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îe'êheval pas à pas à fa perse. Les fuitesde l’éphémere qui s’étend ou fe prolongene font redoutables qu’autant qu’elle dé-généré eu fynoqiie putride : mais dansceUe-ci comme dans les autres, la vio-lence des lignes que j’ai décrits , doittout faire craindre : f obscurci ifenientdes yeux j leur immobilité, faffaisse-ment des paupières, le larmoyement in-volontaire , la difficulté de la déglutition,la tuent froide des parties génitales, lerelâchement de la peau des tempes, lasécheresse de celle d u front, la froideur& la puanteur de l’haleine , le refus obs-tiné de toute boisson & de tout aliment,l’inquiétude continuelle de l'anima! quile couche, ft jette à terre, le releve,retombe , fe roidit , s’agite & fe dé-bat ; fes plaintes , son insensibilité totale,la pâleur & la lividité de fes levres, legrincement de fes dents, l’angmentatiorldu râ ement, la disparition subite desbubons & des charbons qui s’étoientmontrés & qui ne reparoiiìént plus ,&c. tels font les présages presque alluresd’une mort plus ou moins prochaine.
La route des succès dans le traitementde ces maux feroit bien incertaine, sipour y parvenir il ctoit question de re-monter à la connoissance intime des de-grés par lesquels les humeurs dégénèrent,de tous les changemens & de tous les dé-sordres que cette dégénération produitdans f économie animale, des sources &de la transmission de toutes les impuretésqui les pervertissent, de la véritable ac-tion, dos diverses combinaisons, de laforme , & des autres dispositions mécha-niques de ces substances nuisibles , deleur affinité & de leurs rapports cachésavec les différentes parties qui compo-sent la machine : pour moi, f avoue r/ueje n'aurai jamais allez d’ajidace & assezd’amonr propre pour entreprendre depénétres jufqii’à ces agens & à cés êtresimperceptibles & pernicieux j contentde m’o| poser aux eff. ts dont mes sonsfont témoins , je n’ai garde de mhUdresser á la cause efficiente qui m'estvoilée.
Lé sdiii dé guéris la fievre éphémèredoit être abandonné aux mouvemensspontanés des vaisseaux & dú sang ; toutsart consiste à ne point troubler f ou-vrage de la nature, le repos, la dicte,l’eau blanche , l'n sage des délayans con*Tome XIV. Hanh h
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courront avec elle. Si cett efkvri outre-paste le temps ordinaire de fa durée, on■ xaminera attentivement les signes quiraccompagnent , à l’eftet de distinguersi e le fera continue, simple, ou conti-nué putride : dans le premier cas, oïlsaignera l’animal , on lui administrentdes lavemens émolliens; on jettera dansloti eau blanchie quelques pintes de lídécoction émoliiente faite avee la mauve,la guimauve, la-pariétaire j 011 le tien-dra au son, & 011 ne lui donnera pointde fourrage , pour éviter que des mau-vais sucs sonnés dans les premières voies,vu le trouble des fonctions des organesde la digestion dans cette circonstance ,ne sollicitent des accidens plus graves ;dans le second cas, les mêmes remedesseront salutaires ; les saignées seront réi-térées félon la véhémence des signes ,les lavemens émolliens multipliés ; ony ajoutera le crystal minéral; 011 en jet-tera dans fa boisson. Lorsque les princi*paux symptômes feront évanouis ou cal-més , on rendra purgatifs les lavemensémolliens, en y délayant du miel mer-curiel de nymphéa ou de violettes , en-viron quatre onces , & deux onces ddpulpe rie casse : on fera enfin observer àl'animal un régime toujours exact; &s’il est encore besoin d’évacuer , on pour-ra terminer la cure par un purgatif : carces fortes de médicamens ne font funes-tes qu'autant qu’ils font très-ma! compo-sés paries maréchaux, ou donnés avantque 1 irritation soit appaifée.
Une écurie dans laquelle l’air fera pur,froid, & souvent renouvelle, fera três*convenable au cheval attaqué de la fievreardente. Elle demande dans les commeií-ccmens, fur-tout si esse est avec toutesles marques d’infiammation que j’ai dési-gnées, les secours de la saignée. La bois-son de l’animal sera tiède, abondante ; onàura attention d’y jeiter du crystal miné-ral. Si on peut lui faire avaler quelquechose avec la corne, ou lui donnera rfe ladécoction émoliiente dans laqtielle on au-ra ajouté des gouttes if eau de rabel, juf-qu’à ce qii’ellc ait acquis une cetíaine aci-dité. On coupera avec cette même décoc-tion émoliiente, le lait de vache écrémédont on composera des lavemens en v mê-lant deux ou trois jaunes d’ieufs : s’íl enest besoin , on pourra employer cn mêmetemps le sirop de pavot blanc, à la dose0 â