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tions Sr les mémoires , afin qu’on ne pûtcraindre d'enéire nn jour recherché , &ensuite il se retira poúr laisser le peuplelibre & célébrer ses bienfaits. Ils mon-toient à une somme immense , que despersonnes habiles à réduire la valeur desmonnaies de ce temps là , évaluent à en-viron 133 millions $00 mille livres ar-gent de France (1779 ) Audi la mémoirede cette belle action ne périra jamais,puisqu’elle s’est conservée dans les histo-riens, les inscriptions,& les médailles. I r .Mabillon, analeci. t. IV, p. 484 U486;Onuphre, if fajlis ,p. 220 ; Spanheim ,de numifmat. p. 811 , &c. Mais cotnmecette libéralité n'avoit point en d’exem-ple jusqu’alors dans aucun souverain , ilfaut ajouter à la honte des souverains deJa terre , qu’elle n’a point eu depuis d’i-mitat-eurs. (O.,/.)
Feu SACRÉ, Littér. , brasier qti’onconservé toujours allumé dans les tem-ples , & dont le foin étoit confie anx prê-tres ou aux prêtresses de la religion.
II n’est pas surprenant que des hom-mes, qui ne conlultoient que les effetsqui s'operent dans la nature, aient adoréle losoil comme le cr ateur & le maîtrede l’univers. Le culte in feu suivit deprés celui qu’on rendit an soleil ; viveimage de cet astre lumineux & le pluspur des élémens, il s’attira des espeeesd’adorations de tous les peuples dn mon-de , & devint pour eux un grand obj.-tde respect ,ou pour mieux dire . un ins-trument de terreur. L’e'eriture nous en-seigne que Dieu s’en est servi de ces deuxmaniérés. Tantôt le Seigneur se comparea un feu ardent pour désigner sa sainteté ;tantôt il se rend visible sous l’appareneed’un buisson enflammé , ou Formidablepar des menaces d’un feu dévorant, &par des pluies de soufre ; quelquefoisavant que de parler aux juifs, il saisitleur attention par des éclairs ; & d’autresfois marchant . pour ainsi dire , avec sonpeuple , il so fait précéder d’une colonnede/c».
Les roisd’Asie,an rapport d Hérodote,faifoient toujours porter d u feu devanteux : Ammieu Marcellin,parlant de cettecoutume,la tire d’une tradition qu’a voientces rois, que le feu qu’ils confcrvoientpour cet usage, étoit descendu dn ciel :Quinte-Curce ajoute que ce feu sacré &éternel étoit anffi porté dans la marche
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de leurs armées à la tête des troupes furde petits autels d’argent , an milieu desmages qui chantoient les cantiques deleur pays.
Ainsi la vénération pour le feu fe ré-pandit chez toutes les nations , qui toutesì’envifagerent comme une chúle sacrée ,parce que le même esprit de la nature ré-gnois daïis leurs rites & leur cuire exté-rieur On ne voyoit alors aucun sacrifice,aucune cérémonie religieuse où il n’en-trát da feu j & celui qui tervoit à parer lesautels & à consumer les victimes, étoitsur-tout regardé avec le plus grand res-pect. C’ell par cette raison que sou gar-doitdu feu perpétuellement allumé lansles temples des Perlés , des Chaldéens ,des Grecs, des Romains & des Egyptiens.Moyse, établi de Dieu le conducteur desHébreux , en fit de la part du Seigneurune loi pour ce peuple. u Le/c» , dìt-il,brillera fans cesse fur l’autel,& le prêtreaura soin de l’entretenir, en y mettant lematin de chaque jour dn bois, fur lequelavant posé sholocauste , il fera brûlerpar-dessus la graisse des hosties pacifi-ques , &• c’elì - là le feu qui brûlera tou-jours lans qu’on puisse l’éteindre. „Lévit. ch. vj.
II semble toutefois que le lieu dumonde où l’on révéra davantage cet élé-ment, étoit la Perle : on y trouvait par-tout des enclos fermés de murailles &fans toits , où l’on faisoit affiduement dufeu, & où le peuple dévot vomit en fouleà certaines heures pour prier. Les grandssoigneurs fe ruinaient à y jeter des essen-ces précieuses & des fleurs odoriféran-tes, privilège qn’ils regardoient commeun des plus beaux droits de la noblesse.Ces enclos ou ces temples découverts ,ont été connus des Grecs sous le nom de7 rofxB-e 7 x, & ce sont les plus anciens mo-numens qui nous restent de l’idolàtriedu feu, Strabon qui avoit eu la curiositéde les examiner, raconte qu’il v avoit unautel an milieu de ces fortes de temples,avec beaucoup de cendres, fur lesquellesles mages entretenoient un .feu perpé-tuel.
Quand les rois de Perse étnsont à flago-rne , on éteignait le feu dans les villesprincipales dn royaume ; & ponr le ral-lumer, il fallait que son successeur fûtcouronné. Ces peuples s’imaginnient queIe/c« avoit été apporté du ciel, & mis