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temps auquel ees changement arrîverent,car les fief) n’ont pas été établis tous à lafois fur le pié qn'ils font présentement :ces changemens s’introduiiirent peu àpeu en divers lieux & en divers temps,& d’une maniéré différente.
Les ducs & les comtes, établis d’abordpar les Romains st conservés ensuite parj,es Fianqois , de limplcs officiers qu'ilsétoient.se rendirent peu à peu seigneursde leur gou vernementiles comtes etoientvassaux des dues , & ces comtes se firenteux.mêmes des vassaux:de-là vinrentllesarriere-fiefi ; & comme tout le royaumeétoít partagé cn fies & arriéré-fief s , quitous se rapportoient médiatementou im-médiatement au roi , la France se trouvainsensiblement gouvernée comme ungrand/ïe/', plutôt que comme une mo-narchie.
Ce gouvernement féodal fut fondé parCnarlemagne en Allemagne , où il sub-siste encore dans toute son autorité, &uiétne en Septimanie,qui formoit !a par-tie méridionale des Gaules. Depuis lerégné de ce prince, le terme de vassal setrouve commun dans les chartres & or-donnances,pour exprimer un homme en-gagé a n service d’un antre, par la posses-sion de quelques terres.
Charles-le-Chauvc étendit le progrèsdes/ïf/ì euFrauce,par le démembrementd u duché de France & du comté de Flan-dre, qui furent donnés en fief, l’uu àRobert- le-Fort, tige de Hugues Cap et,l’autre ri Bauiinuin : ['ordonnance que ceprince fit au parlement de Chierzy..avantl'on second voyage d’stalic, assura pleine-ment la succession des enfans à leur peredans tous les bénéfices ou fiefs duroyaume.
Louis-Ie.Vegue.roi Sc empereur, pourregagner les mécontens, fut forcé de dé-membrer vers l’an 8*9 une grande partiede son domaine, ce qni multiplia beau-coup les duchés & comtés.
Les usurpations des seigneurs aug-mentèrent encore ces démembremens.
Charles le Simple, prinee trop foible ,perdit la couronne impériale; ce fut del’on temps, & vers l'an 900, que les bé-néfices prirent te nom/: fiefs , & qu’ilscommenceront à devenir héréditaires.
II y eut encore d’autres démembre-mens , de forte qu’il ne restoit plus àLothaire que trois villes, Laon, Sois-
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sons L la Fere ; & quelques-uns croientque ce fut par cette raison que l’on cessaalors de partager le royaume.
Raoul futauffi obligé, comme on l’adit de donner aux grands plusieurs do-maines.
Ce qui est de plus certain , est que laplupart des grands fiefs ne se formèrent,ou du moins ne devinrent héréditaires ,que lors de l’avénement de Hugues Ca-pet à la couronne ; les ducs & les comtesse rendirent propriétaires de leurs gou-vernemens , & Hugues Capet ayant troppeu d'autorité pour s’oppofer à ces usur-pations, se contenta d'exiger des sei-gneurs qu’ils lui fissent l-a foi & hommagedes terres en seigneuries dont ils s’étoientainsi emparés.
L’origine des fiefs en Angleterre re-monte,suivant Cambden, jusqu’au tempsd’Alexandre Sévere ; ce prince ayant faitbâtir une muraille dans le nord de l’An-gleterre pour empêcher les incursions desPistes, commenqa quelque temps aprèsà en négliger la défense,S: donna, au rap-port de Lampride , les terres qu’il avoitconquises fur l'ennemi à ses capitaines &à ses soldats , que cet auteur appelle li-mìtarìos duces U milites , c’eft-à- dire ,capitaines U soldats des frontières : onpouvoit aussi tirer de-là l’orïgine des mar-quis. Ces concessions furent faites à con-dition que les héritiers de ces officiersgardiens des frontières resteroient tou-jours au service,st que ees terres neponr-roient jamais parvenir à des personnespiivées, c’est-à-dire à des personnes quine porteroient pas les armes. Le motif dece prince étoit que ceux qui en servantdéfendent leur propre bien, fervent a veobeaucoup plus de zele que d’autres.fou-tes les terres en Angleterre font de la na-ture des fiefs , excepté le domaine de lacouronne; c'est-à-dire que personne nepeut posséder des terres , soit par succes-sion ou par acquisition , qu’avec les char-ges qui ont été imposées au premier pos-sesseur du bénéfice.
Au reste, ce qui vient d’être dit desfiefs d'Angleter're, nedoit pas faire croireque leur origine soit plus ancienne quecelle des fiefs de France; il en résulteseulement qu’ils peuvent également tirerleur origine des bénéfices" romains, donton trouve des traces dès le temps d’Alc-xaiidreiSéverejmais iiy a toute apparsn-