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malice. II y a encore une antre espece defeu fcllet , appelle en latin ignis lambins.Ce n'estantre chose qu’une petite flammeou lumière, que l’on voit quelquefois furla tête des entons & fur les cheveux deshommes. On en remarque auffi do sem-blables fur la crinière des chevaux quandon la peigne. Ces petites flammes »'ap-partiennent point aux météores aériens,quoique les anciens philosophes lesayentmises dans cette classe. C'eít une especede phosphore produit par la nature ducorps, & que l’on pourroit imiter. L’ex-halaison onctueuse de la tête s'attaclieaux cheveux, L s’enflamme auffi - tôtqn’onles frotte ou qu’on les peigne. Lesanciens regardoient comme un feu sacréles petites flammes qui paroifsoient lu r latête des eufans , & en tìroicnt d’heurctixprésages. V. ce que Cicéron , Tite-Live ,Florns, & Valc-re-Maxime disent de Ser-vius Tuilius encore enfant. Joignez-yle récit de Virgile dans l’Enéide, livreII, v. 690 , &c. Le; étincelles qui sor-tent dans l’obseurité du dos des chats enle frottant à contrc-poil , font de mêmenature que l 'ignis lambins. Article de M.Forntey, qui l’a tiré de {'Essai de physiquede M. Muítchenbroek, tome II, p. 855Sf suiv.
II est évident, par ce qui fera dit plusbas au mot Fetj électrique, que lamatière àesfeux follets n’est autre choseque la matière même de l’électricité.
Feu S. Elme. Ou appelle ainsi de pe-tites flammes que l’on voit fur mer dansles temps d’orage aux pavillons, aux cor-dages, aux mâts, & à toutes les partiessaillantes & supérieures du vaisseau. Cefeu qu’on a auffi nommé castor &pollux ,n’est encore antre chose que le feu élec-trique. V. ! article suivant. On peut voirun plus long détail sur se feu S. Elme dansM. Mufle. Estai de physique, §. 1684 &ftiivans. O11 y trouvera ses conjecturesfur la cause de ce phénomène , & ce queles anciens c n ont raconte. Plutarque ,dit-il, rapporte dans la vie de Lysan-dre , que ces flammes se tenoient auxdeux côtés de son vailseau , & qu’on lesvit auffi luire autour du gouvernail. Fré-íier remarque dans fou voyage à la mer,du Sud , qu’après une tempête dc 23 heu-res, il parut la nuit une lumière auxvergues du vaisseau , d’où elle s’élaii-,ea comme une ficclic jusqu'a u milieu du
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hauban, d’où elle disparut en un clind’œil.
La tradition des anciens au sujet deces petites flammes, est fort fabuleuse.Ils disoient qn’une feule rie ces petitesflammes étoit un mauvais pronostic , &présageait de forage ; au lieu que Jeuxétoit un préíâge heureux , & un signe quele calme alloit succéder à la tempête.Pline dit en effet, que lorsqn’il vienttine petite flamme ou étoile, elle coulele navire à fond , & qu’elle y met le Feulorsqu’clle descend vers la quille du vais-seau.
Cardan rapporte , que îorsqti’on envoit une proche du mât du vailseau, &qu’elle vient à tomber elle fond les bas-sins de cuivre , & ne manque pas de fai-re périr le vaisseau. Mais li ce que dit cetauteur étoit vrai, on ne verroit presquejamais revenir aucun vaisseau des indes ,puil’qu’il ne le fait guere de voyage , fansque les mariniers apperqoivent pendantla tempête ces petites flammes, qui tom-bent qà & là fur le vaisseau. Voy. Mus-sehemhr. loco citato. Voy. auJJÌ METEO-RE , este. (O)
Feu Électrique, phénomène del’élcctricité. Nous appercevons le feuéleâlriquc, lorsque la matière de l’électri-cité étant suffisamment rassemblée & di-rigée d’une maniéré convenable , éclateSl brille à nos yeux, s’élance comme unéclair, embrase , fond , & consume lescorps capables d'être consumés, & pro-duit dans ces corps plusieurs effets du feuordinaire.
On entend auffi par le feu élelírique ,ce fluide très-délié & très - actif, qui estrépandu dans tous les corps, qui les pé-nétré , & les fait mouvoir suivant de cer-taines loix d'attraction & de répulsion,& qui opéré en un mot tous les phéno-mènes de l’élcctricité. O11 a donné à cefluide le nom de feu, à cause des proprié-tés qui lui font communes avec le feuélémentaire, entr’autres celle de luireà nos yeux au moment qu’il s’élance avecimpétuosité polir entrer ou sortir des dif-fétens corps, d’allumer les matières in-flammables, (f c. V. Feu.
Nous devons donc considérer le feuélectrique fous deux points de vue diffé-rens : premiercment comme phénomènede l’électricité; nous examinerons fa pro-duction , fa force, fa propagation, if c.