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Observation de pratique. Les médecinsont observé de tout temps que les person-nes d’un tempérament plilegmatique &sanguin, les enfans, les filles & les fem-mes , font beaucoup plus sujets anx fiè-vres catarrkales , que les hommes .& lesadultes d’un tempérament fort & sec.Hippderate avoit dit autrefois ( Epiàem.liv. Fl iij. ) que f enrouement,les maux de tête & les migraines, fontemportés par une fievre catarrbale quileur succédé , c’est auffi ce que ('expé-rience apprend tous les jours aux prati-ciens.
Pour ce qui regarde la fièvre malignecatarrbaìe , comme elle est plus connuefous le nom de fievrepétéchìale,v. Fib-VKÉ PÉTECHIALE.
Fievre cathaktique ou Diar-ÏHETIQUE : fievre continue , accompa-gnée de flux de ventre très - opiniâtre.Comme elle fait les plus grands ravagesdans les villes & dans les camps, je mepropose d’en parler avec toute ('étenduequ’elle mérite.
Csui/cíi 11 y a dans les fitvres conti-nues un grand nombre d'el'peces de fluxde ventre, tant par rapporta la matière &à la cause, que par rapport aux effets & àl’événemer.t, & par conséquent i! en ré-sulte, que le médecin y doit donner touteson attention pour bien traiter ce genrede maladies.
Le flux de ventre qui accompagne cet-te fievre, vient quelquefois d'un hétéro-gène qui agit fur les intestins par tineforte irritation , & qui cause à peu prèsles mêmes effets que ceux que produisentde puissans purgatifs. Quelquefois cethétérogène est répandu dans la masse deshumeurs, & entretient un flux de ventreen excitant continuellement faction desexcrétoires des intestins , d’autres fois ilréside, du moins en partie, dans les pre-mières voies, fur-tout dans la vésiculedu siel ; car la bile elle-même peijtse dé-praver & devenir purgative, & même unpurgatif fort irritant; elle peut auffi re-cevoir de la masse des humeurs un sucvicieux & irritant. qui se mêle & séjour-ne avec elle , & qui lui communique sesmauvaises qualités , enforte qu’il entre-tiendra le finx de ventre , en s’éconlantcontinuellement dans les intestins : siune telle bile est successivement refour-nie à la vésicule par la masse du sang, elle
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perpétuera la diarrhée: il paroít que éfepareils flux de ventre font toujours ac-compagnés d’tme forte de dissolution deshumeurs, & que c’est une acrimonie quiles produit par irritation , & qui est dansle cas présent la cause de la dissolution.
Ses effets. Si le flux de ventr.c fébriledure long-tems,il dispose de plus en plusles, viscères de l’abdomen à la même ma-ladie ; il les affaiblit, les excorie, les en-fla mme, vu ide, épuise le reste des viscères& des vaisseaux z d’où naissent la mai-greur, ('atrophie, la débilité, la dyssente-rie, l’épaiffistèment des fluides danstou-te l’habitude du corps, le relâchementdes solides, la perte des parties fluides, laleucophlegmatie , ('hydropisie , la con-somption , & la mort.
Cure. La cure de ce mal en généralconfine à adoucir l’âcreté qui fait irrita-tion ; à l’évacuer par des cinétiques, despurgatifs, des lavemens ; à raffermir lesparties lâches, à calmer ('impétuosité desliqueurs par des narcotiques, à détermi-ner la matière morbifique d’un autre cô-té par les sueurs ou par les urines, à ( ex-pulser après en avoir corrigé la premierssource.
Mais M. van-Swieten, mon ancien maî-tre & mon ami, (je supprime ses titres &les qualités) a détaillé cette cure avectant de savoir & d’intelligence dans sescomment. furBoerhaave , §. 712, que jecrois en devoir donner ici le précis, pourn’en pas faire un renvoi.
Lorfqu’on soupçonne qu’une diarrhéeou dy ffenterie est entretenue par des ma-tières irritantes, retenues dans les pre-mières voies ; les saignées proportion-nées à l’irritation , les cinétiques, lespurgatifs, les lavemens, & une boissondélayante très-abondante , font les remè-des les plus prompts & les plus sûrs pourenlever la cause de cette maladie: sou-vent on est obligé de faire vomir & depurger plusieurs fois, pour détacher &évacuer totalement cette matière, qui,quoiqu’en petite quantité, peut encorecauser des irritations douloureuses; ainsi,ce n’est pas uniquement par la quantitédes matières que les cinétiques ou lespurgatifs évacuent, qu’on doit juger dela nécessité de répéter les purgations,c’est encore par l’îrritation qui excite leflux de ventre , & qui marque la mau-vaise qualité de la matière irritante; auffi