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tilité des fibres qui est exercée, & l'élasti-cité dans le second ; changemens qui necessent de se succéder tant que dure lavie, ensortequ’elle semble dépendre d’unperpétuel inéquilibre.
Mais cet inéquilibre ne peut être con-nu que par rapport aux solides comparésaux fluides, & réciproquement, car pource qui est des solides entr’eux & des flui-des entr’eux respectivement, on peut aucontraire se les représenter comme dansun perpétuel équilibre de Forces , d’ac-tion,de réaction proportionnées,au moinsdans l’état de santé, qui est la vie la plusparfaite ; équilibre dont les, maladies neïont que des lésions. Voy. ÉQUILIBRE ,( [Eeonom. anîiìi.) il se trouve sous ce motbien des choses, qui ont rapport aux fi-bres en général ; voyez aujjì CIRCULA-TION du Sang , Santé.
Une autre propriété des fibres , qui dé-rive bien naturellement de la force élas-tique , c’est la vibratilité ; ce seroit ici lelieu d'en traiter aussi ; mais elle appar-tient de trop près au méehanisme del'ouïe , pour en séparer ce qu’il y a à direde cette propriété consectaire. V. SoN ,Ouïe , Oreille.
Quant ì l’irritabilité observée particu-lièrement par M. Haller , dans quelques-unes des parties du corps humain, il suf-fit qn'elle ne soit pas une propriété com-mune à tontes les. fibres , pour qu’il nedoive pas en être fait ici mention d’unemaniéré détaillée. V. Irritabilité.
Composés ies fibres. Après avoir traitéde la fibre, de fa nature & de ses proprié-tés , en tant qn’elle est simple & considé-rée séparément des organes qui ne fontqu’un composé de fibres , il reste à recher-cher comment on peut concevoir que seforme ce composé, puisque c’est des fibrespremières, que sont construites toutesles parties consistantes du corps humaindisposées à conténir, è transférer, à dis-tribuer, à préparer, à séparer, à évacuerlesdifférens fluides qui font nécessaires,Utiles on inutiles à l’économie animale.Destinées à des actions purement mécha-ljiq.ues, \es fibres par leur union différem-ment combinée , composent des solides,des machines & des instrumens de touteespece 5 on trouve en effet dansl’iuspec-tíon des parties, des filets , des cordons,des cordes , des poulies, des leviers, descolonnes ,des solives, de»- feuillets, des
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canaux, des réservoirs, des sacs, des sou-papes, des filtres, & plusieurs autreschoses diversement figurées , qui entrentdans la construction du corps humain, &qui concourent à l’exercice de ses fonc-tions, à leur perfeiáion & à son orne-ment.
C’est sous la forme Aetuyau principale-ment, que les fibres unies Ion t employéesà contenir les fluides, qui est l’nlage leplus général, commun à tons les organes,à quelques fonctions qu’ils soient desti-nés.
Les tuyaux, qui font aussi communé-ment appelles conduits canaux , sontspécialement désignés par les anatomistesfous le nom de vaijfeaux j ils les distin-guent ensuite sous quatre genres princi-paux, savoir, d’arteres, de veines , delécrétoires & d’excrétoires, qui compren-nent les vaisseaux de toutes les especesconnues ; voyez Vaisseaux. De tousces différens vaisseaux , les uns font fa-cilement apperqus par les sens, les au-tres le font difficilement, ou ne le peu-vent être que par les secours de l’art, oune le peuvent pas être du tout, à causede leur extrême petitesse j en forte qu’iln'en est qu'un certain nombre de ceuxqui échappent à la vue, même aidée desmicroscopes, qui ont pu être démontréspar les travaux singuliers & les foins in-dustrieux de quelques célébrés anatomis-tes, & entr’autres, par l’art admirabledes injections du grand Rnysch ; on jugepar analogie de ceux qui ne sont pas sus-ceptibles d’être rendus sensibles. II estpar conséquent requ à présent assez géné-ralement , que tontes les parties solidesdu corps font chacune formées d’un tissude vaisseaux, depuis surtout qu’il a etcdémontré que toutes les substances desparties qui n’avoient été que grossière-ment anatoinisées par les anciens, & quel’on avoit sru en conséquence spongieu-ses, parenchymateufes , ou de telle autrestructure aiiisi éloignée de la véritable,font réellement un composé de vaisseaux.& pour la plupart de toutes les especes.
Cette multiplicité de vaisseaux extrê-mement subtils, a donné lieu à quelquesauteurs de penser, que l’on n’est pas en-core parvenu à connaître tous les diffe-rens vaisseaux qui entrent dans la com-position des parties du corps humain , &ensuite, qne .le, déeroissenieni des vais-