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mars artificiellement échauffés* maïsIIfaut que la chaleur soit douce ; on lèverales vitres toutes les Fois que le temps lepermettra , afin de leur donner le plusd'air qu’il est possible. Tandis que les ar-bres encore jeunes ne peuvent étendreleurs racines par de-là les ehalsis, il con-vient de les arroser fréquemment dèsqu’ils commencent à montrer leur fruit.Si ces figuiers font híeu gouvernés, lapremiere récolte de leurs figues fera plusabondante que fur les figuiers en pleinair , & leur maturité aura lieu six semai-nes ou deux mois auparavant : on en ob-tiendra une seconde cueillette en sep-tembre , & même en août, temps où l’onfait la seconde récolte dans les payschauds; mais il ne faut échauffer les mursque vers le commencement de février;fi on forqoit ces figuiers de trop bonneheure, le tems étant alors trop froid pourpouvoir leur donner une suffisante quan-tité d’air, le jeune fruit tomberoit ; maisìl faut mettre le fruit devant les arbrestrois mois auparavant pour les garantirdu froid.
Nous terminerons cet article par quel-ques observations fur tout ce que nousavons rapporté. En vain chercherait-onà reconnoître dans les especes d t figuierscultivés que Pline rapporte, celles quifont de nos jours cultivées en Italie. Lenaturaliste ancien ne met pas assez d dé-tail & d’exactitude dans ses descriptions,pour asseoir un jugement à cet égard ;tout ce qu’on peut inférer, c’est que lesfiguiers n°. 2, ç, 6 & 7, par leur couleurnoire, paraissent être les mêmes que ceuxdont parle Pline, fous la dénominationcommune de figues d’Alexandrie, d’E-gypte St de Rhodes. La prodigieuse quan-tité d’especes qui se sont multipliées de-puis Eaton , peut donner une idée de lamerveilleuse fécondité de la nature & dela variété infinie qu’elle mec dans sesprocédés ; que l’on feme encore à présentles graines de ces especes de figuier , onobtiendra de nouveaux individus carac-térisés par quelque différence : nousnous lasserons plutôt de solliciter la na-ture , qu’elle ne se lassera de répondre ànés vœux & à nos foins par la magnifi-cence de ses bienfaits. 11 n’est pas éton-nant qu’elle ait tant multiplié les especesde figuier fous la main du cultivateur ;cet arbre, ainsi que l’oiivier, «fi 1e plus
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anciennement cultivé. V. les origines ilesloix & des arts de Goguet.
Puisque les figues d’Egy pte & de Rho-des ont pu réussir en Angleterre, ne réus-siront-elles pas encore mieux dans notteFrance septentrionale & occidentale ?Et combien d’autres variétés précieusesdont en ponrroit enrichir celles de nosprovinces comprises entre le nord & lesud de ce royaume ? Ceft doue bien àtort qu’on s’y borne à trois especes quine fout pas des meilleures , & que nos li-vres de jardinage excluent toutes les au-tres, fous prétexte que les arbres ne ré-sisteraient pas an froid de nos climats, &qu’elles n’y mûriraient pas. Nous avonsfait voir que ces figuiers ont pafié d’E-gypre & de Rhodes dans la Campanie &dans les environs de Rome ; on a vuqu’elles ont été cultivées long-tems aprèsà Venise , & enfin que le Fameux jardi-nier de Chelsea les a acclimatées en An-gleterre. C'est ce que je voulois mettredans le plus grand jour, afin d’engagernos cultivateurs à faire les mêmes essaisdans nos provinces froides. Je lais quela petite figue noire se cultive en Auver-gne , & qu’elle y est délicieuse ; qu’on Ufasse passer par gradation de ce pays à Pa-ris, je ne doute pas qu’elle n’y réussisseauffi bien.
Nous avons dit qu’on eouvroit les//-guiers dans Panciemie Mœsie, pays assezfroid , connu aujourd’hui fous le nom deServie Si de Bulgarie,Si que par ce moyenon avoit des figues printannieres. Nepourrait - on pas, en attachant ces cou-vertures convenablement, conserver leîfigues d’automne déja à moitié formées ,que Miller conseille d’ôter avec loinavant d’empailler , & faire enforte queles premières chaleurs du printems achè-vent de les grossir & de les amener enmaturité? II faudroit employer une cou-verture qui leur laissât de Pair tout en lesabritant, & qui ne s’en approchât pasassez pour les froisser; lors donc qu’onvoudra tenter cette expérience, on fêtabien de se servir de la maniéré d’empail-ler que nous avons indiquée à YarticleAlaterne.
Figuier , Myth, hist. Panfanias rap-porte que Cerès voulant récompenserPhytaius Athénien de ce qu’il avoitexer-cé envers elle l’hospitalité, lui fit préfe-ntíl’un figuier dont oh le servit pour faite