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Tome XIV. FERM - FORL.
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tum ííl est extremo mense omnì , fopnlusfehruatur , id est luflraretur,ac purgare-tur. Cette étymologie paroît naturelle.Le peuple romain Faisoit des sacrificespendant les douze derniers jours de I an-née , pour se purifier & pour demandersnx dieux, le repos des âmes de ceux quiétoient décédé? ; & comme ces sacrifices& ces purifications étoient appelles fe-inta , on nomma le moi s où l'on Faisoitces sacrifices & ces purifications febmti-rius. Ovide assure la mème chose, toutce qui servoit, dit-il, à nous purifier,étoit appelle feinta par nos ancêtres ;d’où il conclu! , mtnjis ab bis dU’tus.

La seconde étymologie du mot février,peut venir, selon Festus, de ce que cemois étoit consacré à Junon, que les Ro-mains appelloient/eïn'Kslfa ou februalisc’est pourquoi ils l’honoroient d’un cul-te particulier pendant le mois de février.

Enfin Ovide nous donne une derniereétymologie du matfebruarius : elle peutencore venir, dit-il, de ce que dans cemois on Faisoit des sacrifices fur les tom-beaux , & que par le moyen de ses so-lemnités funèbres, l’on purifioit letemps, mais je m’en tiens toujours à lapremiers étymologie de Festus.

Le mois de février n’étoit point dansle calendrier de Romnlus ; il fut ajoutépar Numa Pompilius ; de !à vient que«lans les premiers liecles de Rome, fé-vrier était \e dernier mois de Tannée,comme il paroît par le passage de Festus ,que nous avons cité.Février précéda jan-vier jissqu’au temps où les Déeemvirsordonnèrent <^u’U deviendroit le secondmois de Tannee , & Fuivroit janvier im-médiatement.

Le soleil, durant la plus grande partiede ce mois , parcourt le figue du Verseau,& vers la fin ii entre au ligne des pois-sons. Foy. Signe. ÇD.J.)

FEUTRAIT TE, Comm ., droit queTon paye aiix seigneurs en quelques en-droits de France , pour avoir permissionde tirer fur leurs terres la mine de fer ,qui sert à entretenir les fourneaux deforges & fonderies. Diéiionmire de Com-merce, de Trév. & de Chmnb. (G)

FEUTRE , f. m. Chapellerie, estimeespece d’étoffede laine, ou de laine & depoil, qui n’est ni croisée ni tissu c , maisqui tire toute fa consistance de ce qu’ellea été travaillée &■ foulée avec de la lie &

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de la colle, & ensuite façonnée dans unmoule par le moyen du feu & de seau.

Le poil de castor , de chameau & delapin , la laine des agneaux & des mou-tons , font les matières qui entrent com-munément dans la composition áu feutre,& les différentes sortes de chapeaux fontles ouvrages à quoi 011 remploie.

Le feutre qu’on destine pour un cha-peau , étant suffisamment foulé & prépa-ré, on le réduit en une piece qui est àpeu près de la figure d’un largeentonnoir;dans cet état ou le met enferme, &ouen fait un chapeau. F. Chapeau.

Les Tartares ont l’art de fabriquer enfeutre des manteaux coniques extrême-ment souples, légers & impénétrables àla pluie : ils couvrent de la même étoffeleurs tentes. II seroit à souhaiter qu’enEurope Ton tentât d’introduire cetart. Uy a apparence que les Tartares, au lieud'nnir la laine avec de la colle & de la liedevin, se servent de Tbuile grasse , àpeu près semblable à celle que n«s pein-tres emploient dans leurs tableaux.

Pline le naturaliste nous apprend dansle b'r>. Flll, chap. 48, que les anciensfa voient préparer le feutre, pour en fai-re divers meubles ; ils y cmployoient lalaine courte : il ajoute que si dans la fa-brication l’ouvrier imbibe ses feutres devinaigre , pour lors ils deviennent très-durs & impénétrables aux coups d’épée.Dans les peintures d'Herculane , on voitdes hommes qui portent fur la tête deschapeaux d e feutre, à peu près sembla-bles aux nôtres. ( F. A. L .)

Feut.EE , Chymte est Pharmacie; C’eftun morceau de drap de flanelle ou d’éta-mine , & quelquefois de coton que Tonemployoit beaucoup autrefois en guisede filtre, avant Tissage du papier gris. IIy a toute apparence que ce motn’a passéau drap & à la flanelle, que parce qu’ilsont été substitués à Tétosse de poils fou-lés , qu’on nomme feutre ( voyez Cha-peau): car Ménage dérive ce mot dephiltrum, qui, chez les auteurs de la baf-fe latinité, signifie Vétoffe en question,& vient de l’allemand fit, qui a la mê-me lignification, selon du Cange, lequelajoute qu’elle a été nommée ttusíì filtras,filtra , pkeltritm, philtrum Qst viltrutn.On se sert encore de feutres ou blanchetsdans quelques opérations, lis prennentdifférentes formes , l'eion Tissage auquel