pourroit avoir autantperdu de poids par cette augmentation ,qu’elle pouvoit en avoir gagné par laquantité de feu introduite dans ses pores;ainsi cette expérience bien entendue se-roit contre Boerhaave.

Le feu est-ii un fluide,comme plusieursphysiciens lc prétendent ? II est certainqu’ì 1 a une des propriétés iles fluides, lamobilité & la ténuité des parties ; maisles fluides ont d'autres propriétés qui neles caractérisent pas moins , & qu’on n’apoint encore reconnues dans I efeu, com-me la propriété de presser également entons sens, celle de se mettre de niveau,fisc. V. Fluide.

Au reste, après avoir examiné £r com-paré les différentes opinions des philoso-phes fur la matière du feu, ce qn’il en ré-sulte de plus certain, ou du moins de plusvraisemblable, c’est que le feu est une ma-tière particulière & présente dans tonsles corps. Les expériences de l’électriciténe laissent presque aucun lieu d’en dou-ter. V. Electricité , & f lus bus FeuÉlectrique.

Divers phénomènes physiques d» feu.L’esu chaude se refroidit bien plus vitedans le vuide que dans l’air ; c’est le con-traire du fer. M. Muísehenbroek croitd’expliquer ce fait, en disant que I’eaumanquant d'huile , & le fer au contraireen ayant beaucoup, il doit nourrir le feuplus long-tems que Veau ; que de plus, lefeuíott plus facilement de Veau dans levnide que dans Vair,an lieu qn’il sortplt»difficilement du fer: explication que nousdonnons pour ce qu’elle est.

Le bois luisant vermoulu , perd toutesa lumière dans le vuide, & ne la reprendplus; au contraire les mouches luisantesla perdent dans le vuide, & la reprennentà Vair.

Si on met dans un lieu spacieux plu-sieurs corps , tant solides que fluides de: difféfîiUc espece, L qu’on les y laisse