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Tome XIV. FERM - FORL.
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seaux va à l’infini : mais quoique l'on se-xuelle la premiere proposition,parce qu’ilparaît en effet, que la science de l’anato-piie n’est pas portée à fa perfection, &qu’il est probable qu'elle n’y atteindrajamais, bien qn’elle puisse en acquérir deplus en plus de nouvelles counoissances;on ne peut pas, fur une simple conjectu-re , se déterminer à admettre que la pe-t telle des vaisseaux n’ait point de bornes;pendant que la raison indique au contrai-re qu’il y a des derniers vaisseaux , desvaisseaux au-delà desquels il n’y a pas dedivision extérieure eu plus petites par-ties contenantes : ce qui fuit peut servirde démonstration pour cette assertion.

Les forces méchaniques, dans quelquemachine que ce soit, & par conséquentdans le corps humain , ne font pas infi-nies ; 1 expérience prouve toujours qu’el-les ont un terme : la division des parties,dont font composés les fluides, doit aussieonféquemment avoir des bornes ; il y adonc des molécules de ces fluides , quitoutes petites qu’elles sont, doivent ce-pendant être conques d’un volume déter-miné , & non pas diminué à l’infini: ellesretiennent aussi un certain degré de cohé-sion entr’elles ; en sorte que le vaisseaudestiné à les recevoir doit avoir une capa-cité déterminée, proportionnée à chacunede ces molécules, & non pas d’un diamè-tre infiniment petit : d’après cette idée,on est fondé à conclure, avec juste raison:donc il existe un dernier vaisseau d’unepetitesse indéfinie , mais bornée.

Mais, puisque l’existence de ce derniervaisseau est établie , on ne peut fe le re-présenter que très-fimple ; donc la tuni-que ou membrane qui le compose , de lamaniéré qui sera bientôt décrite , ne doitpas être faite d’autres vaisseaux : on doitdonc la recevoir construite de filamenssimples , c'est-à-dire de fibres premières,telles que l’idée en a été donnée dans cetqrticle : il existe donc une fibre , qui n’estpoint vasculeuse, qui n’a point de cavité;par conséquent ce n’est qu'un filet, sanslargeur ni épaisseur divisibles, mais éten-du en longueur par une fuite des partiesélémentaires, unies les unes aux autres,selon cette derniere dimension ; c’est cequ’il falloit établir, pour ne laisser aucundoute sur l’existence de la fibre élémen-taire ; avant, de considérer comment elleqst iq q-fe d* Iq stru4wre4uqerps humain.

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Ce n'estque par les yeux de la raison,que l’on peut suivre la composition d«cet ouvrage admirable , sommeil vientd’ètre pratiqué pour en faire l’analysephysique : on peut donc se représenterainsi cette composition des parties , quirésulte de simien différemment combi-née des fibres simples.

Un certain nombre de ces fibres simi-laires appliquées les unes à côté des au-tres par leurs surfaces longitudinales,selon toute leur étendue , adhérentes le*unes aux autres par le contact auquel estattachée la force de cohésion, & par quel-que sorte de colle qu’on a dit avoir raisonde croire de nature glntineuse, Formeainsi une espece d’étosse sans qu’it soit be-soin d’entreiacement pour ses filamens :& (a preuve que cet entrelacement n’exis-te pas dans l’assetnblage des fibres , lstrouve dans U différence que l’on observeà l'égard des effets de l’humidité fur lestissus de filets simples ou de sil de quelquenature que ce soit, comme les toiles, lescordes, & fur les organes composés defibres animales ; elle, donne une sorte derigidité à cçax-là , tandis qu’elle ramollitceux-ci : les anatomistes donnent à cecomposé ainsi conçu le nom de mimbraneinom qu’ils donnent à toute substance fi-breuse ou vasculeuse , très-mince, à pro-portion de son étendue en longueur & enlargeur.Celle donton vient de dire qu’elleest formée de fibres élémentaires, est el le—même la membrane la plus simple. Si oufe la représente figurée en paralìélogramíme ou approchant, repliée sur elle-mè-me,& soudée par les deux bords longi-tudinaux ; elle a sous cette forme le nomde tunique , & elle est dès-lors tournéeen canal Fermé de ton s côtés, par d esparois , excepté par ses deux extrémités ;ç’est un véritable vaisseau , propre à con-tenir un fluide ; mais c’est un vaisseautrès-simple, dont la tunique n’est forméeque départies élémentaires, unies en-tr’elles, sous la forme de fibres & de mem-branes. Si l’on fe représente après celaplusieurs vaisseaux de cette espece uni»ensemble, selon leur longueur, pour neformer qu’un corps étendu en largeur»fans autre épaisseur que celle de chacun;de ces vaisseaux ; on a l’idée de la pre-miere membrane vasculeuse, la moins;composée de cette espece, que l’on puisse,imaginer • cette même membrane repliée.