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promptement du secours à ceux qui ontété mordus cfun chien enragé, quent celer-rirnè ; car aucun de ceux qui n’ont pasété traités méthodiquement , n’en estéchappé. D’abord on commence paragrandir la plaie avec l’instrument tran-chant . & l’on en scarifie assez profondé-ment l’intérieur, pour faire sortir beau-coup de saug.de cet endroit. On cautériseensuite avec des fers rouges. On panse avecdes poireaux,des oignons ou de l’ailaveedu sel; & lorsque les escarres seront tom-bées , i) faut bien se garder de cicatriserles ulcérés avant quarante ou soixantejours; &s’ils viennent à se Fermer, il nefaut point hésitera les ouvrir de nouveau.Voilà la doctrine d’iEtius; les modernesn’ont rien dit de mieux fur ce cas.
Les anciens a bu foi eu t Aa feu en beau-coup de circonstances, mai's les modernesle négligent trop. Le célébré AmbroiseParé, par l’invcntion de la ligature desvaisseaux , a banni le cautère actuel dela pratique ordinaire des opérations. IIa proscrit la cautérisation avec l'huilebouillante du traitement des plaies d’ar-mcs à feu. Mais il recommande le cautè-re en beaucoup de cas, & il donne la pré-férence au cautère actuel furie potentiel.L’opération du feu est plus prompte &plus sûre; & l’»u ne touche absolumentque la partie que l’on veut cautériser.Lescautères actuels font, dit-i!, ennemis detoute pourriture, parce qu’ils consument& dessèchent l'humidité étrangère imbueen la substance des parties, & corrigentl’intempérature froide & humide, ce quene peuvent faire les potentiels ; lesquelsanx corps cacochymes causent quelque-fois inflammation , gangrené , & mortifi-cation ; ce que j'ai vu, dit Paré , à mongrand regret : toutefois nous sommessouvent obligés d’cn user par ('horreurque les malades ont du fer ardent. Cettehorreur est un préjugé , car Glamlorpqui a fait un traité dans lequel il rapportetout ce qui a été dit fur la matière descautères par les anciens & par les moder-nes, assure, après avoir éprouvé lui - mê-me la différence du cautère actuel & dupotentiel, qn’il aimeroit mieux qu’nnluien appliquât fix de la premiere espece ,qu’nn de la seconde. Ce cautère actuelfait plus de peur que de mal, majoremviftnm quant iniorem inentit.
Fabrice á’Aqtiaptndente tient an vang
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distingué parmi les auteurs de chirurgie;il a volt étudié les anciens avec le plusgrand foin , mais il ne fuit pas aveuglé-ment leurs préceptes : il rejette l’ufaged n feu cn beaucoup de cas où les anciensrempieyoìent. En général, il est le par-tisan déclaré des moyens les plus doux ;il conseille néanmoins de cautériser lesarticulations abreuvéesde sucs pituiteux:il rapporte à cette occasion les préceptesdes anciens, mais il se décide d'après fapropre expérience. II avoit essayé fanssuccès ('application des remedes capablesd’atnollir & de discuter la matière quirendoit un genou fort gonflé & très-dur:le malade guérit par ('application de cinqou six cautères actuels , ronds, & allezlarges. II cite un aiiìTrecas qui lui feraencore plus d’honneur dans ('esprit desgens de bien. lin homme de confidéra-tion avoit le genou si gonfle & si dur ,qu'il ne pouvoir le faire mouvoir.Fabri-ce, appelle avec Cappivaccius, jugea quecette maladie étoit incurable. Un empy-rique qu’on appella , mit un médicamentirritant fur la partie , qui y excita unegrande inflammation, avec chaleur, rou-geur & donlenr.Dès ce moment même legenou acquit un peu de mouvement, &les choses ont toujours été de mieux enmieux jusqu’à la parfaite guérison. L’a-monr de la vérité & du bien public faitdire à notre auteur que cet empyrique afait une cure qu’il n’a pas osé entrepren-dre, S: il en prend occasion d’expliqnerle fait , en disant que le caustique aéchauffé & atténué la matière froide &épaisse qui formoit la tumeur.
Fabrice d'Aquapendente appliquoítquelquefois le feu de faqon qu’il n’avoitpoint d’action immédiate fur la partie.Pour la guérison d’un ozene on ulcéréde ('intérieur du nez , 11 mitnnecannu-!e-dans la narine , A porta le fer ardentdans une cannule , dans la vue d'échauf-fer la partie,&d’cn dessécher l’humidité.
Le cautère actuel paroît o’être restédans la chiturgie , que lorsqu’il s’agit dedétruire les caries & hâter les exfolfa-tions ; epcore n’est-eeque dans le cas oijl'on ne peut être fur d’enlever exacte»meut le vice local par le tranchant de laigouge ou d u ciseau. 11 est certain qué('instrument tranchant est en général pré-férable pour Couverture ou pour ('extir-pation des tumeurs ; mais dans les abcàs