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Tome XIV. FERM - FORL.
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Loch FEU

I’administration de ce secours étoit me-thodique ; on raisonnoit sur son action &sur ses effets, les succès avoient confirmeles raisons de son usage, & les différentescirconstances avoíent déterminé quelquesvariétés dans la façon de s’en servir sui-vant différentes intentions.

Lorfqu’il est nécessaire de procurer l’é-vaenation des matières épanchées , Hip-pocratc paroîtlquelquefoís laiifer f alter-native de l’usage du fer on du fou , maisil préféré absolument la cautérisationpour l’ou verture des ahscès profonds ; lacrainte de l'hémorrhagie pourroit auto-riser cette pratique ; on évitoit aussi parla déperdition de substance que la cauté-risation produit, la nécessité de l’usagedes tentes, des cannules & antres dila-tans , fans lesquels la trop prompte réu-nion des partiesextérieures mettroit obs-tacle à la sortie du pus avant l’entiere dé-tersion du foyer de l’ahcès. Hippocrateconleille la cautérisation pour l'ouver-ture des abcès a u foie ; mais au lieu ducautère actuel, c’est-à-dire du fer ardent,il parle de fuseaux de buis trempés dansde l’huile bouillante; fou intention danscette méthode étoit peut-être de vaincrela répugnance de certains malades timi-des, que l'aspect du/en actuel auroit por-tés à reieter lâchement les secours effica-ces de fart.

Les douleurs opiniâtrement fixées furune partie, lorsqu’elles avoient résisté àtous les autres moyens enratifs, exi-geoient la cautérisation ; Hippocrate larecommande dans les maux de tête rebel-les. II conseille de brûler du lin cru dansl’aífestion sciatique sur le lien où la dou-leur se fait sentir. Cette maniéré de cau-tériser est encore aujourd’hui pratiquéeaux Indes ; on se sert d’une mousse nom-mée tnoya. Quelques auteurs prétendentque par le lin cru d’Hippocrate.il ne fautpas entendre les étoupes ou la filasse delin,mais plutôt la toile de lin neuve. LesEgyptiens en ont conservé f usage, sui-vant Prosper Alpin , qui dit que dans cepays on enveloppe un peu du coton dansune plece de toile de lin , roulée en for-me de pyramide ; & le feu étant mis ducôté pointu , on applique la base de cettepvramide surla partie qu'on veut cauté-riser.

On lit dans lesniSerde Coppenhague ,«£>{.V, une lettre de Thomas Bartholin »

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Horstius, fur le maya, dont il assure avoirvit les bons effets fur des tophus véné-riens à Naples, chez Marc Aurele Séve-tin. II en conseille l'usage dans les dou-leurs des articulations causées par flu-xions d'humeurs froides & fiatneufes.Horstius écrit de Francfort à Bartholìn,que l’usage du itioya est ordinaire dans lesaffections arthritiques & goutteuses, &que cette brûlure u'est pas fort doulou-reuse, qiioiqu’on la fasse (brune partiesaine , ce qu’il assure avoir éprouvé surlui-même. Sa lettre est du 17 avril 1678.On voit que le moya dont Horstius vanteles bons effets , n’agit pas différemmentque le coton des Egyptiens, que le lincru d’Hippocrate , & de même que feroitlin morceau d’amadou.

Hippocrate nous enseigne un moyende cautériser , dont on pourroit se servirulilement dans certains cas. Lorsqu’ilvouloit brûler profondément, il mettoitdans la plaie faite par l’application ducautère, une éponge trempée dans l’hui-le , & fur laquelle ou appliquoit le feude nouveau. On réitérois cette opérationautant qu’on le jugeoit convenable.Cetteméthode de cautériser n’est point à négli-ger ; ellè'paroit sur-tout convenir pourdessécher là carie & en prévenir les pro-grès dans les os spongieux , où elle faitde fi grands ravages, par la facilité qu’itsont d’absorber les matières purulentes.II est évident que l’application immédia-te du feu ne peut agir que fur l’extétieur(cette action est bornée à la surface dé-couverte de l’os ) ; & qu’on pourroit fairepénétrer profondément dans fa substancedes remedes puissamment dessicatifs ,par le procédé que je viens d’ex poser.

Cesse recommande la cautérisationdans les éréfypeles gangreneux, fi lapourriture est considérable,: si le mal s’é-tend & gagne les parties cireonvoifines ,il faut brûler , dit il, jtssqu’à ce qu’il nedécoule plus d humeur, car les partiessaines demeurent seches lorfqu’on lesbrûle. Cette pratique feroit aussi salutai-re de nos jours , que du temps de Cesse.

La morsure des animaux enragés estun cas où la méthode des anciens devroitêtre la réglé de notre conduite. Ils nemanqnoient pas dc cautériser cés sortesde plaies. Cesse prescrit cette opération ;mais iEtius a parlé plus amplement furce point. On ne peut » dit-il, donner trop