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Tome XIV. FERM - FORL.
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tif, sur lequel on mettra quelques com-presses ou de la filasse. Tout cet appareilfera maintenu par un cuir coupé en quar-té , aux quatre pointes dtiquel ferontbredies de solides attaches. Deux d’en-tr’elles aboutiront supérieurement enpassant sur la croupe n un surfaix où ellesseront fixées & arrêtées : les deux au-tres qui passeront entre les cuisses , &qui dans leur trajet ne gêneront ni lestesticules ni le Fourreau, répondront in-férieurement à ce même surfaix dans le-quel elles seront engagées. On pourraencore y fixer le bas de la qutue de l’a-íiimal, qui tirée en dessous, servira d’unsecond appui & d’un second soutien.Un des plus considérables iiiconvéniensqu’entraîne cette opération , est l’obli-gation de panser l'animal chaque foisqu'il a fiente , mais cette obligation n’eftpoint d’une nature à préférer la perte ducheval à la satisfaction de le refuser auxpeines qu’elle peut causer. D'ailleurs lerégime auquelfa situation le condamne,doit être assez févere pour que les excré-niens ne soient pas ahondans; car dès lespremiers jours, le son , seau blanche, lafarine de froment dans son seau , doiventêtre ses seuls alimens. Quant aux autrespsnsemcns , l’état de la plaie guidera lemaréchal. 11 employera les médicamensdigestifs, qu’il mêlera fur la fin de la cu-re , avec de légers consomptifs, à l’essetde réprimer des chairs fongueuses, tou-jours embarrassantes dans le traitementdu cheval, & plus promptes à se produi-re dans des parties où la graisse domine ;il s’essorcera enfin & dans le temps, deprocurer par cette voie la cicatrice. ( e )

Fistule lacrymale , Manège ,Maréchal!. La fistule lacrymale est pro-prement un ulcéré calleux & sinueux,«ont le siège est à sangle interne de l’œil.

Si l'on consulte d’une part la disposi-tion des parties fur lesquelles cette ma-ladie s’exerce, & de l’autre les causesqui y donnent communément lieu ; mal-gré la déférence due aux auteurs qui onttravaillé à l’histoire des maux auxquelsle cheval est sujet, on se persuadera dif-ficilement que cet animal en a toujoursété exempt, & qu’il ne satiroit en êtreatteint. Ruini qui a consacréquinze cha-pitres de son ouvrage à l’exposition desinfirmités de l’organe dont il s’agit, &tzpi parmi cesses qu’il décrit compte, ou-

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trela fluxion lunatique, IV piphortt , c'est»à-dire , un écoulement continuel de lar-mes , accompagné d’inflammation , derougeur L de picotement, n’en fait men-tion que très-imparfaitement : tous lesécrivains connus,qui l’ont précédé & quil’ontiuivi, (e taisent entièrement sur cepoint; leur silence naîtroit-il donc deî'impoffibilité réelle de l’existence de cetulcéré dans le cheval, ou la difficulté dele reconnoítre à des signes certains &très-senfìbles, leur en a-t-elle dérobé laprésence? C’est ce qu’il est importantd approfondir.

Cette eau limpide, filtrée par la glan-de lacrymale , & à qui la cornée doit satransparence, ainsi qu’à Rhumeur aqueu-se , n’étoit pas moins nécessaire à l’en-tretien de la netteté, de la flexibilité , dela moisisse, & de la mobilité dfs yeuxd u cheval que de l’homme. Ceux de l’ua& de l’autre en font également pourvus ;esse est versée lentement & fans cesse en-tre le globe & la surface interne de lapaupière supérieure. Le superflu de cettelymphe lacrymale, quin’est pas toujoursdans une juste proportion , poussé dansune espece de canal, qui résulte de laforme & du concours des bords des pau-pières, est déterminé vers le grand angle.Là elle frappe contre la caroncule lacry-male , & ne pouvant surmonter l’obstacleque lui oppose cette digue , elle est ren-voyée à quelques lignes du même angle,vers les orifices des points lacrymauxqu’elle enfile , & qui font chargés de lareprendre : un canal répond à ehacun deces points ; & ces canaux, dénommésainsi que ces mêmes points qui en fontles ouvertures, se rendent dans un réser-voir appelle le sac lacrymal ; ce sac oucette poche membraneuse m’a constam-ment paru plus petite que celle de l’hom-rae. À peine a-t-elle riqu la sérosité quilui est envoyée , qu’elle la verse & s’endécharge dans le canal nasal qui, percédans l’os angulaire & pénétrant dans lesfosses nasales, y vuide la liqueur inutileK: surabondante, dont il est question. •

Supposons ensuite de ee détail anato-mique , la grande âcrcté de cette liqueur ,conséquemment à ['acrimonie de la massedu sang en général ou conséquemment àquelqu’autre cause , il n’est pas douteux,que la membrane qui forint 1 le sac serairritée; elle sc resserrera j elle eomxri-