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Tome XIV. FERM - FORL.
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qu’íl nie que les anciens ne fissent com-me nous des réjouissances aux publica-tions 4e paix,anx nouvelles iles victoires,remportées i'ur leurs ennemis , aux jourscie nuil!ance,iie proclamation, de mariagede leurs princes , & dans leur convales-cence après îles maladies dangereuses;mais, selon M. Mahudel.le feu dans tou-tes ces occasions ne servent qu’à brûlerles victimes nu l’encens ; &: comme laplupart de ces sacrifices se failbient lanuit , les illuminations n’ctoient em-ployées que pour éclairer la cérémonie,& non pour divertir le peuple.

Quant aux bûchers qu’oii élevoit aprèsla mort des empereurs, quelque magnifi-ques qu’ils Fussent, on conçoit bien quece spectacle lugubre n’avoit aucun rap-port avec des/rav de joie, D’un autrecôté quoique la pompe de la marebe destriomphes se terminât toujours par unsacrifice an capitule , où un feu allumépour la consécration de ia victi me satten-doit ; ce feu ne peut point passer pour unfeu de joie j enfin par rapport au ti feuxd’artifices qui étoient en usage parmi lesanciens , & qu’on pourroit présumeravoir fait partie des réjouissances publi-ques , M. Mahudel prétend qu’on n’cnvoir d’autre emploi que dans les seulesmachines de guerre.propres à porter >'in-cendie dans les villes iL dans lesbâtim.nsennemis.

Mais toutes ces raisons ne .prouventpoint que les anciens Rallumassent auflìdes feux de joie en signe de réjouissancespubliques. En effet, il est diificile de sepersuader que dans toutes les fêtes desGrecs & des Romains , & dans toutes lescélébrations de leurs jeux , \es,feux & lesilluminations publiques se rapportassenttoujours uniquement à la religion, fansque le peuple n’y prit part à peu prèscomme parmi nous.

Dans les lampadophories des Grecs,où l’on se servoit de lampes pour les sa-crifices, on y célébroit pour le peupledifferens jeux à la lueur des lampes, &comme ces jeux étoient accompagnés dedanses & de divertisse mens , on volt queces (ortes d'ilUrmin.rtions étoient en mê-me temps profanes & sacrées. L’appareild’une autre se te nommée Ur.nptéries , quise saisoit à Palleue , & qui étoit dédiée àEaccinis , confilloit en une grande illu-mination nocturne L dans une profu-

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fi ON de vin qu’on verfoít aux passa Né.

Ií faut dire la même chose des illumi-nations qui entraient dans ta solemnitéde plusieurs fêtes des Romains , & en-tr’airres dans celle des jeux séculairesqui lu raient trois nuits pendant lesquel-les il fembloit que les empereurs & lesédiles qui en faisoient la dépense , vou-lussent, par un excès de 'òmptnnfitc , dé-dommager le peuple de la rareté de leurcélébration. Capitolîn observe que i’itlu-mination que donna Philippe , dans lesjeux qn’íl célébra à ce sujet, fut si magni-fique, que ces trois nuits n’eurent pointd’obicurité.

On n’a pas d’exemple de/!'»rf».;0»>p!usremarquable que celui que Paul Emile ,après la conquête de la Macédoine, allu-ma lui-même à Amphipolis , en présencede tous les princes de la Greee qn'il yavoit invités. La décoration lui coûta uneannée entiere de préparatifs ; & quoiquel’appareil en eût été composé pour ren-dre hommage aux dieux qui préíidoientà la victoire, cette fête fut accompagnéede tous les spectacles auxouels le peupleest sensible.

Enfin depuis les derniers Cecles dupaganisme , on pourroit citer plusieursexemples de feux allumés pour d’autrcslu jets que jiour des cérémonies sacrées.St. Bernard remarque que le feu de laveille de S. Jean Batiste continué jusqu’àn os jours, le pratiquoit déja chez lesSarrasins & chez les Turcs. II semblereiûlter de ce détail , qu’on peut datersillage des/trcc de joie de la premiersantiquité, & par cofiíéqucnt long-tempsavant la découverte de la pondre, quistulement y a joint les agrémens d esfctixd’artifices , qu’on y emploie avec grandsuccès dans nos feux de joie , malgré levent, la pluie, les eaux courantes & pro-fondes.

Au surplus, quel que soit le mérite denps illuminations modernes, il ne s’enest point fait dans lc monde qni ait pro-curé de plaisir pareil à celui du simplefeu d'Adrien. Ce prince ordonna qu’on lepréparât dans la place de T raja n , L queie peuple romain fût invité dcs’y rendre.Là , dit Spartien dans la vie d’Adrien,iiv, LXXIX, l’empereur, en présence dela ville entiere , aniinlla toutes les créan-ces furies provinces, en brûla, dansk feu qu’il avoit commandé, lesobliga-