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Tome XIV. FERM - FORL.
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diculaires du sang dans les tubes fixésaux artères , mais parce que ce liquideayant en eux un plus grand nombre deramifications , & des vaisseaux d’unebien plus grande étendue à parcourir ,éprouve dans (on cours beaucoup plusd'obftacle & de résistance.

II estencorc deschevaux dans lesquelsles pulsations du tronc des carotides fontappercevables à la vue, précisément àl’ínsertion de sencolure dans le poitrail,quand ils font atteints de la fievre : com-munément auflì dans la plupart de ceuxqui f- bricitent,le battement du cœur n’estpoint obscur ; mais ceux de toutes les ar-tères font absolument inaccessibles autact : nous ne pouvons donc juger alorsavec certitude de la liberté de faction deces canaux, de leur resserrement, de leurtension, de leur dureté , de leur séche-resse, N c. ni saisir avec précision unemultitude de différences très-capahles deguider des esprits éclairés; & ces batte-mens ne nous apprennent rien de pluspositif que ce dont nous instruisent lessymptômes généraux dont j’ai parlé,c’est-à-dire, la respiration fréquente , &l’accélératíon du mouvement des flancs.

Les lignes particuliers à la fievre éphé-mère font l’accès subit de cette fievre ,qui n’est annoncée par aucun dégoût,& qui se montre tout-à-coup dans toutefa force, la chaleur modérément augmen-tée de l’animal, le défaut des accidensgraves qui accompagnent les autres fie-vres , & la promptitude de fa termi-naison.

Ceux qui sont propres à fievre éphé-mère étendue, ou à \nftevre continuefimple, diffèrent de cenx-ci par leur du-rée , & par la tristesse plus grande ducheval.

Des frissons qui «'observent, fur-toutaux mouvemeus convulsifs du dos & desreins ; la chaleur vive qui leur succédé ;la véhémence du battement du flanc, sa jtension , l’exceflive difficulté de la res-piration ; l’aridité de la bruche; unesoif ardente, l’enssuredes parties de lagénération ; la position baffe de la tête ;beaucoup de peins; à la relever >• la froi-deur extrême des oreilles & des extrémi-tés; des yeux mornes, troubles & lar-moyans, une faiblesse considérable, unemarche chancelante ; un dégoût constant;1% fétidité d’une fiente quelquefois dure »

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quelquefois peu liée, quelquefois gt sif*se n se ; ttne urine crue & aqueuse; láchûte du membre , la couleur fanée dupoil; une forte de ftrangurie, qui n’alieu que quand l’animal chemine ; la per-sévérance avec laquelle il demeure de-bout & fans se coucher, sont autant desymptômes qui appartiennent à la fievreputride.

La plupart de ces mêmes symptômesfont aussi communs aux fievres ardentes;mais ils se présentent avec un appareilplus effrayant.

La chaleur d’ailleurs inégale en diversendroits , est telle qu’elle est brûlante ,fur-tout au front, autour des yeux , à labouche, à la langue qui est âpre & noire,raboteuse, &à laquelle il survient sou-vent des efpeces d’ulceres. L’air qui fortpar l’expiration n’est pas plus tempéré ,l’accablement est encore plus grand; lasoif est inextinguible ; une toux seche sefait entendre ; la respiration est accom-pagnée d’un râlement; la tête est baffe& immobile ; l’haleine est puante; unematière jaunâtre , verdâtre , noirâtre ,flue quelquefois des nasaux ; las excré-mens font desséchés, ou bien ils foutsemblables à ceux qui caractérisent leflux diffentérique ; st l’yschurie n’a paslieu , l’urinequi coule est noire & très-souvent sanguinolente; enfin le chevalpeut à peine avaler la boisson qu’il prend& qu’il rend alors par les nasaux danslesquels elle remonte par l’arriere-bouche.

Dans la fievre pestilentielle, tous cessignes d’une inflammation funeste s’of-frent également ; les tumeurs critiquesqui paroiíl'ent au-dehors, ainsi que jeí’aidéja dit, la désignent spécialement SSd’une maniéré non équivoque.

Quant à la fievre lente , dès que seslumières que nous pourrions acquérirpar 1e pouls nous font en général Lpresque toujours interdites , le seulsymptôme univoque qui nous reste est 1®marasme, la consomption ,& un dépé-rissement insensible.

De toutes ces fievres , celles qni por-tent avec elles un caractère de putridité,de malignité & de contagion , font lesseules qui soient vraiment dangereuses ;la fievre lente ne î’est pas par elíe-méme;elle n’est que l’effetdes progrès fâcheuxd’une maladie chronique, qui conduit