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Tome XIV. FERM - FORL.
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plus fossile que douloureuse, la lassitudepar tout le corps, la soif, la difficultéd avaler, le dégoût, une chaleur dans lagorge , un picotement dans le larynx ;un sommeil interrompu , suivi le matind’engourdissement ; l'augmentation dupouls ; les urines enflammées , troubles,couvertes au-delTus d’imepellicule blan-châtre, & déposant au Fond d u vaisseauun sédiment’briqueté. A ces symptômessuccèdent l’oppression , des sueurs noc-turnes abondantes , des douleurs dansles hypochondres & dans les reins, lastrangurie, qui se termine par une éva-luation critique & copieuse d’urine ;quelquefois des nausées , des vomiffe-mens, la constipation, les tranchées ; & lecours de ventre salutaire qui les accom-pagne.

Quand l’acrimonie sereuse est seule-ment logée dans les organes de la respi-ration & de la membrane pituitaire , elleproduit une fievre légere, avec alternati-ve de friísons & de petites chaleurs plusmordicantes qu’ardentes ; l'enchissrenc-snent , la douleur de tête, les yeux lar-moyans, gonflés, les narines rouges, quilaissent écouler une sérosité acre & corro-sive ; l’éternuement, 1’enflnre du nez &des levres, la respiration un peu difficile;la toux, les crachats qui se cuisent insen-siblement, se détachent, L annoncent lafin de ia maladie.

Causes. La cause immédiate est unelymphe abondante & acre qui, disperséepar tout le corps, on logée dans les tuni-ques glanduleuses, suscite une inflamma-tion accompagnée de douleur, de tumeur& de rougeur. Cette sérosité est principa-lement produite par le défaut ou par lasuppression de transpiration .quelle qu’ensoit la cause ; d’où il arrive que cette j sc-iure se manifeste davantage dans les vi-cissitudes considérables de temps, & prin-cipalement aux équinoxes.

I! se trouve aussi quelquefois dans l’air«ne matière subtile & caustique qui s’in-sinuepar le moyen de ['inspiration dansle corps humain , où elle excite prompte-ment une fievre catnrrhale , qui est (['or-dinaire épidémique, & quelquefois con-tagieuse.

Pronostics. Plus la quantité de lympheâere est grande , plus les symptômes fontviolcns, & plus la maladie est longue. Lasimple fievre catnrrhale s’en va eoir.inuisé-

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ment d’elle-même,sans le secours de Partimais elle peut devenir fâcheuse par damauvais traitemens, & dans des constitu-tions particulières. Plus elle s’éloígne defa douceur naturelle,plu s ('inflammationest considérable, & pins on doit craindreque les viscères n’en souffrent. Son meil-leur signe est une résolution journalière& une dissipation successive de la matièremorbifique.

Cette maladie se termine par une ex-pectoration abondante des bronches pul-monaires, par les sueurs, les selles, lesurines , ou ['excrétion de sérosité mu-queuse par le nez.

Cure. I! faut se proposer, r°. de corri-ger & (Pénioulser i’acrimonie de la lym-phe ; 2 °. de rétablir la transpiration ,dont ['interruption a produit ia fievre f2°. d’évacuer les humeurs visqueuses,& d’en prévenir la formation pour Pa~venir.

On corrigera ['acrimonie de la lymphepar les substances onctueuses, comme lesémussions, les bouillons de navets , lesgruaux, les tisannes d’orge mondé, avecde la rapure de corne de cerf, des raisins,& de la réglisse. On divisera la sérositéglutineufe par les incisifs , tels que la ra-cine d’aunée,de pimprenelie & de domp-te-venin infusées ensemble , ou autressemblables, par les sels neutres , tels quele nitre & le tartre vitriolé. On peut enparticulier atténuer la lymphe qui est enstagnation dans les cavités des narines,par le sel volatil ammoniac sec; impré-gné de quelques gouttes d’huile de mar-jolaine ; on seconde les excrétions pardes infusions chaudes, & des poudresdiaphoniques. On procure ['évacuationde la lymphe visqueuse qui séjournedans les glandes de la gorge, par les pec-toraux.

On calmera Ia toux par des parégori-ques , les pilules de styrax ou de cyno-glosie.Le ventre doit être tenu ouvert parde Fréquentes boissons de liqueurs émoi-lientcs, par des iavemens, par des décoc-tions de manne, de pruneaux L de raisins.Si l'on soupçonne quelque inflammationdans les.parties internes, les émussionsseront nitrées. Un de nos modernes don-ne la cure de ìa fievre catnrrhale en deuxlignes: acre tenue coticoquendian hipnoti*cis, conAieniuni rcfinofis ,cvacitanAum Uia~fhoretìeií cfi Aiureticis.

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