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fices de division , ordre de droit de d'if-cujjìon. V. BENEFICE DE DIVISION &dediscussion,BÉnéficed'ordre,â aux mots Discussion , Division ,Grdre.
La formalité des stipulations par in-terrogations & réponses, qui étoit usitéechez íes Romains , est nécessaire pour lessidéjuffions , ne se pratique point parminous ; les fidéjujjeurs. s’y obligent de lamême maniéré que les principaux obli-gés, fans aucune solemnité particuliersde paroles, & fans qu’il soit besoin que lefidéjnjfeur soit présent en personne, pour-vu qu’on justifie de son consentement parune procuration signée de lui.
Toutes les exceptions réelles qui péri-ment l’obligation principale,servent auffiau fidéjufeur, comme quand l’obliga-tion est pour une chose non licite. lienest autrement des exceptions personnel-les au principal obligé, telles que la mi-norité, la cession des biens; ces excep-tions ne profitent pas ?ni fidéjufeur.
Le fidéjufeur qui a payé pour le prin-cipal obligé a un recours contre lui.
Voyez au digefte , au code & aux injìi-iutes les titres de f idejujsoribus , les trai-tés de fìdejnjsoribus faits par Heringius& par Hipp. de Mar. in rubr.js. defide-jujsor. Guypape, queft. 570; Domat, tit.S ; les arrêtés de M. de Lamoignon , ««■titre des cautions ; &c. Voyez aux motsCaution, Cautionnement,Cer-
TIFICATEUR, PLEGE. (J)
FIDÉJUS&ION , L f. Jurif ., est ren-gagement que contracte un fidéjusseur oucaution. Voy. CAUTION , ÊfFlBEJUS-SEUR. (/§)
FIDELE , adj. pris f. Théol. & Hift.eccléf ., parmi les chrétiens signifie en gé-néral celui qui a la foi en Jésus - Christ,par opposition à ceux qui professent defausses religions comme les idolâtres.
Dans la primitive église le nom de fi-dèles étoit particulièrement affecté auxlaïques baptisés, distingués des catéebu-ntenes qui n’avoient pas encore reçu cesacrement, L des clercs 011 consacrés parl’onUnation , ou . attachés par quelquefonction ou ministère des autels & auservice îles églises. V. Catéchumènes■ N Clercs. Ainsi dans les anciennes li-turgies & dans les canons le nom de fi-deies désigne la portion du peuple chré-tien qui étoit admise à la célébration &
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â la participation des 88. mystères; 0»qu! n'étoit point accordé aux catéchumè-nes. Aussi distinguoit-on la messe en deusparties, dont la première étoitappelléentejse des cathécuwenes r cotnpoîée de quel-ques pfeauntes, de collectes, de la lectu-re de l’épître L de i’évangile , L de l’iiss-tructionde sévêque ou du pasteur, aprèslaquelle on congedioit tes catéchumenes-La seconde qu’on appesloit mejfe des/ido-les., commençoit alors & coniiftoit dan»l’oblation des dons, leur consécration, lesprières liturgiques, & la distribution de['eucharistie. V. Messe.
Les privilèges des fideles étoient departiciper à l’euchanstis ; d’affister à tou-tes les prières de ['église; de réciter de l’o-raifon dominicale , qu’un appelloit pavcette raison t oraison des fideles , iuyttmçrZvi & enfin d’aíîìster aux discours où,l’on traitoit le plus à fond des mystères.Bingham , orig. eccléjîaft. tome I, lib. 1 %cap. iv. §. 1 , 2 , 3,4 tkfeq.
Mais lorsque régisse se fut partagéeen différentes sectes, on ne comptait fousle nom de fideles , que les chrétiens ca-tholiques , c’est-à-dire , ceux qui ont lsvéritable foi, la foi par excellence. Je-fns-Christ a déterminé Ini-même le prin-cipal caractère du fidele i il le fait con-sister dans l’intime persuasion de fa puis-sance & de fa divinité, dans la confiance,la foi invariable en fa parole & en fa mis-sion. C'est ce qu'il témoigne sans équivo-que dans les divers passages où il parlede la foi, on en met iei quelques-uns fous.les yeux du lecteur.
Jésus voyant l’extrême confiance ducentenier, dit ea marquant fa surprise ten vérité, je n'ai point trouvé uneJigran-de foi, même en IfraïL Matth. viij, 10, Ig-
Dans une autre occasion , comme il sefut endormi dans une barque oà il étoitavec ses disciples, une tempête qui s’éle-va tout - à - coup , leur fit craindre d’êtresubmergés ; fur quoi ils réveillèrent enlui disant : sauvez-neus , Seigneur, nouspériffbns. 11 leur répondit : pourquoi crai-gnez-vous, hommes de peu de foi ? c’est-à-dire , hommes de peu de conf iance. Matth.viij , r; , r6.
8. Rierre marchant sur les eaux, maiscraignant d’enfoncer, & paroissantfortalarmé, Jésus lui tendit la main , & luidit : homme de peu de foi , pourquoi avez-vous içutí? Matth. xiV) 3,1.