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lorsque les BSrbares lui demanderont dufeu grégeois , il doit répondre qti’il ne luieítpa» permis de leur en donner, pareeqn’nn ange qui Rapporta à l’empereurConstantin, défendit de le communiqueraux autres nations , & que ceux quiavoient osé le faire , a voient étc dévoréspar le feu d» ciel, dès qu’ils étoie ut en-trés dans Régisse.
Cependant malgré les. précautions deConstantin Porphyrogenete , la composi-tion d» fea grégeois vint à être connue oudécouverte par les ennemis. Le P.Daniel,dans son histoire du siège de Damiette enIÎ49, sous 8. Louis , rapporte que lesTurcs en firent alors un terrible usage.Iìs le lançoient, dit-il, avec une especede mortier, & quelquefois avec une sorte(('arbalète singulière , qui étoit tenduefortement par le moyen d une machinesupérieure en force à celle des bras & desmains. Celui qu’on tiroit avec une especede mortier , paroissoit quelquefois enl'air de la grosseur d’un tonneau , jetantune longue queue, & faisant un bruitsemblable à celui du tonnerre.Mais voiciles propres paroles de Joinville , quiétoit présent. “ Les Turcs emmenerentun engin, qu’ils appelloient lu perriè-re , un terrible engin à mal-faire , & lesmildrent vis-à-vis des chats chateils, quemessire Gaultier de Curel & moi, guet-tions de nuit ; par lequel engin ils nousjetterent le feu grégeois à planté , quiétoit la plus terrible chose que onqueSjamais je veille. „ Au reste M. du Cangea fait une ample note fur cet endroit,dans laquelle il explique la composition& Lissage de ce feu ; j’y renvoyé le lec-teur pour abréger.
On croit communément que le feugré-geoìs brúloit dans Peau , L même avecplus de violence que dehors , opinion quiest hors de tonte vraisemblance.I! est vraiqu’Albert d’Aix ( L VIT* c. v. ) , » écritqu’on ne pouvoit point éteindre ce feuavec de Peau ; mais en accordant mêmequ’il nes’est pas trompé , ses paroles neveulent point dire que le feu grégeois brû-lât dans Peau.
Encore moins fa u t- il penser que ce feufíït inextinguible , puisque selon-Mat-thieu Paris en Pau triton pouvoit l’é-teindre avec du vinaigre & du fable. LesFrançois y parvinrent plusieurs fois enl’étouffîmt avec adi elle, & eu empêchant
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la communication de Pair extérieur, pardes peaux humides d’animaux nouvelle-ment écorchés, qu’on jetoit dessus. Auflilit-on dans la méme hiftoirede Joinville:“ Et incontinent fut éteint \e feu grégeoispar cinq hommes que avions propres àce faire. „
Enfin Vinvention du feu grégeois s’estperdue au moyen de la poudre à canonqui lui a succédé,& qui fait par le secoursde l’artillerie , bien d’autres ravages queceux que produisoit \eftu grégeois par lesoustedes tuyaux de cuivre , par des ar-balètes à-tour, ou autres machines à res-sort. Reposons-nous en fur les hommespolicés; ils ne manqueront jamais desarts les plus propres à se détruire , & àjoncher la face de la terre de morts L demourans. (D. J.)
Feu , Tbéol. , terme usité en théologiepour exprimer la punition éternelle ré-servée aux médians.é’’. ce qu’on doit pen-ser de la réalité de ce feu, au mat En FER.On eroit communément qu’à la fin dessiécles & avant le jugement dernier , cemonde visible fera détruit & consumépar le feu.
Dieu s’est manifesté hii-même plu-sieurs fois fous l’apparence du feu. C’eífcainsi qu’il apparut àMoy se dans le désert,dans un buisson ardent , fur le mont Bi-nai, au milieu ôtes feux, & des éclairs: lecamp des Israélites étoit conduit pendantla nuit par une colonne de feu j & le S.Elprit descendit sur les apôtres le jourde la pentecôtc, fous la forme de languesde feu. Aussi est-il appel lé dans les écri-tures Si dans les peres ,feu , ignis , pourmarquer l’ardeur de l'amour divin. C’estdans le. même sens que la charité estap-pellée «» feu sucré, un feu divin, & qu’onla représente sous le symbole d’a» cœurenfaminé.
Les Persans adoroient leur dieu fousLimage & la représentation d'un feu, par-ce qu’ils croyoient que cet élément est lepremier mobile de la nature. Eux , lesHébreux Si les Romains conservoient re-ligieusement le feu sacré. Voyez FeuSACRá.
Vulcain étoit honoré chez les anciens,& particulièrement chez les Egyptiens,comme ['inventeur du feu. Boerhaave-prétend qu’il est fort probable que IsVulcain des païens étoit \eTubal-cain desHébreux, qui semble avoir connu le pre-