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Tome XIV. FERM - FORL.
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S'utcefe pat rimpreffion du fluide, sanstzu’il soit nécessaire qu’il y en ait ungrand amas.

Paur prévenir la Wrric lorsqu’il n’y aencore qu’une simple dilatation dn saclacrymal par la rétention des larmes,( noyez PI. XXIP , fig. î. ) il Faat tâ-cher de déboucher le conduit nasal. Lesmalades font disparoître cette tumeurpour quelques jours en la comprimantavec le bout du doigt, & cette compres-sion fait sortir par les points lacrymaux,& pousse souvent aussi dans le nez, leslarmes purulentes qui étoient retenuesdans le sac dilaté. Cette derniere circons-tance mérite une attention particulière ?elle montre que l’obstruction du conduitnasal n’est point permanente, L qu’ellene vient que de î’épaisseur des matièresqui embarrassent !e canal : ainsi cetteObstruction , loin d’être la maladie prin-cipale, ne seroit que l’accident de l’ulcé-ïation du sac lacrymal. Cet état n’exigeque la détersion de la partie ulcérée :M. Anel, chirurgien françois, méritedes louanges pour avoir saisi le premiercette indication ; il débouchoit les con-duits , qui des points lacrymaux vont seterminer ait sac lacrymal , avec unepetite sonde d’or ou d’argent très-déliée ,& boutonnée par son extrémité anté-rieure ( voyez PI. XXIII, fig. II.)Une seringue , dont les Typhons étoientassez déliés pour être introduits dans lespoints lacrymaux, servoit ensuite à Fairedans le sac les interjections appropriées(voyeztbid. PI. XXIII, fig. lo. ) Lors-que JVI. Anel croyoit devoir déboucherle grand conduit des larmes, il faisoitpasser ses stilets jusques dans la fosse na-sale. Après avoir bien détergé les voieslacrymales , on fait porter avec succèsun bandage qui comprime le sac. VoyezPI. XXIV, fig. 3.

La grande délicatesse & la flexibilitédes tìlets dont nous venons de parler ,ne permettent pas qu’on débouche parleur moyen le canal nasal obstrué oufermé par des tubercules calleux, ou pardes cicatrices, comme cela arrive fré-quemment à la fuite de la petite, vérole.On ne voit alors d’autres ressources quedans l’ouverture de la tumeur du grandangle , pour passer dans le conduit unefonde assez solide, capable de détruiretous les obstacles. C'est la méthode d«Tame XIV’ Partie II,

M. Petît ; elté est fondée fur la structuredes parties, & fur le méchanisme de lanature, qu’elle tend â rétablir dans sesfonctions. Les chirurgiens , avant M.Petit, n’avoierit point pensé à rétablir 1ccours naturel des larmes;ilspratiquoientune nouvelle voûte en,brisant l’os tut-guis, presque toujours fans nécessité Lfans raison , sur la Fausse idée que la ma-ladie avoit pour cause , ou au moinsqu’eìle étoit toujours accompagnée dela carie de l'os anguis-, ce qui n’est pres-que jamais. Antoine Maítre-Jean , ce■ chirurgien célébré , dont nous avons «asi bon traité fur les maladies des yeux ,rapporte deux cas de fistules, accompa-gnée de carie à l’os unguis. Les maladesne se soumirent point aux opérationsqu’on leur avoit proposées; la naturerejeta par la voie de l’exfoliation lesportions d’os cariées, & ils obtinrentune parfaite guérison fans la moindreincommodité. Ou a remarqué au con-traire, que ceux à qui l’on avait percél’os anguis , étoient obligés de porter destentes & des canules assez long tempsdans ce trou , pour en rendre la circon-férence calleuse. Ces corps étrangers en-tretiennent quelquefois, fur-tout dansles sujets mal constitués, des fluxions& des inflammations dangereuses : &malgré toutes ces précautions , pourconserver un passage libre aux larmesdans le nez ; on voit que presque toutesles personnes qui ont été guéries de lafistule luerymale par cette méthode , res-tent avec un écoulement involontairedes larmes fur les joues ; à moins que leconduit nasal ne se soit débouche natu-rellement. II ne seraìlonc plus questiondans la pratique chirurgicale , de cetentonnoir (PI. XXV, fig. a.) ni ducautère ( ibid.fig . 3.) que les ancienseraployoient pour percer l’os unguis .Les modernes qui suivent encore la pra-tique de la perforation par routine, ne seservent point d’un fer rougi ; ils lui ontsubstitué le poinçon d’un trocar, ou uninstrument particulier (PI. XXV, fig »4.) ; mais tous ces moyens ne vont pointau but, puisqu'ils ne tendent pas à réta-blir l’usage du conduit nasal obstrué.

Pour déboucher ce canal, il faut faireune incision demi-circulaire à la peau &au sac lacrymal: il faut prendre gardede couper la jonction desdeux paupierej^M m