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Tome XIV. FERM - FORL.
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propres volontaires; ou comme seigneurou chef rie la grande seigneurie d» royau-me. A chaque district ou comté présuloitle comte ( en angiois taldorman ) , quiávec uni assemblée de vassaux tenanciers( lunihclders ) réglait toutes les affaites«lu comté ; & fur toute la seigneurie duroyaume , présidoit le général ou roi, le-quel avec une assemblée générale riesvassaux rie la couronne, régloít les affai-res qui regardaient tout !e corps rie la ré-publique eu communauté.

Ainli quand les Gaules Furent enva-hies par les nations germaines , les Vssì-gnths occupèrent la Gaule narbonnoise ,& presque tout le midi ; les Bourgui-gnons se fixerent dans la partie qui re-garde l'orient ; les Francs conquirent à-peu-près le reste ; & ces peuples conser-vèrent dans leurs conquêtes les mœurs,les inclinations , & les usages qu’ilsavoieut dans leurs pays , parce qu’unenation ne change pas dans un instant riemaniérés de penser & d’agir. Ces peu-ples , dans la Germanie , cultivaient peules terres, & s’appliquoient beaucoup àla vie pastorole. Rorieon, qui écrivaitI’histoire citez les Francs, émît pasteur.

Le partage des terres se fit differem-mentehez les divers peuples qui envahi-rent f empire : les uns, comme lesGoths& les Bourguignons, firent des conven-tions avec les anciens hahitans fur le par-tage des terres du pays: les seconds,comme les Francs dans les Gaules , pri-rent ce qu’ils voulurent, & ne firent deréglemens qu’entr'eux ; mais dans cepartage même, les Francs & les Bour-guignons agirent avec la même modéra-tion. Ils ne dépouillèrent point les peu-ples conquis de toute l’étemlue de leursterres; ils en prirent tentât les deuxtiers, tantôt la moitié, & seulement danscertains quartiers. Qu’auroient-ils Faitde tant de terres ?

D’ailîeurs il faut considérer que lespartages ne furent point exécutés danslin esprit tyrannique , mais dans l’idéede subvenir anx besoins mutuels de deuxpeuples qui dévoient habiter le mêmepays. La loi des Bourguignons veut quechaque Bourguignon soit reçu en qualitéd’hôte chez un Romain : le nombre riesRomains qui donnèrent le partage , futdonc égal à celui des Bourguignons qui lereçu r eu t. Le Romain fu: lèse" le moins

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qn'il lui fut possible : le Bourguignonchasseur & pasteur , nc dédaignait pas deprendre des friches ; le Romain gardaitles terres les plus propres à !a culture;les troupeaux d u Bourguignon engraìl-l’oicnt le champ du Romain.

Ces partages de terres fout appellespar les écrivains du dernier temps ,/or-tes gothicœ, & sertis rtmicwœ cn Italie.La portion du tetreiu que les Francs pri-rent pour eux dans ks Gaules , fut ap-pellee terra Jalica , terre sáiique ; le restefut nommé nílidìum , en François aleude la particule négative ù, & haai quisignifie en langue teutonique, les person-nes attachées par ries tentmens rie fief,qui seules avoient part à rétablissementdes ioix.

Le Romain ne vivoit pas plus dansl’el'ciavage chez les Francs qne chez lesautres couquérans de la Gaule; & jamaisles Francs nefirentde règlement général,qui mit le Romain dans une espece deservitude. Quantaux tributs, files Gau-lois & les Romains vaincus en payerentaux Francs, ce qui n’est pas vraisembla-ble dans la monarchie de ces peuples sim-ples, ces tributs 11’eurentpas lieu long-temps, & furent changés en un servicemilitaire : quant anx cens, il ne se levoitque fur les serfs, & jamais fur les hom-mes libres.

Comme les Germains avoient des vo-lontaires qui fuivoient les princes dansleurs entreprises, le même usage se con-serva après la conquête. Tacite les dési-gne par le nom de compagnons , comités ;la loi fà'ique par celui d’hommesj quifont fous la foi du roi, quifuntin trustere%ìs , tit. xliv , art. 4 ; ces formules deMarculfe (1.7, form. i jj ) , par celuiA'amnistions du roi, du motírc», quisignifie/îiiè/e chez les Allemands,&chezles Angiois tnse, vrai ; nos'premiers his-toriens par celui de ieudes. d éfiieler, &ics suivans par celui de vassaux , & sei-gneurs, ■vujjali , feniores.

Les biens réservés pour les Ieudes ,furent appelles dans les divers auteurs,& dans les divers temps ies biens fiscaux ,des bénéfices ; termes qne l'on a enfuit®appropriés aux promotions ecclésiasti-ques; déshonneurs, des fiefs , c’est-à-dire, dons ou f ossifions , d u mot teu to-nique , fsìì ou fseîd . qui a cette CguMì-

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