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Tome XIV. FERM - FORL.
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qui mirent la Fievre au rang des dieux ,«ïûrent leur santé bien plus à leur Fruga-lité qu’à la protection de la déesse.

ÎNous ignorons comment ils la repré-sentaient ; mais nous avons la formuled’une priere ou d’un vœu qui lui a étéfait, & qui s’est conservé dans une ins-cription trouvée en Transylvanie. CetteInscription publiée par Gruter, donne àfa Fievre les noms de divine, de suinte ,& de grande. La voici : Febri dìvee, Fe-brisanèitc , Febri tnagnx, CamìUit Atnata,frofilio maie aj'eclo, P. “ Camilla Amataeffre ses vœux pour son fils malade , à ladivine Fievre, á la sainte Fievre, à lagrande Fievre „.

Au reste les Romainsavoient requ cettedivinité des Grecs, avec cette différenceque ces derniers en Faisoient un dieu ,parce que le mot avfíTÒt, fievre,ell mas-culin , & que febris est féminin; maisc’eft toujours le même être qu’ils ont di-vinise dans chaque pays, pour satisfaireans préjugés du peuple. (D. J.~)

FievRES, Manège, MarécbalL, mala-die commune à l’homme & à l'animal.Lemédecin profond & éclairé en rechercheencore la nature individuelle i l’ignoranttoujours présomptueux se flatte de sa-voir saisie: la sage timidité del’un & laprécipitation hardie de sautre, doiventinspirer la plus grande réserve. Je nejoindrai donc point témérairement icimes foibles efforts à ceux du premier ; &je ne me livrerai pas d’une autre part àl’inutile foin de réprimer le ton impé-rieux L décisif du second. Les divisionsque suggèrent les différences que l’on re-marque dans les f Uvres dont le chevalest atteint; les causes évidentes de cesfievres, leurs symptômes, les justes indi-cations qui peuvent déterminer le maré-chal dans le choix & dans l’applicationdes remedesjont les uniques points danslesquels je me propose de me renfermer.Si je ne lui présente que les Faits que j’aiscrupuleusement observés ; & fi de cesfaits présentés & certains, je ne tente pasde m’élever par la voie des inductions &des conséquences , à la découverte d’unprincipe ou d’une cause prochaine jus-qu’à présent ensevelie dans les ténèbresde la nature , qu’il sache que la nuit pro-fonde qui nous dérobe une foule innom-brable d’objets & de vérités,est préféra-ble aux vaines & fausses lueurs que nous

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ne prenons que trop souvent pour de vé-ritables lumières; qu’il apprenne que lessystèmes, les hypothèses,& toutes les bi-Farres productions d’une imagination ond’un esprit qui se perd,peuvent d’autantplus aisément l’égarer, qu’elles ont Faitde la médecine des hommes, c’est-à-direde fart le plus utile &le plus salutaire,un art Funeste & dangereux ; & que quiméconnoît le doute & ne craint pointserrent,est inévitablement sujet à desécarts également indignes de la raison &du lavoir , qui ne sauroient en être lasource.

Toute fievre qui ne subsiste pas parelle-même, L qui n’est que l’effet d’unemaladie quelconque qui affecte quelquepartie du corps de l’anímal, est dite fie-vre secondaire ou symptomatique.

Ponte fievre qui forme principalementla maladie,& qui ne peut en être regardéecomme une dépendance, un accident, ouune fuite, est appellée fievre absolue oufievre idiopathtque , ou fievre ejsentieUe.

Celle-ci est intermittente ou continue.

On nomme fievres intermittentes cel-les qui cessent par intervalles, & qui re-prennent par accès , soit que leurs pério-des soient réglées, foie qu’elles se mon-trent erratiques ou confuses.

Dans la distinction que M. de la Gné-rinierea faite des fievres considérées parrapport à l’animal, il admet la fievretierce & la fievre quarte. La définitiontriviale qu’il nous en donne,& à laquelleil se borne,ne dispose point à croire qu’illésait réellement apperques dans le che-val : son témoignage ne peut donc êtrede quelque poids qu’autant q n’ il se trou-ve appuyé de santorité de Ruini. Ce der-nier est de tous les auteurs qui méritentquelque confiance & que j’ai consultés,leseul qui en fasse mention : il parle mêmed’une forte d e fievre intermittente subin-trante qu’il appelle,d’après les médecins,fievre quarte continue. Je ne nie point,relativement à l’animal dont il s’agit, lapossibilité de leur existence, de leur re-tour , & de leurs redoublemens périodi-ques ; mais je me fuis imposé la loi de nerien avancer qui ne soit généralementavoué, ou qui ne soit établi sur mes ob-servations particulières; & cette mêmeioim’interdittoute discussion à cet égard.

II n’en est pas ainsi des fievres conti-nues, je veux dire de celles qui font san.s