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Tome XIV. FERM - FORL.
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gtfée d’iin souffle & d’un murmure quiexpriment l’effet avec lequel ils écartentles parties de l'air. Les matières qn’onplonge dans ces rayons, retiennent uneodeur fulphureuse, & les roses rougesqu’on y expose pendant quelque temps ypâlissent.

En présentant le doigt, ou tout autrecorps non électrique un peu pointu , àl’aigrette qui fort d’un conducteur élee-triié, on en volt paraître une autre , maisdans un sens opposé, à l'extrêmitéde cescorps qui regarde le conducteur. La dis-tance à laquelle cette nouvelle aigretteparoit, varie non - seulement suivant ladensité de l’atmosphere du conducteur,mais encore suivant sa forme & celle ducorps que l’on présente ; plus le conduc-teur est vaste & moins il a d'angles, pluscette distance est considérable ; pins lecorps que l’on approche est mince, tran-chant , on pointu , plus cette distance estencore grande. A mesure que l’on appro-che le doigt du conducteur, ou quelquemétal terminé en pointe, les aigrettes de-viennent de part & d’autre plus fortes &plus brillantes ; elles fe condensent bien-tôt quand la distance est peu considéra-ble , & elles Forment enfin ce trait de feufi vif, si subit, & fi impétueux , qui ca-ractérise fi bien les éclairs : la personnequi présente son doigt ressent à chaqueétincelle une vive douleur , & l’cndroitoù se Fait l’explosion est marqué par unepiqûre , accompagné d’une échymose ,comme sc roi t l’effet d’une légerc brûlure.

C’est avec un pareil trait de lumière,que l’on enflamme de l’csprit-de-vin unpeu tiede, en le présentant, dans uneíiieiller de métal , à quelque angleémoussé du conducteur électrisé : on aallumé par le même moyen de la poudreà canon, & d’autres matières combusti-bles.

Mais le feu électrique dont nous avonsparlé jusqu’à présent, n’est qu’une binet-te en comparaison de celui qu’on peut ex-citer, en faisant l’expérience de Leyde :on a substitué à la bouteille dont on se ser-ve! t pour cette expérience , un large car-reau de verre étamé des deux côtés, à laréserve d’une bande large d’envíron deuxpouces, qu’on a conservé tout autoursans étain. On place ce carreau fur unguéridon de métal, ensorte que la lamed’étain inférieure ait une communication

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libre avec la terre ; on fait communi-quer, par le moyen d’une chaîne, la lamesupérieure avec le conducteur qui reçoitl’électricité du globe : tout étant danscet état, & le globe vigoureusement frot-té , le carreau s’électrise, comme la bou-teille dans l’expérienee de Leyde; & stavec un gros fil-de-fer courbé , émoussépar les bouts , & emmanché à l’extrêmitéd’une canne de verre, on ouvre ime com-munication entre les deux surfaces éta-mées, il en fort lin éclair terrible dontles yeux ne sauroient soutenir l’éclat,& dont le bruit se fait entendre de fortloin. Cette étincelle perce une main en-tiere de papier que l’on pose sur la lamed’étain supérieure, & dont on approchele fil-de-fer courbé ; elle fond une feuilled’or serrée entre deux plaques de verre ,& arrangée de maniéré que l'étincelledel’explofion passe au travers, en faisant lecircuit qui communique d’une lame àl'autre : la fusion est si complété , que lemétal se trouve incorporé au verre à telpoint, qu’il élude faction des plus puif-îans menstrues.

Cette étincelle ressemble si fort par seseffets aux éclairs & aux tonnerres, queplusieurs physiciens n’ont pas fait diffi-culté d’assurer qu’un éclat de tonnerren’étoit autre chose qu’une très-violenteétincelle électrique. Nous examineronsplus particulièrement cette analogie auxarticles Météores U Tonnerre»Nous ne pouvons cependant pas nous dis-penser d’avancer ici, que les nuages ora-geux qui passent assez près de la terre ,électrisent si fort nos barres de fer isoléesfur des gâteaux de cire, qu’elles rendentdes étincelles beaucoup plus fortes quecelles que nous pouvons produire parnets machines : que c’est cette matièreélectrique des nuages qui occasionne lefeu 8. Elme, les trombes de mer, &quantité d’autres phénomènes, dont lescauses étoient ignorées avant qu’on eûtconnoissance de l’électricité des nuages.V. Électricité.

Feu Électrique , Fluide Élec-trique ou Matière Électrique »on entend fous ces différentes dénomina-tions , ce fluide très-fubtil, très-mobile,qui fe trouve répandu dans tous les corps,qui pénétre avec la plus grande facilitéla plupart des milieux; enfin qui causeimmédiatement tous les phénomènes de