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on veut les appliquer. Ils font quarrésquand ils doivent aller fur le carrelet,•voyez ce mot , en Ianiere, quand on veutleur faire Faire l’office d'un Typhon. V.Languette. Enfin la chauffe ou lamanche d’Hippocrate, n’est elle.mêmequ’un feutre en capuchon. V. Filtra-TION. Article de 31. de Villiers.
Feutre, terme de draperie. Voyeztarticle LAINE (manufacture en )
Feutre. Les potiers d'étain appellentainsi des morceaux de vieux chapeaux ,qui leur servent à manier les mouleschauds, lorsqu’ils jettent dedans, soitpour les former , soit pour les ouvrir &dépouiller les pieces jetées toutes chau-des, crainte de se brûler. Ils appellentanflì feutre un morceau de la forme d u.chapeau, coupé comme une bande, qu'ilsmettent dans les pots en dedans dansl’endroit où ils les soudent. V. Fondrel’Étain & Souder les pots d'é-tain.
Feutres , terme de papeterie', ce sontdes morceaux de revesche, on autreétoffe de laine, sur lesquels des ouvriers,qui travaillent dans des manufacturesde papier , mettent les feuilles de papierau sortir du moule , à mesure qu’on lesfabrique. On les appelle auffi f âtres. V.Papier.
FEUTRER, terme de chapelier , quisignifie manier l’étoffc d’un chapeau ré-duite en capade , pour lui donner ducorps. On feutre d’ahord à froid , & en-suite à chaud fur le bassin. Voyez Cha-peau.
Feutrer UNE selle, terme de sel-lier : c’eft la remplir de bourre.
FEUTRIERE, s. f. terme de chape-lier j c’est un morceau dc toile forte &neuve, dans laquelle on enveloppe lescapades, le lambeau entre deux, asin deles marcher, ou feutrer ù chaud fur lebassin , pour les disposer à en former unchapeau. Voyez CHAPEAU.
FEZ, Géngr ., royaume considérablede l’Afrique, sur la côte de Barbarie,enfermé entre le royaume d’Alger au le-vant , de Maroc au midi, & la nier par-tout ailleurs. 11 fait une partie de l'an-eienne Mauritanie Tangitane. Le paysest plein de montagnes, principalementvers le couchant & le midi, où est lemont-Atlas. II est arrosé de plusieurs ri-vières. On ls divifî en sept provinces.
FEZ
U est bien peuplé, fertile, & abondeen grains, bestiaux, légumes , fruits &cire. Le fleuve de Sébou le traverse, &va se décharger par îa Mancmore dansl’océan. Ce royaume a eu autrefois sesrois particuliers ; mais il est présentuni à celui de Maroc, & n’a qu’un mêmesouverain, qui sait sa résidence à Mìque»nez. 11 ne faut pas confondre le royaumede Fez avec la province de Fez , qui n’enfait qu’une partie , & dont la fertilitéest prodigieuse. Voyez S. Olon, état del'empire de Maroc ; Marmol, Mouette,histoire du royaume de Maroc, de la Croix,histoire de l'Afrique ; histoire des Chéris spar Diégo de Torres, & autres. {D. J.)
Fez, Géogr., ville assez forte , &funedes plus belles d’Afrique , dans la pro-vince & fur la riviere de même nom , enBarbarie, capitale du royaume de Fez.Elle est composée de trois villes: elle ades mosquées magnifiques, une fameuseacadémie arabe , L les colleges où l’onenseigne la grammaire, la poésie, l’as-trologie , lá jurisprudence, la rhétori-que , la théologie, la philosophie, lesmathématiques & les autres sciences.Les juifs y font en grand nombre , & yont des synagogues. II y a un muphti.Les.dames riches y portent des chaînesd’or L d’argent autour de leurs jambes.Fez est à cent lieues sud-est de Maroc,trente-cinq sud de Salé. Longit. selonles tables arabiques ig , & lat. 34,35mais, selon Harris, la long. est 11, 34,45 ; lat. rq, 10 , o. Voyez les auteurs er-tís ci dejfus.
Je parcotirois pour faire cet article,(le î janvier 1756) ce que quelques géo-graphes rapportent de la ville de Fez, defa position , de son étendue, de ses mos-quées, des synagogues que les juifs ontdaus cette capitale, (stc. lorfqu’on m’acommuniqué copie d'une lettre des mis-sionnaires de saint François établis enBarbarie. Cette lettre maintenant impri-mée , raconte entr’antres détails des ra-vages causés en Afrique par le tremble-ment de terre des 1, 13 & 19 novembre17;; , que la plus grande partie de 1^ville de Fez en a été renversée, qu’ily a péri trois mille personnes , que Mi-quenez a été entièrement détruite, &qu’un corps de cavalerie de mille hom-mes a été englouti par ce íuêmç tr^m^blemeat,