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ce qui oecafionneroitun éraillemeht.Pourfaire cette incision, le malade assis furune chaise, aura la tète appuvée sur lapoitrine d’un aide , dont les doigts ferontentrelacés fur le front, afin de la con-tenir avec fermeté; un autre aide tendles deux paupières en les tirant du côtédu petit angle; on apperqoit par-là letendon du muscle orbiculaire , c’est au-dessous de ce tendon qu’on commencel’ineUion {PI. XXV, fi$. 6.); elle doitavoir six à huit lignes de longueur, &suivre la direction du bord de l’orbite :«ette ouverture pénétré dans le sac. Lebistouri , dont M. Petit fe fervoit, avoitune légere cannelure fur le plat de lalame près du dos ; & comme le dos doittoujours être tourné du côté du nez , ilavoit deux bistouris cannelés, un pourchaque côté. La pointe du bistouri étantportée dans la partie supérieure du canalnasal , la fonde cannelée , taillée enpointe comme le bout aigu d’un curedentde plume , étoit poussée fur la canneluredu bistouri dans le canal nasal jusquesfur la voûte du palais. En faisant fairequelques tnouvemens à la fonde, on dé-truit tous les obstacles, & fa cannelurefavorise l’introduction d’une bougie pro-portionnée. On change tous les jourscette bougie, qu’on charge du médica-ment qu’on juge convenable. II vadespraticiens qui emploient un stilet deplomb pour cicatriser la surface internedu canal ; enfin lorsqu’il n’en sort plusrie matières purulentes, on cesse l’ufagedes bougies ou du stilet de plomb ; leslarmes reprennent leurs cours naturel dei’oeil dans le nez , & la plaie extérieurefe réunit en peu de jours. Quelques chi-rurgiens mettent une canule d’or fortdéliée dans le canal, ce qui n’empêchepoint la cicatrice de la plaie extérieure.La précaution recommandée par quel-ques auteurs, de faire journellement desinjections par les points lacrymaux pen-dant l’ufage de la bougie, est tout-à-Faitinutile. O n lésa proposées dans la crainteque les conduits, dont les points lacry-maux sont les orifices, ne viennent à«'oblitérer; ce qui occasionneroit, dit-on , un larmoiement malgré la libertéd u conduit nasal. Cette crainte est dé-truite par l’obfervation de ces maladies.L’obstruction simple du conduit n’em-jtèche jamais les larmes de pénétrer dans
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le fae lacrymal , puisqu’après savoirviiidé par la compression du doigt , il fêremplit de nouveau. Les larmes ne cou-lent jamais involontairement lur lesjoues que par regorgement, lorsque laplénitude du sac ne lui permet pas de re-cevoir le fluide : les larmes passent natu-rellement dans le lac pendant la cure ;& les injections recommandées, souventfatiguantes pour le malade, font fansaucune utilité. La recherche de M.Petit est décrite dans les mémoires del’académie royale des sciences , année1734. L’appareil de cette opération con-siste dans l’application de deux compres-ses soutenues parle bandage i\tmonocuic fvoyez ce mot.
On a mis cn usage depuis quelquesannées une méthode de traiter les mala-dies des voies lacrymales, en sondant leconduit des larmes par le nez, & en yplaçant à demeure un fyphori, par lequelon fait les injections convenables. M. delaForest, maître en chirurgie à Paris, adonné fur cette opération , qu'il pratiqueavec succès, un mémoire inféré dans lesecond volume de l’académic royale dechirurgie. M. Bianchi avoit sondé le con-duit nasal dès l’année 1716. II a donné àce sujet une lettre qu’on lit dans le théâ-tre anatomique de Manget. M. Bianchi ade plus reconnu la possibilité de Faire desinjections par le nez dans ce conduit ; StM. Morgagni qni reprend cet auteur del’opinion qu’il avoit fur la structure & furles maladies des voies lacrymales, traitecette question dans la soixante-sixiemeremarque de sa sixième critique, & qu'ilintitule ainsi : De ìnjeclionibus per f idemduBíis Ittcrymalis.
M. Bianchi soutient qu’on sonde très-facilement le conduit nasal, parce quel’orifìce inférieur de ce conduit a la for-me d’un entonnoir. M.Morgagni prétendau contraire,que l’orifice du conduit na«ïal n’a pas plus de diamètre que les pointslacrymaux; de-là il conclut, que loinqu’on puisse rencontrer aisément Purifi-ée du conduit nasal avec une sonde in-troduite dans la narine, on le trouve avecassez de peine dans une administrationanatomique , torfqu’après les coupes né-cessaires, le lieu de son insertion est à dé-couvert. J’ai trouvé le plus souvent leschoses comme M. Morgagni assure lesavoir vues ; & j’ai observé quelquefois