Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

266 FEU

* FEUILLETER, v. a. Gram ., aupropre , tourner les feuillets d’un livre,manier tles papiers, en tourner les feuil-lets; an figuré, parcourir un livre, le li-re superficiellement ; feuilleter les au-teurs, íign fi'j les lire , les étudier,

FEUILLETEE, la pâte.Art du cuisinier',c’est manier la pâtisserie île maniéréqu'elie se leve par feuillet*. Four cela onprend un litron de farine , un peu de sel& de l’eau , ce que la farine en peut boi-re; on la pétrit un moment ; on prendensuite autant de beurre que de pâte;on la bat avec le rouleau , en mettant lebeurre dans le milieu; on la plie &. replieà diverses fois, après savoir étendue avecle rouleau. On s’en sert pour faire destourtes, Nc. (+)

FEUILLETI on FILETI, f. m. Joail-lier,-c’est proprement sangle qui séparela partie supérieure d’une pierre d’avecl’inféncure;./è/m- lefeuilleti , c’est frap-per au poinqon la partie d’argent ou d’orqui enveloppe cette pierre vers (on feuil-leti , jusqu’à ce qu’on soit assuré qu’ils setouchent exactement l’un & l’autre; c’estl’opération la plus délicate & la plus né-cessaire du serti.

FEULLETIER , s. m. c’est une des■qualités que les maîtres cartiers, faiseursde cartes à jouer, prennent dans leursstatuts; on les nomme maîtres cartiers-tarotiersfeuiUetiers if cartonniers. F.Cartier.

* FEUILLETIS, s. m. Ardoisier, c’estle nom que les ouvriers donnent à Ten-droit où ils travaillent dans la carrière ,lorsque l’ardoise y est tendre & facile àdiviser: ils appellent cela être enfeuil-letis.

FEUILLETTE , f. F. Comm. , quel’on écrit auffi FeillETTK, & que quel-ques-uns appellent fillette ; forte de fu-taille ou moyen tonneau , servant à met-tre du vin ost d’autres liqueurs. feuil-lette est la moitié du ntuid de Paris , aussil’appelle-t-on le plus souvent demi-muid.Ce terme est particulièrement en usageen Bourgogne. I?. Muib.

En quelques provinces de France,surtout vers Lyon, la feuillette est aussiune petite mesure de liqueurs qui revientà une chopine de Paris.

On prétend que nous avons empruntéce terme des Italiens , qui nomment_/è-glietta une petite mesure ; d’autres au

FEU

contraire soutiennent que c’est de notremot feuillette , que les Italiens ont faitleur fogliettu. Diél. de Comm. de Trèv.& de Cham. (G)

FEUILLUZE, f. f. en Arcbiteélure ;c’est l’entaille eu angle droit qui est entre. le tableau & l’embrasure d’une porte oud’une croisée , pour y loger la menuise-rie. (P)

FEUR-MARIAGE, Jurifprud. , estla même chose que for-muriage : mais ondit plus communément for-mariage. F.ci-uprès Fas-MARIAGE. (A)

FEURRE, f. f. terme de rìviere ; pail-le longue qui sert à empailler les chaises:celle qui vient par eau paye un droit defeurre.

FEURSoa FEUR , Géog. , forum Se-gusianorum ; ancienne ville de France,capitale du haut-Forez, fur la Loire, à10 lieues su d-est deRouane, io sud-ouestde Lyon , q; sud-est de Paris. Long. 21 ,53, 33; lut- 45, 44, 43- Joseph Guicharddn Verney, célébré anatomiste , naquit àFeurs eii 1648 , & est mort à Paris e«1730. (D. J.)

* FEVRES , s. m. pi. Fontaines sa-lantes , espece de maréchaux chargés del’entretien des chaudières, en leur Four-nissant les Fers. Ils font affectés aux sa-lines par des finances payées ail roi, cequi n’est pas tout-à-Fait du bien du ser-vice , parce qu’ils font à couvert de la ré-vocation. Au lieu de fers, on leur donneune somme fixe pour chaque remandnre,avec une autre somme qui les indemnisedes vieux fers. II y a en tout deux se-vrés dans les salines deMoyenvic, quiavoient chacun deux demi-ehaudieres ;mais on en a supprimé une , & il y a unde ces deux fevres, qui n’a qn’une de-mi-chaudiere; inégalité qui cause de l’al-tercation. Les fevres ont un inspecteur.

FÉVRIER, f. m. Fliji. rom., c’est par-mi nous , comme tout le monde le fait ,le nom du second mois de Tannée, à com-mencer par janvier 11 n’a que 28 joursdans les années ordinaires, & 29 dansles bissextiles , à cause d’un jour inter-calaire qu’on y ajoute. Fuyez BISSEX-TILE.

On écrivoit autrefois febvrier, & cet-te orthographe approchoit davantage dumot latin februarius , à qui Festus don-ne les deux origines suivantes.

Februarius, dit-il, mobensis iiâtts, qui