Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

ry2 FEU

l’élestricité,' contre l’attraction & ía ré-pulsion des corps légers, l’explolionde l’é-tincelle, lesémanations lumineuses, &c.

Les physiciens font partagés fur la na-ture <Iu fluide électrique : les lins consi-dérant ses propriétés singulières & diffé-rentes de celles de tous les autres fluidesconnus, le distinguent absolument desautres, & en font une cspece particuliè-re ; ainsi que le» propriétés de l’aimant,qui paroissent bornées à cette pierre &îHix eorp? aimantés, ont fait donner leBoni de magnétique au fluide subtil quiK-s produit : d’autres trouvent dans lefeu électrique beaucoup de propriétés dufeu élémentaire, dont la présence échauf-fe , agite & raréfie lés corps, qui les pé-nétré tous par fa grande subtilité , danslesquels il éprouve cependant différonsdegrés de résistance ; qui fe fixe & con-centre dans quelques-mis , d'où 11 necesse de lancer pendant quelque tempsdes émanations lumineuses ; d'autres en-fin renient que le feu électrique soit l'é-ther des anciens; cet agent universel ,que les philosophes Grecs regardaientcomme l’instrument de toutes les opé-rations de la nature , & dont le mouve-ment variable à l’infini leur paroissoitagiter tout le reste de la matière. Cesderniers commencent doue par établirî'existenee d’un fluide subtil & répandupar-tout, qui requit le mouvement im-médiatement. des mains de Dieu , & lecommunique à tons les corps solides &fluides, suivant des là que la sagesseinfinie a établies pour entretenir l'ordredans l’univers; & ils rapportent à la di-versité de ces loix, la variété des opéra-tions de la nature. Ainsi les effets de gra-vité, de ressort, de dureté, de chaleur,de magnétisme, & d’électricité, leur pa-roiffent produits par les mouvemens decet éther, dirigés par le créateur suivantde certaines loix , qui suffisent pour dif-férencier tous ces effets d’une même cau-se. l r . Ether , Ne-

II est vrai qu’il n'est pas facile de com-prendre au premier abord , comment lesmouvemens de l’éther peuvent être assezvariés dans un même corps , par exempledans une barre d'acier, pour produire àla fois & fans le moindre trouble, les ef-fets de gravité , de ressort, de magnétis-me, & d’électricifé. Car pour nous bor-aer seulement aux effets de chaleur &

FEU

d'éîcctricîté , il est incontestable qu'ifoexistent souvent ensemble dans les mê-mes corps, & qu’iis y font susceptiblesd’accroistèment & de diminution indé-pendamment l’un de l’autre.

On fait, par exemple, qu’une barre defer peut être échauffée jusqu’au blancdans une de ses parties, ou refroidie parle plus grand froid , agitée , dilatée , oucondensée aux plus grands degrés aux-qnelsnous puissions parvenir, lans quetous ces difl'érens effets apportent dechangement sensible à son état d’électri-cité ; & réciproquement un corps remplide matière électrique , attire & repoussede très - loin les corps légers, contracte"une atmosphère très - sensible , étincellemême de toute part, sans qu’il en parois-se plus échauffé, ni le moindrement aug-menté de volume. Or cri peut demandercomment l'éther appliqué en si grandeabondance à des corps très - échauffés otttrès-électrisés, ne produit-il pas quelquechaleur, quelque dilatation sensible dan»ceux-ci, ou quelques effets distraction& de répulsion dans ceux- là ? commentle milieu de cette barre, entouré ou pé-nétré de l’éther igné, n’arrréte-il pas,n’absorbe-t-il pas, ne dissipe , ne raréfie-t-il pas l'éther électrique que l’on a com-muniqué à la barre ? enfin comme la ma-tière électrique , loin de fe confondreavec ('atmosphère du fer embrasé, la pé-netre-t-eiie , s’étend-t-elle, seconserve-t-elle dans une densité uniforme, auffibien fur la partie la plus échauffée de labarre, que fur celles qui font demeuréesfroides ?

II faut avouer que ces differens meuve-mens d’un même fluide qui s'exéeutent àla fois dans nn corps, ne fe présentent pasbien clairement à l’esprit; cependant cesystème est encore plus simple : car si onfaisoit dépendre ees mêmes effets de cha-leur & d’électricité, de deux différensflui-des qui exerçassent en même teins & fansconfusion chacun leurs mouvemens par-ticuliers, il est clair que cette explicationne seroit pas plusheureufe,& deviendroitfuj.etteà'des difficultés d'antant plus gran-des, qti’on auroit à rendre raison d’unplus grand nombre d’effetscomme dansl’exemple d’une barre d’acier, dans la-quelle on considéreroit les effets de pesan-teur, de ressort, de dureté, d’électrieité,de magnétisme , de chaleur , £fe.