Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

ZOZ FIC

ment. Cette classe de scosies demande lachaleur & Lavantage dn soleil , sans quoileurs fleurs 11e s’épanouiront jamais, àLexception des el'peces qui ne fleurissentque la nuit. 11 est bon de ne planter lesboutures, que quand la cicatrice de leurcoupe est formée.

Les scoïdes font très-diversifiées par lacouleur de leurs fleurs blanches, Mines,dorées , orangées , bleues , pourpres,écarlates ; & mëaie quelques el'peces fontcontinuellement en fleurs. Un des plusremarquables scoïde est celui que les An-glois nomment diamond plant , 011 icefiant , & les botanistes Jîcoïde A'Afriqusià fleurs de plantain ondées, argentées-&brillantes comme dès facettes déglacé.Miller a trouvé le secret d’enperfection-ner la culture , & de faire venir en An-gleterre la tige, les branches & les feuil-les de cette efpece , plus belles qu’enAfrique. V. ce qu’il dit à ec sujet dansfou diiiionnaire des plantes de jardin , &joignez-y fourrage de Bradley, intituléHistoria plantar. Jueculentar. orné de fi-gures eu taille-douce, & dont les diver-ses décades ont paru succeíïìvement àLondres en 1716, 1717, 1725 & 1727,2’»-

4°. (2L .70 ^

FICTIF ou FICTICE, adj. ( car cesdeux mots paroissent Lun & l’autre enusage) , fe dit, tn philosophie, des chosesqu'on suppose fans fondement; un êtretfciif, une hypothèse silice. FiRìf pzrmdaujourd'hui plus usité; silice est plusanalogue au latin silitìus , quia le mêmesens.

Fictif , Jurispr. , fe dit de quelquechose qui n’est point réel , mais que l’onsuppose par fiction ; par exemple, unerente,un office,fontdes immeubles sclifs,au lieu qn’nn héritage est un immeubleréel. T 7 . Immeubles. 11 y a des propresf.ilifs , qui lont les deniers stipulés pro.prés. V. Propres. (A)

Fictif , Hocimasi. H. Poids Fic-tif.

FICTION, f. f. Belles-Lettr ., produc-tion des arts qui n’a point de modelecom-plet dans la nature.

L’imagination compose & ne créepoint ; ses tableaux les plus originaux nefont eux-mêmes que des copies en détail;& c’est le plus ou le moins d’analogie en-tre les dissérens traits qu’elle assemble,qui constitue les quatre genres k <hesclio>i

F I C

quî nous allons distinguer ; fitvoír ,.îrparfait, Lexagéré, le monstrueux & lefantastique.

La sillon qui tend au parfait, 011 la>fillion en beau r est l’assemblagc régulierdes plus belles parties dont un composénaturel.est susceptible, & dans ce sensétendu, la sílion est essentielle à tousles arts d’imitation. En peinture, lesVierges de Raphaël & les Hercules duGui de, n’ont point dans la nature de mo-dèle individuel ; il en est de même ensculpture de la Vénus pudique & de l'A-pollon du Vatican en poésie de Cornélie& de Didmi. Qu’ontfaiit les artistes? ilsont recueilli les beautés éparses des mo-dèles existans, & en ont composé un toutplus ou moins parfait, suivant le choixplus ou moins heureux de ces beautés,réunies. Voyez dans Y article Critique»la formation dn modelé intellectuel, d’a-près lequel Limitation- doit corriger lanature.

Ce que nous disons d’un caractère oud’une figure , doit s’entendre de toutecomposition artificielle & imìtative.

Cependant la beauté de compositionn’est pas toujours imassemblage de beau-tés particulières. Elle est relative à f ef-fet qu’on fe propose , & consiste dans lechoix des moyen» les plus capables d'é-mouvoirl’ame , de bétonner, de l’atten-drir, esc. Ainsi la Furie qui poursuit lo,doit être décharnée ; ainsi le gardien d’unserrait doit être ideux, La bassesse & lanoirceur concourent dc même à la beau-té d’un tableau héroïque. Dans la tragé-die d-e la mort de Pompée, la compositionest belle autant par les vices de Ptolo-méc, d’Achillas, & de Septime , que parles vertus de Cornélie & de César. Unmême caractère a auffi ses traits d’ombre& de lumière qui s’embellissent par leurmélange: les. sentimens bas Çs lâches deFélix achevent de peindre un politique.Mais il faut que les traits opposés com-traitent ensemble, & ne détonnent pas»Narsyste est d u même ton que Burrhus ;Theríite n’est pas du même ton qu’Ae»chi Ile..

C’est fur- tout dans ces compositionsmorales,que le peintre a besoin de l’étudela plusprofonde,non seulement de la na-ture entant que modelé, pour Limiter,mais de la nature spectatrice pour Liuté-resser & l’émouvoir»