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Tome XIV. FERM - FORL.
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même en serpentant jusqu’au haut despins grands arbres. Son tronc est li-gneux , liste , poreux , quelquefois de lagrosseur tlu bras , couvert d'une écorceraboteuse , épaisse & cendrée. Ses feuil-les lont grandes, garnies de nervures,ameres , presque semblables à celles dumalabathrum, mais plus larges. Sa fleurressemble à celle du grenadier.

II lui succédé un fruit plus gros qu’unmelon , couvert d'une peau fort mince,luisante, lisse , & d’un verd sale , ou decouleur d’albàtre : sous cette petite peauest une antre écorce d'une substance du-re , & comme pierreuse. L’intérieur dece Fruit est rempli d’une chair un peu■amere , jaune L molle, àrrs laquellesont renfermés le plus souvent vingt,quatre noyaux de la grosseur d’une noix,ïorfqu’ils sojit Frais , couverts d’un du-vet argenté, de différentes & inégalesíìçi’res : ces noyaux en séchant dimi-nuent & n’ont plus que la grosseur d'unenoisette ou aveline. Voilà cette avelineconnue en matière médicale sous le nomd e feve à? S. Ignace.

Çeux qui en font usage, la donnent aux-adultes, réduite c-n poudre parle moyend’une fine râpe , à la dose de 14 grains,& à celle de 4 grains pour les petits en-fans : d’autres la font macérer pendantdouze heures dans du vin , ou quelque•eau distillée convenable , & en prescri--vent l’iivfusion. L’huile de ces/ew estun puissant cinétique, à la dose d’une on-ce. La teinture jaunâtre de cette noix,-par le secours de l’esprit-de-vin, se pres-crit intérieurement depuis un scrupulejusqu'àdeuil dragme , & est recomman-dée extérieurement contre la sidatique &■autres douleurs des articulations.

(Ludiques-uns vantent les vertus de cesnoyaux & leurs diverses préparationsdans les affections comateuses, la léthar-gie, l'apoplexie , la paralysie, l’épilepfre,íes poisons, & même dans d’autres ma-ladies pins communes, comme le catar-rhe , les vers, la colique , la suppressiondes mois & des vuidanges. Wedeïius■prétend avoir heureusement employé lafeve de S. Ignace dsns les fievres conti-nues. Michel Bernard Valentin, qui a lepremier publié une dissertation sur cettefeve, dans son traité des polychrestesexotiques, & depuis dans son histoire ré-formé e d es simp le s»n’ e n f ai t pas de ïkoìh-

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dres cloges que son compatriote, pourla cure des maladies chroniques invété-rées.

Le P. Georges Camelli jésuite, dans fïdescription des plantes de l’isle de Lu-çon, la principale des Philippines. croîtque ce noyau est la noix vomique de Sé-rapioH. V. la lettre de ce curieux jésuite,adressée à Rai & à Petiver, dans lesTraits. pbUosop. ami. 1699, png. 87, &dans les acltt eruéiter, an. 1700,png.

II rapporte dans cette lettre plusieurs dé-tails, que nous ne transcrirons pas, furPestime singulière qu’en font les Indiens;mais il ajoute à son récit des observationsqui prouvent ciairementcombien la fevede S. Ignace est dangereuse , puisqu’elleproduit dans les Espagnols des tiiouve-mens spasmodiques , le vertige, !e syn-cope, & des lueurs froides. C’en est troppour justifier que les qualités de ce noyaune font guets différentes de celles de 1»noix vomiqne:anllì ce remede n’est pointusité par tout ce qu’il y a de médecinséclairés, sages & prudens; peut-être mê-me Feroit-on bien de le bannir entière-ment de la médecine. En effet qu'avons-nous besoin de drogues étrangères, pluscapables d'inspirer des alarmes que de kconliance , dans le succès de leurs opéra-tions , (D. J.)

Feve, Hijl.anc. La feve , je diraimieux le kvxu.c' d»s Grecs, & le faba desLatins, étoit respectée ou regardée com-me impure par plusieurs peuples de l’an-tiquité, & en particulier par les Egyp-tiens ; car leurs prêtres s’en abftenoient,selon le témoignage d'Hérodote. Les Ro-mains les employois ut dans les funérail-les, & autres cérémonies Funèbres. V.LÉmurales.

Le vulgaire croyois que ce monde étoitrempli de démons, lémures , les uns bonsqu’ils appelloicnt lares , les autres mau-vais qu’ils nommaient spectres , larvœ ,specira. II étoit persuadé de l’apparitionde ces derniers; opinion folle dont il n’estpas encore revenu, & dont il ne revien-dra jamais.

Ce fut pour appaiser ces malins génies,qn’on jettoit fur les tombeaux quantitéde feves,qui passaient pour le symbole dela mort. Ces idées ridicules donnèrentnaissance à la nécromancie , que l’aviditédu gain fit embrasser à plusieurs impos-teurs. Ils mirent a profit i iguoraute eré-