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Tome XIV. FERM - FORL.
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ìntermiffion ; l’expérience m'ii apprisqu’il en est qui ne lui sont que trop sou-vent funestes.

Les unes m’ont paru simples, & lesautres composées.

Celles-ci diffèrent essentiellement decelles qui font simples, par les accès, lesinvasions, les redoublemens, raugtnen-tation des symptômes qui pendant leurdurée , prouvent & annoncent de plusgrands efforts de la part de la cause mor-basique: Rajouterai que ces paroxysmesou ces redoublemens r.’ont jamais à mesyeux évidemment gardé aucun ordre.

De toutes les fièvres continues, l’éphé-mere est la plus simple ; elle se termineordinairement dans l’espaee de vingt-quatre heures, quelquefois dans l’el'pacede trente-six. Si la durée s’étend au-delàde ce temps, elle est dit e fievre éphé-mère étendue , ou , pour me servir du lan-gage de l’école, fievre j'ynoque Jìmfle'.c’est cette même fievre dont le cours estplus ou moins long, que l’on ne supposepoint fomentée par l’amas & la corrup-tion des humeurs, qui est égale depuisson commencement jusques à fa fin , &qui tant qu’elle subsiste , ne laisse entre-voir aucune diminution & aucune aug-mentation sensibles.

On peut encore envisager les fievrescontinues par leur violence , par leurqualité,par leur constance,par leurs cau-ses , & par leurs symptômes.

i°. Selon la rapidité de leurs progrès& selon la promptitude avec laquelleelles se terminent, elles sont ou simple-ment aiguës,ou fort aiguës , ou extrême-ment aiguës.

2°. La difficulté avec laquelle elles cè-dent aux remedes, leur constance, lalenteur de leurs mouvemens , dénotentdes fievres chroniques, semblables à cel-les que suscitent des dépôts internes , &telles,par exemple , que la fievre colli-quative qui accompagne la morve,quandelle est parvenue à un certain degré. Cesfievres lentes sont toujours syinptomati»ques t on ne peut conséquemment entriojnpher qu’en attaquant & en domp-tant la maladie qui les occasionne. I! ar-rive aussi dans le cheval , comme dansrhotnme,que des fievres aiguës dégénè-rent en fievres de ce caractère.

3 °. Dès qu’on fe croit en droit d’accu-ser de la maladie présente nue matière

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fébrile considérable, & que l’on supposecachée dans le sang on dans les premiè-res voies , la fievre continue ou synoqueputride ; & 11 la perversion prétendue deshumeurs est excessive ou entiere , elle estardente ou maligne. Les maréchaux lanomment alors feu, mal de feu, mai d'Es-pagne j 8c elle est directement opposéepar sa qualité aux fievres synoques sim-ples , & aux fievres éphémères , qui fontdes fievres bénignes.

4 °. Enfin si à toiis les signes de la/se-vre maligne se joignent une grande pros-tration des forces, des exanthèmes, desbubons, des anthrax, esc. la maladie semanifestera par des symptômes trop po-sitifs , pour qu’il soit permis d’y mécosl-noître la fievre pestilentielle.

Ces détails que je n’étendrai pas plusloin , suffisent à quiconque prétend seformer une idée des fievres qui peuventsurvenir à ranimai ; elles font toutesrenfermées dans les divisions que j’en aifaites : celles dont le traitement m’a étéconfié , se réduisent à (des fievres conti-nues , ou sentes, ou aiguës, ou éphémè-res , ou non putrides , ou putrides, otlpestilentielles , ou malignes.

Un travail immodéré & trop violent,un refroidissement, un repos trop cons-tant & trop long, un défaut dans le ré-gime , une nourriture abondante capa-ble de surcharger l’estomac, à la suited’un exercice pénible & forcé ; la Faim,la soif même; des eaux croupies, cor-rompues , indigestes ; une boisson froidedonnée à un cheval échauffe ou qui estetlsueur ; des alimens trop chauds, desfourrages aigres,le foin vase & qui a étémouillé j le foin nouveau , de mauvaisgrains? les vicissitudes de l’air ambiant ídes chaleurs excessives, des froids déme-surés , des transitions subites & répctéeSdes premieres à ceux-ci j des temps hu-mides & pluvieux , des temps de séche-resse & d’ariditéss’drdeur d’un soleil brû-lant, des exhalaisons putrides qui infec-tent quelquefois tout un pays, tout uncamp, [fie. telles fonten général ses cau-ses évidentes des unes & des autres ; àl’exceptioh de la fievre lente qui n 1 estpoint essentielle, ainsi que je l’ai déjà re-marqué, qui íi’eft que le produit de lïlésion de quelques viscères, ou d’unemaladie chronique quelconque.

Les autres fievres symptomatiques que