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truste auparavant de tous les dangersauxquels il peut s’expol'er , & même ex-poser les affistans , en maniant certainesmatières.
I.es substances inflammables réduitesen vapeur, prennent feu avee une facili-té Singulière ; ainsi on risqué d’allumerces vapeurs, si l’on approche imprudem-ment la flamme d’une bougie d u petittrou d un b a ion , ou ries jointures mal 1 li-tées d’un appareil de distillation , four-nissant actuellement des produits hui-leux, comme dans la distillation à la vio-lence du feu des substances végétales &animales ; dans celle du vin, des eauxspiritueuses.
Les plantes muciiagineúses & aqueu-ses, les corps doux proprement dits,peu-vent, comme sujets à être singulièrementgonflés par le feu, faire sauter en éclats lesvaisseaux dans lesquels on les chauffetrop brusquement ; les précautions àprendre contre cet inconvénient, font detraiter ces matières dans des vaisseauxhauts , & qu’on laisse vuides aux troisquarts, & d’augmenter le feu insensible-ment. Le résidu du mélange qui a fournil’éther vitriolique lorsqu’il commence às'épaiffir , est singulièrement sujet à cetaccident. Voy, Ether. L air dégagé enabondance par \efe:i de certains corps,tels que les bois très-durs , les os des ani-maux , la pierre dc ia vessie , le tartre duvin, £fc. feroït lanter avec un effort pro-digieux des vaisseaux vei més exactement.L'unique moyen de prévenir cet incon-vénient , c’est de ménager une issue à ceprincipe incoercible dans les appareilsordinaires.
Enfin , non-seulement les poudres ex-plosives généralement connues , tellesque la poudre à canon , la poudre fulmi-nante & i’or fulminant, mais même plu-sieurs mélanges liquides, tels que celuide l’esprit-de-vin & de l'acide nitreux ,le baume de soufre, çyc. peuvent produi-re , lorsque leur action est excitée dansdes vaisseaux fermés, la plupart mêmeen plein air , peuvent produire , dis-je ,dans l'air qui les environne nue commo-tion dont les redoutables effets ne fontconnus que par trop d’exemples. VoyezPûUDKE ACANON , FulMINATION ,
Ether nitreux, Soufre : l’eau misesoudainement en expansion par un corpstïès-chaud qui f entoure exactement, tel
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que l’huile bouillante ou le cuivre en fu-sion, lance avec force ces corps brûlansde toute part ; elle fait éclater avec plusde violence q ne Pair le plus condensé, unvaisseau exactement Fermé , dans lequelon l’a fait bouillir. On trouvera un plusgrand détail fur ces matières dans les ar-ticles particuliers. V.sur-tout à VarticleSoufre , l’histoire abrégée de l’accidentrapporté par Fr. Hoffmann , Obser. pbys.chymic.seleB. lib, 3 0 . obs. 15. An reste,on se rend si familières par P u sage lesprécautions à prendre contre ces diversaccidens , qu’on ne peut les ranger rai-sonnablement qu’avec les événemens lesplus fortuits, &dont on doit le moins s’a-larmer. (b)
Feu central U Peux souter-rains , Pbyjlq ., Quelques physiciensavoïent placé an centre de la terre un feuperpétuel, nommé central, à cause de sasituation prétendue; ils le regardoientcomme la cause efficiente des végétaux,des minéraux & des animaux. Etienne deCiave emploie les premiers chapitres duXI livre de ses traités philosophiques , àétablir l’cxistence de ce feu. René Baryeu parle au long dans fa physique, & s’ensert à expliquer entr’autre chose , la ma-niéré dont l’hiver dépouille les arbres deleur verdure. Comme la chaleur du soleilne pénétré jamais pins de ro pies en avantdans terre, ils attribuoient à ce feu toutesles fermentations & productions quìjfonthors de la portée de Faction dc cet astre.Le feu central qu’ils appelloient le soleilU la terre, concouroit dans leur systèmeavec le soleil du ciel, à la formation desvégétaux. M.Gassendi a chassé ce feu duposte qu’on lui avoit assigné , en faisantvoir qu’on l’avoit placé tans raison dans unlieu où l’air & l’alimentlui manquoient;& que tout ee qu’on pouvoit concluredes/cro’ qui se manifestent par diverseséruptions L autres signes , c’est qu’il y aeffectivement des feusc souterrains ren-fermés dans diverses cavernes , où desmatières grasses suIphureuses & oléagi-neuses les entretiennent. Inexistence decesfeux est incontestable. i°. Ils se fontsentir dans les bains chauds & dans lesfontaines qui brûlent.
2 0 . lisse manifestent par une foule devolcans, qui font répandus dans toutesles parties du monde; on trouve près decinq cents de ces .volcans ou mcmtagues