Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

Jésus <fit à l'hémorrhoïffe : ma fille :ayez confiance , votre foi vous a guérie.Matth. ix , ss.

Approchez votre main , dit-il à Tho-mas , mettez-la dans mon côté, & ne soyezsas incrédule , mais fidèle. Jean , xx , 17.

Cesmìracks-cifont écrits afin que vous-croyez que Jésus est fils de Dieu , & qu’encroyant vous ayez la vie en son nom. Jean ,xx, 31.

Voilà l’idée unique & simple que Je-fus-Christ nous donne de la foi &du_/ï-dele ; tous les passages qu’on voit ici, &un pins grand nombre d’autres qn'onomet, ne présentent point d’autre sens;c’est de quoi l’on peut s’assurer en parcou-rant les quatre évangélistes.

Ces passages, d ira-1-on, semblent don-ner à la foi des bornes bien étroites, à cecompte on pourroit être fidele à peu defrais, & toutes les sociétés chrétiennespourroient prétendre à cette qualité,puisque toutes admettent également 1amédiation & les mérites infinis du Sau-veur; maisà Dieu ne plaise , qu'on tirecette conséquence ! elle seroitabsolumentmauvaise & absolument erronée; en voi-ci la raison , qui est sans répliqué : c’estque 1 église ayant été souvent obligéed’expliquer & de fixer les articles de facroyance, qui se trouvoit attaquée parles hérétiques , les termes de/nif/e & defoi ont eu nécessairement plus d’exten-'fion dans la théologie, qu’ils n’en avoientdans la bouche dc Jésus-Christ. En effet,puisque nous devons écouter l’églìsecomme notre mere, nous devons unehumble soumiffion à ses décrets : si autemteclestam non audierit ,sit tìhifcut ethni-cus N piihlicanns. Matth .xviij , 17. II nesuffit donc pas d’avoir cette confianceessentielle en la puissance & en la média-tion du Sauveur ; le vrai fidele doit join-dre à cette Foi principale & primitive, ceque l'on peutappclier la foi des dogmes ,c'est-à-dire , l'adhésion pure &ftnple auXdécisions de Véglise catholique. Le chrétienqui montre des dispositions contraires ,étale en effet son orgueil, & ne méritepins le titre d e fidele tsit tihi ftcut ethni-Ctts U publìcanus. (M. Faiguet).

FIDELITE , s. F. Morale , c’est unevertu qui consiste à garder fermement Faparole, Fes promcflqs ou Fesconventions,en tant q.u’elles ne renferment rien decontraire auxloix naturelles, qui en ee

cas 1Srendent illicite la parole donnée,,les promesses faites & les engagemeris-contractés; mais autrement rien ne penídispenser de ce à. quoi l’on s’est engagéenvers quelqu’un : encore moins est-ilpermis en parlant, en promettant, encontractant, d'user d’équivoques on au-tres obscurités dans le langage ; ce ne.font-là que des artifices odieux.

Les vices ne doivent pas non plus dom.ne r arteinte à la. fidélité, & ne fournis,sent point par eux-mêmes un.sujet suffi-sant de refuser à l’bomme vicieux l'ac-complissement de ce qu’on lui a promis.Lorfqu’un poète, dit admirablement Ci-céron dans fes offices , ( lìv. III, ch.xxix ) , met dans ia bouche d'Atrée ces-paroles". “ je n’ai point donné & ne donnapoint ma foì à qui n’en a point; il a rai-son de faire parler ainsi ce méchant roi,pour bien représenter son caractère : maisfi l'on veut établir là-dessus pour réglégénérale , que la fois donnée L un hom-me Fans foi, est nulle, je crains bien quel’on ne cherche fous ce voile spécieux,une excuse au parjure L à TinfidélitéAinsi le serment, la promesse , la paroleune Fois donnée de faire quelque chose ,en demande absolument l’exécution; labonne foi ne souffre point de raiíònne-meris & d’ÍBcertitude.

Elle a fa source de presque tout com.merce entre les êtres raisonnables : c’efìun nœud sacré qui fait Tunique bien dela confiance dans la société de particulierà particulier ; car dès l’instant qu’on au-roit posé pour maxime qu’on peut man-quer à la fidélité sons quelque prétexteque ce soit, par exemple , pour un grandintérêt, il n’estpas possible de se fiera unautre lorsque eet autre pourra trouverun grand avantage à violer la foi qu’il adonnée. Mais si cette foi est inviolabledans les particuliers, élle Test encore,plus pour les souverains, soit vis - à - visles uns des autres, soit vis-à-vis de leur»sujets : quand même elle feroit banniedu reste du monde , disoit ['infortuné roi-Jean , elle devroít toujours demeurerinébranlable dans la bouche des princes.(.D- J-) ,

Fidélité , Morale. La fidélité eaamour n’est pas la constance , mais c’estune vertu plus délicate, plus scrupuleuse.& plus rare. Je dis que c’est une vertu-jlus rare. En effet» on voit ifiaucoup