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tïulité du peuple, en s’attribuant le pou-voir d'évoquer les âmes, île ies interro-ger , & d’en apprendre l’avenir. VoyezÉvocation cíf Nécromancie.
On peut lire dans les fastes li’Ovide,îa maniéré dont ils évoquaient les mau-vais esprits, en leur offrant îles feves.N’cst-ee point là Porigine de Tissage quirègne encore en plusieurs pays catholi-ques , d’en manger & d’en distribuer lejour de la commémoration des morts?
Mais qu’a voulu dire Pythagore par lacélébré ordonnance qu’il fit à ses disci-ples de s'abstenír Ats feves, xvx.'xvv seví-X# ? Les anciens eux.mêmes expliquentdiversement ce précepte, & par consé-quent en ignorent le véritable sens.Quel-ques uns l’entendent des feves au pro-pre; parce que leur nourriture est nuisi-ble à la fauté des gens de lettres , un’eiiccause des vents, des obstructions dans lesviscères,appesantit la tête , trouble l’cf-prit, & obscurcit la vue : c’est !e senti-ment de Cicéron, de iivhiat. lib. 1 , cap.xxx. D’auíres, comme Pline !e raconte,l’attribiìentà ce que les feves contien-nent les âmes des morts. & qu’on trouvefur leurs sieurs des lettres lugubres.D’au-tres prennent le mot de jíusc.usç énigmati-quement, pour Vimpureté & !a luxure.
íi y en a qui interprètent,avec Piutar-que, cette defense des charges de la répu-blique ; car on fait que plusieurs peuplesde la Grece se servoient des/éner an lieu-de petites pierres,pour sélection de leursmagistrats. A Athènes, la feve blanchedéíìgnoit la réception , l'absolution , laïéjection , la condamnation & la noire.Ainsi, selon Pìutarqne , Pythagore re-commandait ici figurément à ses disci-ples, de préférer une vie privée toujourssûre & tranquille,atix magistratures plei-nes de troubles & de dangers.
Enfin plusieurs anciens & modernescherchent dans la philosophie de Pytha-gore , l’explication naturelle de Ion pré-cepte,' & ces derniers me semblent ap-procher le plus près de la vérité. En effetPythagore a volt enseigné quela/H’f étoitnée en même temps que l’homme, & for-mée de la même corruption: or commeil trouvoit dans la feve je ne fais quelleressemblance avec les corps animés , ilne doutoit point qu’elle n’eût nuffi uneame sujete comme les autres anx vicisii-tmles de ia transmigration, & par coni'é-
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quent que quelques-uns de ses païens nefu sien t devenus/focs , de - là íe respectqu’il avoit pour cc légunle, & l’inrcrdie-tien de son usage à tous ses disciples.
Cette opinion de Pythagore que nousvenons d’exposer , n'est point un senti-ment qu’on lui prête ; elle le trouve dé-taillée dans la vie que Porphyre a faitede ce philosophe. Aulsi Horace,qui long-temps avant Porphyre, ne doutoit pointque cette idée de transmigration ne fûtcelle de Pvthagore , s'en est moqué plai-samment dans une de ses satyres :
O qitandò fuba Fytbagora cognais,Jìmul-que
Unílafitispingui ponetittir olttfcula lardaiSatyr. vj, lib. ÌJ , V, 63.
„ Quand pourrai-je , nit-il , dans mesrepas rustiques , en dépit de Pythagore,111e régaierd’or: plat Aefi-ves, & mangerà discrétion de mes légumes, nourriesde petit lard ” ?
A u reste !e lecteur est maître de con-sulter sur cette matière Voisins,de IdoloUlib. III , cap. xxx v; lib. IV, cap. xcvij »lib. V, cap. xj, xij , xxv U xlix.&í quel-ques auteurs qui ont développé le systè-me de Pythagore. V. aijjì P YTHAGO-RÍCIENS. (L). J.~)
FEVE , Manège, Maréchal!., maladiede la bouche; elle est encore connue fousle nom de Inmpas. Elle consiste dans untel degré d’épaisteur de îa membranequi tapisse intérieurement la mâchoiresupérieure, & qui revêt le palais, quecette membrane excede considérable*ment la hauteurdes pinces; souvent aullìelle se propage de maniéré qn’elle anti-cipe sur ces mêmes dents. Je ne fais pour-quoi ies auteurs qui ont traité de l'art vé-térinaire , n’ont point parlé de ce derniercas. Ce prolongement on ee volume con-tre nature n’a rien qui doive étonner,lorsque l’on considéré que la mucosité fil-trée & séparée dans la membrane de Sch-neider, se répandant sur celle dont iì s’a-git par ies ouvertures que lui présententles fentes incisives, l’humecte & l’abren-ve fans cesse. C’est précisément dans leHeu de ses ouvertures qu’elle s’éteud ous'épaiffitau point de rendre faction demanger difficile à i’animal; & celle detirer le Fourrage encore plus laborieuse& même impossible , vu ia douleur qu’ilressent à chaque instant où se joignent iesextrémités des dents antérieures , culte