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plient dans l’écnrie : celles qn'il prescritensuite dans le dehors , concourent anmême luit, & ne tendent qu’à confirmerle cheval, & à le guérir de toute appré-hension. On place & l’on assure dans unlieu convenable , des especcs d’auges vo-lantes , à l’effet d'y déposer différentesportions d’avoine. On monte quelqueschevaux que l'on mene à ces auges, &devant lesqneN marchent des hommes àpié qni font jouer & mouvoir les ressortsdes armes dont ils font munis ; & qui ar-rivés dans l’endroit fixé , les portent auxnaseaux de ces animaux. Tandis qn’ilscommencent à manger Leur avoine,un oudeux de ces hommes à pié tournent au-tour d’enx, & leur font entendre de nou-veau & par intervalle le bruit des res-sorts. On lts fait reculer encore à dix ondouze pas. Quand ils font éloignés ainCde sauge , les hommes à pié s'en appro-chent , meuvent tes chiens & les plati-nes,pendant qu’on sollicite (Srqu’on presteles chevaux de fe porter en avant, & derevenir au lieu qu’ils ont abandonné,après quoi on leur permet de manger, &on les interromptde mèmepluíìeurs fois,jofqii’à ce qu'il ne relie plus rien de leurration. On les reconduit dans l’écurie &à leur place avec le même appareil ; onles y flatte , on leur parle, & on leur faitsentir les armes.
! C’est avec de semblables précautions &de tels procédés pins ou moins long-temps mis en usage , que l’on parvient àleur ôter eiitierement la crainte & !'ef-froi que peuvent leur inspirer les amor-ces & le bruit des pistolets , mousquetonsou fusils que l’on décharge, Dans la leçonqni fuit immédiatement celle que nousVenons de détailler , il faut feulementobserver qu’aucun grain de poudre &qu’aucun éclat de la pierre n’atteignentle nez du cheval, ce qui le révolterait, &le rendroit infiniment plus difficile à ré-duire & à apprivoiser: Sc dans la manœu-vre qui consiste à tirer des coups à pou-dre,les armes étant bourrées, on doit faireattention , i°. de ne point les adresser di-rectement fous les anges, afin de ne chai-fer ni terre ni gravier contre ses jambes ;i°. de tenir en haut le bout des pistoletslorfqu’on les tirera , les chevaux ayantreculé , pour que les bourres ne les offen-sent point L ne soient point dirigées verseux, & à reflet d« les accoutumer à le*
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voir enflammées , supposé qn’elles tom-bent fur ie chem in qu’ils ont à faire pourfe rapprocher de leur avoine.
Dans les exercices,M. de la Porterie nss'écarte point de cet ordre ; mais soit qu’ilfasse tirer des pistolets 11011 amorces, foi6| qu’il fasse brûler des amorces, fort qu’ils’agisse d une véritable décharge de lî»pat t de deux troupes vis-à-vis l’une dal'autre , il faut toujours faire balte pourtirer,& marcher enlnite en avant, au lieude faire demi-tour à droite fur le coup ;mouvement pernicieux , & auquel leschevaux ne font que trop disposés aumoindre objet qui les épouvante.
Du reste nous avons simplement ici Irendu ses idées & développé fes princi-pes, nous ne saurions en proposer dsmeilleurs 5 & nous osons assurer qn’ilsuffira de les appliquer à propos, de s’ar-mer de la patience qu’exige la réitérationde ces leçons , & de saisir & de suivreexactement l’efprit dans lequel il prati-que, pour réussir pleinement dans cettepartie essentielle ae l’éducation des che-vaux. (e)
Feu (marque de) Manège , Maréchal*Nous appelions de ce nom le roux écla-tant, quoiqu'obfcitr , dont est teint & co-loré naturellement le poil de certainschevaux bais - brun , à l’endroit desflânes , du bout du nez & des fesses. Cecheval , disons * nous , a des marques defeu ; ces marques font directement oppo-sées à cslle du Cheval bai - brun , fesseslavées, qui est nommé ainsi , lorsque cesmêmes parties font couvertes d’uu poiljaune, mais mort, éteint & blanchâtre.
CO
Feu, mal de feu, Maréchall. Je ne faispourquoi les auteurs qui ont écrit fusriiippiatrique nomment ainsi la fievre ar-dente dans le cheval ; il me semble queles choses devroient tirer & prendre leurdénomination de ce qu’elles font en effet.V, Fievre. (?)
Feû de joie fLittér. , illuminationnocturne donnée au peuple pour specta-cle public dans des occasions de réjouitlances réelles ou supposées.
C’est une question encore indécise dasavoir si les anciens, dans les fêtes publi-ques , allumoient des/caá: par un autremotif que par esprit de religion. Un mem-bre de l’académie des belles - lettres daParis soutient la négative : ce n’est paí