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Tome XIV. FERM - FORL.
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i FIE

<iant J'u n fief purement temporel. (/?)

Fief levant U chéant, veytzFief chéant £> Fief íevancha-

ELE.

Fief libke m Fief d’hohweuî ,feudutn libérant s'ukemrutum , il en estparlé dans plusieurs anciennes chartes,entr’autres dans îa charte de communed’Abbeville , c. xxiv. F. le glas. de Du-cange, au mot féminin libérant, & ci-de-niant Fief d’honneus. (/?)

Fief LIEGE, est la même chose quefief liege. II est ainsi appelle dans quel-ques coutumes, comme dans celle deHainault, cb. lxxix,ít dans celle de Cam-brai, tìt. j, art. xlvj, xlvij, xlix,l. Ij. F.Fief lige , Homme U Femme lige ,Lige Foi Hommage lige. ( A )

Fief lige, est celui pour lequel levassal en faisant la foi & hommage à sonseigneur dominant, promet de le servirenvers & contre tous, & y oblige tousses biens.

Le possesseur d’un fief lige est appelle’vajjàl lìg s,ou homme lige de Ion seigneur;l’hommage qu’il lui rend est appelle hom-mage lige, & l’obligation spéciale qui at-tache ce vassal à sou seigneur , est appel-les dans les anciens titres ligenee ou li-geité.

Le fief lige est opposé au /rV/Timple.

La différence que les fendisses fran-çois font entre ces deux sortes de fiefs,est que l’hommage simple que le vassalvend pourtinjíe/'limple, n’est nullementpersonnel, mais purement réel ; il n’estrendu que pour raison du fonds érigé enfief, auqtlel fonds il eflrtellement atta-ché, que dès que le vassal le quitte, cequ’il peut faire en tout temps , etianf in-vita domino, il demeure dès cet instantlibre de l’obligation qu’il avoit contrac-tée, laquelle passe avec le fonds à celuiqui y succédé.

L’hommage lige au contraire magis co-hceret persome quant patrimonìo S & quoi-que la ligenee affecte le fonds, qui parla premiere érection y a été assujetti, lepossesseur qui s’en est fait investir, secharge personnellement d u devoir devassal lige ; il y affecte tous ses autresbiens fans jamais pouvoir s’en affranchir,non pas même en quittant le fief lige, nepouvant jamais le faire fans le consente-ment de son seigneur.

H y a aussi cela de particulier dairs

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l’hommage que l’on rend pour un fíeflige,que cet hommage,! chaque Fois qu’ilest rendu , doit être qualifié d’bomntagslige; c’cíl pourquoi à choque nouvelleréception en foi, le vassal devoit en signade sujétion mettre ses mains jointes e:icelles de fou seigneur , & ensuite êtreadmis par lui au baiser.

Les auteurs ne font pas trop d’accori .fur l’ctymoíoçic de ce mot lige.

Les uns ont écrit que le fief étoit ap-pelle lige ìi Uganda, parce que le vassalétoit lié à fim seigneur féodal, lui jurant& promettant une fidélité toute singuliè-re. Jason, de tijib.fcud. n. 108.

D’aufrcs, tels que Matheus, surbirfé-cif. qoq de Guypape , ont avancé que lefief lige avoit pris ce nom de l’efFet & dela fuite des obligations sons lesquelles ilavoit été originairement donné, en ceque ceux qui s’en faisoient investir,étoicut soumis & engagés à des condi-tions plus onéreuses que celles quiétoicut attachées nnx fiefs simples.

D’autres encore ont tenu que ce termelige venoit de la forme particulière qui serendoit pour ces sortes de fiefs , savoir,que les pouces du vassal étoicut liés &ses mains jointes entre celles de son sei-gneur ; opinion que Ragueau , au mothommage lige, traite avec raison de ridi-cule.

Quelques-uns ont soutenu que le metlige tiroit son origine de la ligne & con-fédération que quelques personnes Fontensemble, en ce que les seigneurs & lesvassaux se liguoient & confédéroientpar serment les uns aux autres; L su rce Fondement les Feudistes allemandsprétendent que les fiefs liges ont com-mencé en Italie, & qu’ils ont été aínii *appelles à liga, mot italien, qui selon euxsignifie ligue ; opinion que Dargentréparoît avoir adoptée aprèsAlbert Krantz:mais Brodeau fur Paris, art. Ixìif, dit queliga est un ancien mot franqois, qui signi-fie coUigationcm , pacem çf conféderatia .nem , une ligue.

Mais il est constant que liga n’est niitalien ni François ; une ligue en italien,c’est Icga. D’ailleurs ('origine dcs/ir/Vliges ne peut venir d’italìen, puisque lesconstitutions napolitaines , quoique pos-térieures en partie aux usages dx% fiefs ,lie parlent point de fiefs liges.

Le mot liga n’est pas non p lus gaulais}

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