FEU
«nier l'usage du feu pour t» Fonte de* mé-taux L pour d’autres préparations ehy-tniques. E. Chymie. (6)
Feu, Mytbol. lìttír. Ce Fut Promé-thée , suivant la Fable , qui déroba le feudu ciel, & qui en fit un présent aux hom-mes ; ce n’est pas à dire cependant, qu’illeur en ait fait connoitre le premier l'u-sage & les effets : cette connoissance estfans doute presque auffi ancienne que lemonde, soit que la foudre ait porté le/t-«sur la terre , soit q u'on ait faitdu/ea parhasard en frappant des cailloux , ou detonte autre maniéré qui en peut produireartificiellement ; mais Prométhée quiétoit un prince éclairé, découvrit aux ha-bitans de la Scythie , gens barbares &grossiers, la maniéré d’appliquer lefeu àleurs besoins , & à plusieurs opérationsdes arts manuels. Voilà ce que désigne lefeu qu'iì emprunta du ciel.
Ainsi Vulcain , premier roi d’Egypte ,ayant établi des forges dans l iste de Lem-nos, & appris aux insulaires fart de ren-dre les métaux fusibles ou malléables,parle moyen du feu, il arriva que tous ceuxqui profitèrent dans la fuite de ses inven-tions, nommèrent Vulcain le dieu du/è»,& offrirent à ce dieu des sacrifices, en re-connaissance de ses bienfaits.
Ce dieu eut plusieurs temples à Rome,& un entr’autres dans lequel le peupletraitait souvent les affaires les pins gra-ves de la république , parce que les Ro-mains ne eroyoient pas pouvoir rien in-voquer de plus sacré, pour assurer les dé-cisions qui s’y prcuoient, que le feu ven-geur dont ce dieu étoit le symbole; &dans les sacrifices qu’on lui offroit , onconsumait par le feu toute la victime ;c’étoient de véritables holocaustes.
Mais pourquoi les Romains préfen-toient-ils aux nouvelles mariées du feu& de seau, lorsqu’elles entraient dans lamaison de leurs époux? Denis d’Iíalycar-naffe nous apprend (/.//.) que Romtihisinstitua cette cérémonie, lorsqu’il unitles Sabines à leurs ravisseurs ; & ce qu’ily a de plus singulier, c’est qu’elle se per-pétua d’âgeenâge: les poètes nous enfournissent la preuve.
Stace feint agréablement dans son épi-thalame de Stella & de Vioìeiitilla , queJes muses descendent du Parnasse , pourvenir présenter ie/e» &f*an aux nou-veaux mariés.
FEU 24s
Procul ecct ctnorm
Desnigmt Helicoue Dea , quuntiuntquenovena
Lampade ,/olemnem thaltimis coeur.tibus» ignem,
Et de pieriis vocalemfontibus uniaift.
Valerius Flaccus a orné de la mêmeimage son poème des Argonautes.
Inde ubi facrifcas cum conjugere venit aiaras ,
Mfonides, itnàque adeunt , pari ter que pre -cari.
Incipiunt, igntm Polluée undantque fit-galem
Pratulit.
Plutarque épuise en vain son esprit àchercher des raisons allégoriques du fon-dement de cet usage , qui de son tempsétoit encore à la mode. De pareilles cou-tumes n’ont guere d'autres sources quela superstition des peuples qui les ima-ginent , 011 qui les empruntent de leursvoisins. (D. J.')
Feu S- Antoine , Mid. On a donnéle nom de feu S. Antoine à deux mala-dies bien différentes , & qui n’ont quequelques signes semblables, en quoi l’ona fait comme le petit peuple du royaume,qui dans la derniere guerre appelloitpandours tous les corps (le cavalerie de*ennemis.
Nos anciens historiens parlent briève-ment & très-obscurément de fune de cesdeux maladies , & nos journaux des fa-vans ont caractérisé Pauire fort au long& fort nettement.
La premiere maladie, connue fous lenom de feu S. Antoine , fit de grands ra-vages en France dans les xj & xij e sié-cles. Elle causait, dit f histoire , la pertedes membres du corps,auxquelselle s’at-tachoit j elle les desséchoit, les rendoitlivides, noirs & gangrenés ; ce mal épide-mique & contagieux attaquoitles partiesexternes & inter,>es,L s’étendoit fur toutle monde : c’étoit une vraie maladie pes-tilentielle.
On mettoit les malades dans des lieuxécartés ; & pour empêcher qn’on eût aveceux qtrelque communication,on peigiioitdu/è» lur les murailles des endroits ouon les avoit renfermés. On trouvera dansla fátyreMénipée & dans Rabelais (deuxlivres uniques en leur genre), des preu-ves de «et ttsage-