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Tome XIV. FERM - FORL.
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inosphere , trouver le lieu où l'on verraeet objet. î°. Déterminer suivant laquelleloi un objet, placé à la même distasice,nous paroît plus ou moins éloigné , à pro-portion qu’il elt plus loin ou plus près denotre zénith. Voilà pour les géomètresphysiciens une ample & belle matière às’exercer. On peut voir les tentatives &les conjectures que nous ont données furla solution .le ce grand & beau problème,]V1. Smith , dans son optique , & après lui,M. de Mairan, dans les usém. de Laçai, de174 °.

Quelques théologiens appellent fir-mament , le ciel étoilé, pour le distinguerdu ciel empyrée , qu’ils imaginent êtteau-dessus, & dont ils Font la demeure desbienheureux, F. EmpyrÈe. (0)

FiRMAN, f.m. Commerce'. on appelleainsi dans les Indes orientales, particu-lièrement dans les états du grand Mo-gol, les passe-ports ou permissions detrafiquer , que les princes accordent auxmarchands étrangers. Dictionnaires deCommerce , de Cbambers & de Trévoux.

(ír) ,

FISC, TRESOR PUBLIC, Synon ., onlatin/ïcaf, œrariutn. Le premier mot sedit proprement du trésor du prince , par-ce qu’on le mettoit autrefois dans des pa-niers d’ofier ou de jonc, L le Fécond dutrélor de l’e'tar.

A Rome, fous les premiers empereurs,on appelloit arartmn , les revenus pu-blics, ceux de l'épargne destinés auxbesoins & aux charges de l’état ; L onBommoit/i/èíw, ceux qui ne regardeientque l’entreticn du prince en particulier ;mais bientôt après, ces deux mots Furentconfondus chez les Romains, & nousavons suivi leur exemple. Aufiì le dic-tionnaire de Trévoux définit le fisc partrésor du roi , ou du royaume indifférem-ment : car, ajoute ce dictionnaire, la dif-férence de ces deux choses que l’on re-marquoit dans le commencement de l’em-pire romain , ne se trouve point en Fran-ce. II n’y a que trop d’autres pays où letrésor du prince & le trésor public sontdes ternies synonymes : voyez cependantTrésor public. Du mot fisc, on afait confisquer , confiseure , bonis fiscoadiieere , par la raison que tous les biensque les empereurs confisquoient, appar-tenoient à leorfisc , & non point au pu-blic. Les biens de Séjan, dit Tacite ( an~

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naî. liv. F. ) furent transportés do trésorpublic A ans le fisc de l’empereur. L’ufageries confiscations devint fi Fréquent, qu’onest fatigué de lire dans l’histoire de cetemps - ià , la liste du nombre infini degens dont les successeurs de Tibere con-fisquèrent les biens.Notis ne voyons riende lemblahle dans nos histoires moder-nes ; on n’a point à dépouiller des famil-les de sénateurs qui aient ravagé le mon-de. Nous tirons du moins cet avan-tage , dit M. de Montesquieu , de lamédiocrité de nos fortunes , qu’ellesfont plus sûres, nous ne valons pas lapeine qu'on confisque nos biens : & leprince qui les raviroit l'eroit un mauvaispolitique.

L k fisc des pontifes s’appelloit arcaj& celui qui en avoit la garde , étoit ho-noré d u titre A'arcartus , comme il paroîtpar plusieurs inscriptions recueillies deGruter, qu’il ne s’agit pas de transcrireici. ( D. J.)

FISC, suris. p., en latin. éí/c«í, se prenden général pour le domaine du prince,ou pour celui de quelque seigneur parti-culier.

II a été ainfi appelle du latin/ï/cMj,quidans ['origine signifie un panier d'osier,pares que du temps des Romains on seservoit de semblables paniers pour mettrede l’argent.

Du temps de la république il n’y avoîtqu’un seul fisc , qui étoit le trésor public;mais du temps des empereurs, le princeavoit son trésor & domaine particulier ,distinct de celui de l’état; & l’on donnale nom de fisc au trésor des empereurs,pour le distinguer du trésor public,qu’on appelloit œrarìum, & qui étoit des-tiné pour l’entreticn de l’état ; au lieuque 1 c fisc du prince étoit destiné pourson entretien particulier, & celui de samaison.

Confisquer une chose, signifie l'attrìbueraufisc ; ce qui est une peine qui a lieu encertains eas.

Cicéron, dans son oraison pro domosuit,observe que dans l'àge d’or de la républi-que le fisc ou trésor publie n’étoit pointaugmenté par la confiscation ; cette peineétoit alors inconnue.

Ce ne sot que dans le temps de la ty-rannie de Sylla que fut faite la loi Cor-nelia de proscrit , qui déclara les biensdes proscrits acquis au profit du fisc.