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Tome XIV. FERM - FORL.
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fïdérable , enfin l’étincelle doit paraître.

' L’étincelle qui naît du choc de cesdeux matières effluentes & affluentes,peut devenir assez Forte pour causer f in-flammation d’une liqueur spiritueuse ,sur-tout fi on l’y a disposée eu la faisantun peu tiédir, &fi cette liqueur est con-tenue dans le creux de la main , dans unvase de métal, ou dans tout autre corpsqûe la matière électrique puisse pénétreravec facilité ; car la matière affluente quiviendra de la cuiller ou de la main, pé-nétrera facilement la liqueur, donneralieu à un choc plus violent & à une étin-celle plug brûlante.

A l’égard de l’expérience de Leyde, M.l’abbé Mollet observe que la bouteilleremplie d’eau, est très-susceptible d’élec-tricité par communication ; que l’éiec-tricité que l’eau requit, se transmet auverre, qu’elle le pénétré & se répand sursa surface extérieure: que dans cette ex-périence , la bouteille nc laisse pas que decontinuer long-tems dans son état d’é-lectricité , soit qu’elle soit posée sur unetable ou sur d’autres corps non électri-ques. Maintenant la violence avec la-quelle l’étincelle éclate & frappe dansl’expérience de Leyde, dépend de ce quele choc est double & qu’il se fait en mê-me teins en deux endroits différens. Lepremier fe fait àl’extrèmité du doigt quel’on présente au conducteur entre la ma-tière effluente de ce conducteur, & lamatière affluente qui fort du doigt; ils’en fait un autre à la main gauche quitient la bouteille , entre le fluide qui fortdu verre éiectrifé par communication , &celui qui arrive de cette même main versla bouteille. Or, comme par l’effet de cedouble choc, la matière affluente rétro-grade avec force de chaque côté, elle pro-duit aux deux poignets & dans l’inté-rieurdu corps une commotion subite &très-violente, plus sensible dans les bras& dans la poitrine qui se trouvent placésdans fa direction.

M. l’abbé Mollet applique de mêmeson principe des effluences & affluencessimultanées, pour expliquer les autresphénomènes de ['électricité ; mais nousrenvoyons à ses ouvrages, où l’on trou-vera toutes les preuves qu’il a réuniespour établir la vérité de ce principe.

M. Franklin pense que ta matière élec-trique est un véritabie/ea qui traverse &

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pénétré la matière commune avee, tant deliberté,qu’elle n’éprouve aucune résistan-ce sensible ; il prouve cette pénétrationintérieure des corps par ['expérience deLeyde, dans laquelle on sent une commo-tion intérieure, qui ne devroit pas arri-ver si la matière électrique ne Faisoit queglisser le long des surfaces. C t feu & lefeu commun ne fort peut être que desmodifications du même élement, quoi-u’ils paroissent avoir des propriétés dif-érentes : ces deux matières fluides, ft onveut les distinguer , existent souvent en-semble dans les mêmes corps , en rem-plissent les pores , s'y meuvent avec une •entiers liberté fans aucune confusion dansleurs effets.

Au reste le feu éleílriqut est univer-sellement répandu par-tout ; on le trou-ve dans l’air & dans tons les corps quinous environnent: ainsi nos machinesélectriques ne le produisent point, maiselles le dirigent, le rassemblent, le con-densent & le raréfient à notre volontédans les différens corps. M. Franklincroitquece fluide remplit à peu près lespores des corps ordinaires, & que quantan moyen de nos machines , on leur enajoute une quantité , cette quantité ajou-tée n’entre pas dans leur intérieur, maisforme autour d’eiix une atmosphère plusou moins deuse , suivant la quantité quel’on a ajoutée. II suppose que les particu-les de matière électrique fe repoussentmutuellement , au contraire des particu-les de matière commune, qui tendenttontes à s’attirer : & c’est à cette qualitérépulsive qu’il attribue la divergence desrayons électriques, l’écartement de deuxfils électrisés, la divergence des rayonsdes aigrettes lumineuses, l’évaporatiouaccélérée des liqueurs électrisées, & plu-sieurs autres eff-ts. Cts mêmes particulesfe repoussent entre elles, font très-bienattirées par la matière commune avecune Force plus ou moins grande , suivantles différentes sortes de matière: car leVerre, la cire, l’ambre & les autres corpsappelles élecìriques, battirent & la retien-nent plus fortement que les autres, & eacontiennent aussi une plus grande quan-tité. C’est pourquoi admettant la subtili-té des particules de la matière électrique,leur répulsion mutuelle & ['attraction ré-ciproque entre elles & les parties de lamatière commune, il résulte que quand