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Tome XIV. FERM - FORL.
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tin dictionnaire d’arts, qui doit conserve!J’origine des mots autant qu’il est possi-ble. V. FieVrehectique.

Fievre exanthemateuse , c’estxtnejìevre accompagnée surtout le corpsou fur une partie dti corps, de boutonsinflammatoires nommés exanthèmes.

On fait que ce font de petites tacheso u tubercules rouges, plus ou moins lar-ges, avec ou fans élévation, d’unc bonneou d’une mauvaise qualité. Voy. Exan-thème.

Causes. Ces taches ou tubercules in-flammatoires ont le plus souvent : 1°.pour matière celle qui ne pouvant circu-ler dans les petits vaisseaux de la peau ,s’y arrête ; & if. pour causes, la sup-pression de la transpiration, la déprava-tion des humeurs, la force de la circula-tion des sécrétions, des excrétions, Ue.De ces différentes causes proviennentbien des fortes de pustules, qui donnenta wr. fievres qui les accompagnent, les di-vers noms à'exaiithêmateufe, i’éréjypéla-teuse, àescnrlatine , de pétéchiale rouge ,de pétéchiale pourpre , de miliaire blancheSs rouge , de rougeole , & de petite‘vérole.Voy. tous ces mots.

Pronostics. La nature des exanthèmes,leur caractère , & les symptômes qui lesaccompagnent dans cette fievre, pronosti-quent le bien ou le mal qu’on en peut at-tendre. La plupart des fievres exanthêma-iensesíe terminent presque toujours sû-rement par des éruptions bénignes à lapeau , & de telles éruptions calment sou-vent les fâcheux symptômes des fievresaiguës ; mais les humeurs corrompuesdans le corps, qui s’arrêtent fur les par-ties extérieures par un transport impar-fait , & se déposent en mème teins fur lesparties intérieures, où elles produisentdes oppressions , des anxiétés, & autresdésordres, font d’un fâcheux présage, sur-tout quand elles font suivies de déjec-tions putrides fans aucun soulagement.L’hétérogene qui forme une éruption im-parfaite , menace les malades d’un plusgrand danger dans les fievres pourpreu-íes, pétéchiales & miliaires, que dans lesexanthémateuses , scarlatines & rougeoli-ques. Les fievres exanthémateuses épide-jr.iques font ordinairement contagieuses& d'une mauvaise espece.

Cure. La méthode curative exige engénéral les boisions légères, diluantes,

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apéritives, pour donner de la mobilité àla matière, & pour que la force de la viepersévéré toujours dans une juste modé-ration ; car par ce moyen les exanthèmesfe dissipent, en Faisant tomber Tépidei-me par écailles. Lacure particulière doitse rapporter aux diverses causes de la fie-vre. Par exemple:

Les fievres exanthémateuses occasion-nées par la transpiration on par la sueur ,dont la matière retenue est devenue plusâcre dans les gens foibles, valétudinai-res, cacochymes , bilieux, demandentpour temedes de légers diaphoniquesinternes , & quelques anti-putrides.

Lorsque les fievres exanthémateusesprocedent de mauvaises humeurs, assem-blées dans le ventricule Sc dans les in-testins , de bile corrompue, de la nourri-ture de moules, ou autre* crustacés ve-nimeux , il faut commencer par les pur-gatifs ou vomitifs, pour chasser du corpsla matière morbifique.

Dans les fievres exanthémateuses pro-duites par de violens exercices,l’abus deséchauffans & des âcres, on usera de di-luans, de réfrigérai» , & de relâchai» ,mais ies fievres exanthémateuses épidémi-ques, qui ont été animées par des échauf-fans, ou par des cardiaques stimulans,veulent une dicte légere, des laxatifs, &des anti phlogiftiques, pour éviter ie mé-tastase dans ies parties internes.

Observations ie pratique. Le préjugétrop reçu fur la maniéré,d’agir des renje-des échauffans , a fait imaginer qu’ilspouffoient l’hétérogene morbifique versla peau, & qu’ils le détournoieat des par-ties internes, paree qu’on a vu que quel-quefois Téruption est accélérée par leursecours, que les pustules font fort vives,& qu’elles croissent promptement ; maisbien des raisons nous empêchent d’avoirune opinion avantageuse de ces sortes deremedes. En effet, lorsque l’éruption ex-térieure est d’un mauvais caractère, queles accidens de la maladie sont formida-bles, les remedes échauffans augmentantla fievre &l’acrimoniedes humeurs, por-tant la violence de l’éruption intérieure-ment, comme extérieurement, & parconséquent aggravent la maladie: de plusils n’ont aucune vertu pour dompter lamalignité du venin & du délétère; aussiles bons praticiens n’osent les prescrireque lorsqu’ils font indiqués par rabatte-