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Tome XIV. FERM - FORL.
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FIE

'épidémies des camps; on entrouvera.ladinçnose, la prognole , & le traitementdans i’ouvrage anglois du docteur Prin-gle , sur les maladies A'armées. Je remar-querai feulement, que les principauxmoyens pour en arrêter les progrès , sontde décharger les hôpitaux autant qu’ilest possible , de renouveller continuel-lement l’air ries infirmeries par un venti-lateur, ri’en balayer toutes les orduresavec grand foin , de remettre les maladesdans des églises, dans des baraques, desmaisons ruinées, où jls ne communi-quent point ensemble, de ne point con-finer au lit ceux qui en peuvent sortir,de tenir très-propres leurs chambres,leurs bardes, leurs bassins, & tous lesustensiles dont ils fe servent; entín surtoutes choses, de couvrir chaque jour lesprivés d’une nouvelle terre ; car c'estprincipalement de i’exhaiaison putridedes latrines publiques des camps, quedépend la contagion & la propagation dece mal Funeste.

Fievre ENDEMIQUE , ainsi dite dciv, & ìiíiucç, peuple. Les fièvres endémi-ques sont celles qui rognent tous les ansavec des symptômes assez semblablesdans un même pays , & qui y sontplus fréquentes que dans un autre , àcause du climat, de l'air, de l’eau, de lasituation du lien, de la maniete dc vivredes habitaus. F. Ennemies. ConsultezHippocrate de aëre , locis , U aqnts ; &íi vous voulez parmi les modernes,Wintriogham's (CliftonJ a treatiji ofendémie diseuses. London , 1718, in- 8°.

Fievre ephemere , tphemera, laplus simple des fièvres continues, dont3 ecommencement, l’état & le déclin, sefont ordinairement dans l’espace de 12 ,24, oti au plus de 36 heures. F. ÉpRE-MERE.

Fievre ephemere britannique,nom vulgaire qu’on a donné à la luette ,espece de peste qui passa en Angleterre,*n 148; f & qui emportoit les maladesen 24 heures. F. Suette.

FieVRI EPIA LE,epialisfeiris,nos locht;,ssmaKiiiìs;, fievre, dit Galien , dans la-quelle le malade ressent une chaleur ex-traordinaire, & frissonne en même tems.Les anciens latins lui donnent le 110m dequercera , c’est-à-dire, qui produit de vio-lens frissons.

. C’est, suivant nous , cette affection

, fie m

morbifìque de la fievre qui consiste dansle frisson , lequel persiste avec le senti-ment de chaleur. On en peut indiquerpour cause générale une acrimonie irri-tante que les forces vitales 11e peuventpas chasser.

L’acrimonie de la cause de la fievreproduit souvent un genre de chaleur , ouplutôt une sensation de chaleur, qu’il nefaut pas confondre avec la chaleur mê-me de la fievre b celle-ci dépend de ì’aug-mentation de la circulation du sang.Celle-là est causée par l’impression quefait l’acrimonie de substances acres quiagissent rarement fur les filet s nerveux ;telle est la chaleur brûlante que les ma-lades ressentent intérieurement dans lafievre épiale.

Cette fievre est en même temps accom-pagnée d’nn Froid violent & douloureuxdans les parties extérieures du corps ; cefroid est peut-être occasionné par la mê-me acrimonie qui excite dans lès musclesde ces parties un spasme capable ds res-serrer les vaisseaux , Stden’y laisser pas-ser que fort peu de sang. Par-là, il privenon-seulement les parties extérieures dechaleur , mais il y cause une sorte d’hor-ripilation , & d’érétiíme douloureux,qui so joignent au sentiment de froid, Lqui le rendent plus insupportable.

Quoiqu’il en soit, cette affection mor-bifique de la fievre demande la destruc-tion du vice irritant, & requiert en mê-me temps les anti-feptiques cardiaques ,propres à ranimer les forces & la circu-lation languissante du sang & des hu-meurs. Les frictions faites avec des li-queurs spiritueuses , chaudes , souventrépétées par tout le corps, contribuerontefficacement au même bus. F. Fievrehor rifique.

FlEVREEPIDEMIQUE , èsrì, fur, &SJjusj, peuple. Ou nommesievres épidé-miques , populaires , ou communes , lesfievres de même efpcce, qui changentnéanmoins souvent de caractère & de na-ture , attaquent indifféremment danscertains temps toutes sortes de person-nes de l’nn & de l’autre sexe, de toutâge, de tout ordre , & comme par uneefpece de contagion. F. Epidémies.

On ne peut trop lire les auteurs quiont traité ce sujet; Hippocrate, epide.mior. Baillou, Sydenham ; les observa-tions de médecins de Breflaw , d’Edin».