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Fief de pieté. V. ci-devant Fief
de DEVOTION.
Fief plein , on comme on récritcommunément, quoique par erreur ,fiefplein ou plutôt plein fief ■, c’est celui quiest mouvant il’un autre directement &sans moyen , à la différence del’amere-fìef qui ne reìeve que médiatement. V.les coutumes de Nivernois, tit. xxxaiìi ,9 fis 1 8 ; Montargis, ch. j. art. 44,4;,67, 68 í Orléans, eh I, «ri. 47, 48,67, 68 » Chartres, $6 ; Dnnois, 1; N21 ; Bourbonnois , 363 , 388 ; Auxerre ,Çï , 67 , 71 ; Bar , 21 & 34 j & au pr*-cès-'verbal de la coutume de Berry; Me-lnn , 74N7;; Clermont, 199; Troyes,4'ç , 190 ; Laon , 260 ; Rheims, Z 2 2.
Plein-fief , en quelques pays , signifiej m grand fief qui a justice annexée, à ladifférence du menti/iVqui n'est dépa-reille valeur & n’a aucune iurisdiction.V. le style dupays de Liège, íh. xxv , art.Si . lecb. r.r* j. (A)
Fief de PlÉjuke, est celui qui obli-ge le vassal de se rendre piège Sí cautionde fon seigneur dans certains cas : il resteencore des vestiges de ccs fortes de fiefsdans les coutumes de Normandie , art.20>; de Bretagne, art. 87; & en Dau-phine, suivant la rematque de j\l. Sal-vaing , ch. hxìii. (A')
Fief presbyteral , étoit de deuxsortes ; l’un étoit un fief possédé par unlaïque, consistant en revenus ecclésiasti-ques , tenus en fief à 'un curé ou autreprêtre; l'antre forte de fief presbytéridavoit lieu, lorsque les seigneurs laïques ,r,ni avoient usurpé des chapelles, béné-fices, offrandes & revenus ecclésiasti-ques , les vendoient aux prêtres, à lacharge de les tenir d’eux en fiefs maiscomme il étoit indécent que des ecclésias-tiques tinssent en fiefs leurs propres of-frandes & leurs propres revenus de sei-gneurs , ces sortes de fiefs presbyterauxfurent défendus par un concile tenu àBourges en 1031, can., 2t , en ces ter-mes : ut seculares vìri ecclcjiaflica benefì~cia quos Fevos prcsbyterales voeant , vonhaheant super presbytères , &c. Voyez Be-lium . in epif'opis Pìctavini , pag. 73 ,8 ; , Stincomit.pag. 384 > 407 , & Ger-Vasium , in abronico , col. 1387 , art. 11,tom. III, hift- Fraucor. V. auffi l’Orhan-dalle, tom - II, pag. 7 , au trait, d: lujuri/d, de l'évêq, de Cbúiens > M. dc Mas-
FIE
ca , en son hiji. de Eéarn , pag. 21 y. Voy,«-df©fl«íFlEF EPISCOPAL. {A)
Fief PRIM, quasi feudum prìmum fc’eft le fief á 11 seigneur supérieur : il estainsi appelle dans la coutume deBayon-ne. (A)
Fief de procuration , feudumprocuratio.tis , étoit un fief chargé dequelques repas par chaque année enversle seigneur dominant & sa famille : cettedénomination vient du latin procurarc ,qui lignifie Je bien traiter, faire bonnechere. V. Poquet de Livonicres , traitédes fiefs , chap. iij. Voyez d-devant FiesDE PAISSE. ( A)
Fief de profit , font ceux qui pro-duisent des droits en cas de mutation deshéritages qtii en relèvent , an profit duseigneur dominant : ils font opposés auxfiefs d’bonneur . pour lesquels i! n’eft dûque la Foi & hommage. Les fiefs dc Dau-phine sont dc danger & de profit. VoyezSalvarog, part. I, ch. ìj Sis iij , & ci-dc-vant Fief d’honnkur. (A')
Fief propre, s'entend souvent decelui qui a Fait souche dans une famille.V. Fief ancien.
Mais le terme de fief propre est aviliquelquefois opposé à fief impropre-, demaniéré que fief propre est celui qni avéritablement le caractère de/ 7 e/ qui ciltenu noblement, & chargé seulement deLa foi & hommage & des droits de quintou de relief, cnx mutations qui y fontsujettes, à la différence du/íV'impropre,ou improprement dit, tel quele/ze/rotu-rier ou 11011 noble. Voyez Fief ex pafíoprovidetitià ; FlEF COTTIER , COU-TUMIER , NON NOBLE , ROTURIER ,RURAL. (A)
Fiefs propriétaires, font ceuxque lc vassal possede en propriété, & quifont patrimoniaux, St passent à les héri-tiers & ayans cause, à la différence des ba?néfices qui n’étoient qu’à temps ou à vie.
II y avoit de ces fiefs dès le temps dela premiere race de nos rois ; mais ils nedevinrent communs q ne vers la fin de !aseconde race & au commencement de iatroisième. V. Fiefs patrimoniaux.
Oí)
Fief de protection. On donnace »om à des aieux ou francs- aïeux,dont les possesseurs fe voyant oppriméspar des seigneurs pvissans , mettoientìcuisjalôux fous la prcteclUn dc.quelques